30.11.07

Confessions

Vendredi 2 novembre, 16 h 50, (je sais ça fait longtemps, mais j’suis du genre : laissez mariner longtemps avant de commencer la recette, mais une fois que c’est fait : dé-gu-ssss-tez les amis! (scusez-la)).

Donc je disais, 16 h 50, je marche rapidement dans l’air frais et vif de cette fin de journée un peu grise, juste comme je les aime. Je suis d’autant plus de bonne humeur que je trotte vers le quartier chinois pour acheter quelques petits derniers éléments qui viendront compléter mon costume d’Halloween (d’éleveuse de riz, comme certain l’ont stipulé), car j’ai un party costumé le lendemain.

Je le vois de loin. Il est au milieu d’un stationnement vide sur Saint-Laurent. En fait, je l’entends avant de le voir. Il crie, je ne comprends pas ce qu’il dit. Les passants lui jettent tous un coup d’œil excédé. Il crie toujours en gesticulant, les membres désordonnés. Je fais la moue et fronce les sourcils : il est saoul. Je pense à la meilleure façon de maquiller mes yeux pour faire en sorte qu’ils aient l’air bridés.

Je l’entends toujours crier, sa voix est rauque et épaisse, désagréable. Je l’observe du trottoir, il trébuche, les pans de son imper gris volent au vent, il se rattrape, ses doigts ont frôlé le ciment. Plus j’approche plus je crois discerner : « TAXI! » dans son appel. Je ne ralentis pas l’allure, mais peut-être que, en fait, je me dis que l’aide qu’il demande n’est pas excessive. Trouver un taxi, il y a un poste juste au coin de la rue. J’hésite, je tourne la tête pour continuer de le voir. Il me dégoûte, pourtant, il ne semble pas en si mauvais état physique, juste un peu mal en point.

Je crois voir quelqu’un se diriger vers lui, ouf! Quelqu’un s’en occupe! Je me demande si je me remonterai les cheveux en chignon ou si cela sera trop compliqué avec mon chapeau pointu. Ah! Mais non, personne ne va le voir, je continue d’avancer, je l’ai maintenant dépassé, je passe déjà devant quelques épiceries asiatiques et j’aperçois une première boutique où entrer, je m’y engouffre. Enfin, je ne sais ce que j’aurais pu faire.

Le nez dans les paniers de bambou, je me promets d’aller le voir quand je repasserai devant s’il y est toujours. Je n’en ai pas pour longtemps. De magasin en magasin, j’essaie des trucs, je fouine, je m’amuse, ce foutu maquillage m’obsède, je fais quelques allers-retours entre les boutiques, je continue de descendre vers le sud, puis, des paquets plein les mains, j’arrive face au métro Place D’armes. Je suis fatiguée, je me demande un instant si je préfère marcher à nouveau vers le métro Saint-Laurent ou si je préfère transférer à la ligne verte à la station Berri. Je grogne et j’opte pour la correspondance, il est déjà 17 heures 45 et j’ai faim.

À la station Frontenac, ça me frappe. J’ai oublié l’homme du stationnement. Je revois sans cesse son imper voler au vent. Je me blâme pour mon inaction, je revois les dizaines de personnes qui, comme moi, sont passées devant ce stationnement sans même la plus infime intention de répondre à cet appel. Je me dis que j’ai eu raison, que c’était seulement un itinérant de plus, je me dis que j’ai eu tort, que j’aurais pu au moins lui répondre, m’informer avant de poser mon verdict. J’entends maintenant sans cesse l’écho de son appel esseulé dans la multitude.

10.11.07

Divine belle Lurette

Quelqu'un est arrivé sur ce site en tapant les mots-clés: "épopée érotique"...Pfff! C'est l'histoire de ma vie!

6.11.07

Ma mère, cette menteuse...

Dimanche soir, nous étions en visite chez mes beaux-parents.

Pour dessert, ô joie suprême de P’tite face qui mange habituellement des fruits et des yoplaits à cette étape du repas, nous avons eu droit à un superbe gâteau au chocolat acheté-tout-fait-à-l’épicerie-faque-ça-tombe-sur-le-cœur, parsemé de ravissants et très minces copeaux de chocolat blanc.

P’tite face (pointant les copeaux) : C’est quoi ça?

Moi : C’est du chocolat.

PF : Du chocolat c’est noir.

Super maman : Oui, mais ça c’est du chocolat blanc, ça existe du chocolat blanc.

PF : C’est pas du chocolat.

Moi : Oui, c’est du chocolat blanc, goûtes-en un morceau.


PF (qui prends un copeau, l’air sceptique, et le dépose sur sa langue) : Ça goûte rien! C'est pas du chocolat!

Moi (c’est vrai, ils sont trop minces) : C’est parce que c’est un petit morceau, ça goûte moins, mais c’est vraiment du chocolat blanc.

PF : Non, c’est pas du chocolat, du chocolat c’est noir!

Moi (je commence à m’énerver, non, mais!) : Oui, c’est du chocolat! Du chocolat blanc! Demande à Amoureux, il va te le dire que c’est du chocolat (pour en être rendu là, c’est que vraiment…)

PF (se tournant vers Amoureux et pointant les copeaux) : C’est quoi ça?


Amoureux : C’est des vers de terre.

PF (genre triomphant crampé) : Haha! Tu vois maman! C’est pas du chocolat! C’est des vers de terre! Haha!

Moi : T’aimes mieux croire que c’est des vers de terre que tu vas manger que de croire que c’est du chocolat blanc?!?!

PF (la bouche pleine) : Haha! C’est pas du chocolat, c’est des vers de terre, j’te l’avais dit que c’était pas du chocolat, du chocolat c’est noir!

Et moi, jugeant que le silence était de mise, de m’enfourner une énorme bouchée de gâteau dans la bouche, en me demandant : « quand est-ce que j’ai échoué? »

21.10.07

Avis de recherche


Z'aller peut-être trouvé que j'ai mis du temps à comprendre, mais quelqu'un peut me dire ce qui est advenu de Prof maudit, un des premiers bloggueurs que je lisais religieusement et qui m'a fait rire à gorge déployée?
Au début je me suis dis qu'il était super occupé avec les évaluations et les bulletins de fin d'année, puis j'ai cru qu'il prenait quelques vacances... ensuite qu'il prenait son été de congé, puis, quand septembre est revenu, que la rentrée était super difficile et que comme plein de prof, pas le temps pour le blogue...Mais là, je crois que je dois me rendre à l'évidence, Prof maudit is dead et je ne savais pas :(

Cric, crac, croc


Vous croyez que je vais vous parler de céréales, maintenant, non? Et bien, ce n’est pas ça. Quoique, je trouve que les petites feuilles orange brûlé ressemblent à un beau bol de corn flakes lorsqu’elles sont en gang.

Tous les jours, P’tite face et moi cheminons environ quinze minutes pour nous rendre à l’arrêt d’autobus qui nous conduira chez la gardienne ou de l’arrêt d’autobus à chez nous.

Le matin, je suis pressée, il est tôt, P’tite face chiôôôôôle (on dit chiôle ou chiaule en québécois prononcé?) et se plaint que je marche trop vite (et qu’on ne devrait pas partir de chez nous quand le soleil fait encore dodo (noooooon, c’est pas cute, c’est chiôôôôlé!)), moi je chiôôôôôle en disant qu’il chiôôôôôôle tout le temps et qu’il devrait m’écouter quand je lui dis (pour la 18e fois) de dormir au lieu de parler tout seul le soir (je lui dis pas qu’il parle tout seul, il est pas prêt pour ça). C’est vraiment chouette nos matins ces jours-ci.

Par contre, le soir, c’est génial. P’tite face peut marcher plus lentement qu’une tortue déguisée en escargot, I don’ t care. Pendant qu’il essaie de battre le record du garçon le moins pressé du monde de rentrer à la maison, moi, je suis dans un autre monde. Un monde craquant.

Je ziguezagzigue sur le trottoir à la recherche de la plus croustillante feuille à me mettre sous la semelle. Oh Mon Dieu! Un gros tas qui a l’air sa-vou-reux. Je positionne mon petit pied, j’inspire et CRRRROUNCH! D’un geste assuré, avec une lenteur calculée juste ce qu’il faut, je l’éfouèrrrrrre! Le bruit me claque dans les oreilles et je sens les feuilles s’écraser sous mes minces semelles de guidoune. Quelle jouissance. Pfff! P’tite face manque tout le plaisir.

Et cette petite, là toute seule au milieu du trottoir? Serait-elle trompeuse avec son petit air recroquevillé? Des fois, les maudites, y’ ont l’air sèches, mais en fait, elles sont humides et s’aplatissent tout bêtement sous mon pied, provoquant ma lèvre inférieure qui ne peut s’empêcher de bouder. Je l’essaie…CRIC! Elle était bien sèche! Gé-ni-al.

Et je continue de trotter de tas en tas, crounchant de-ci, de-là, callant de temps en temps le garçon qui me suit (le mien, mais quand je crounche des feuilles, je suis plus jeune que lui). C’est mon grand plaisir de l’automne, ça et les marches en forêt où l’air picote les narines et rafraîchit les poumons quand on respire… (C’est pas vrai, je prends pas de marche en forêt).

Ah! La nature, y’ a que ça de vrai!

14.10.07

Tribute to you, you, and you...


J’suis en forme ces jours-ci, je produis des billets comme une enragée, je commente ici et là, je réponds par-ci par-là, alors je me suis dit, avant le dodo, un autre petit billet. Gâtez-vous.

Ce billet me trotte par la tête depuis longtemps, mais tonight is the night!
Alors voilà:

Je voulais donner une petite mention spéciale à Sophie, qui est la première lectrice à m’avoir laissé un commentaire sur ce bloguichou. Ce fut également son dernier commentaire, alors je ne crois pas l’avoir convertie, mais bon seriez gentil de passez le mot!

Ensuite, mention à Pascal, l’ex-new célibataire, qui, à ma connaissance, est le premier à m’avoir ajouté à son blog-roll et à m'avoir dit qu'il aimait me lire. Je sais, ça l’air de rien, mais c’était vraiment cool de voir ça.

Mention numéro 3 : Safwan, qui est la première à avoir récidivé dans les commentaires, ça aussi c’est chouette, comme dirait Pascal (me semble c’tait toi) : c’est les commentaires qui rendent le blogue concret, ou les lecteurs, tk, c’était p’t’être ben pas tout à fait ça, mais c’était ça qu’ça voulait dire, me suivez-vous?

Quatrième honneur à miss Poussière d’étoile, pour son nom si romantique. Mais non, c’est pas pour ça. Quatrième honneur dis-je, pour sa double exécution, la première à avoir démontré un intérêt quand à mon état de santé (héhé) bien vague intérêt en fait, je crois que le suspense que j’ai créé était tout simplement trop fort pour elle, et pour m’avoir prodigué des encouragements qui font ressortir la vicking en moi chaque fois que j’y pense : Respect et robustesse, aaaaaarrrrrrrrrggggghhh!

Et cinquième et dernier honneur : à Yano, pour m’avoir incorporée à sa crème et son café, sur le « blogger hall of fame » du foo la nuit. Le menton m’a décroché, j’étais bien contente, je voulais te remercier dans la section commentaires, mais je trouvais que j’aurais l’air de m’auto promotionner. Alors voilà!

Ce billet est over, j’espère que je n’ai oublié personne…

Ah oui! Eye wood like 2 tank Jésusse-crihste, maman, papa, Amoureux, qui me soutient en ne lisant mon blogue que lorsque je lui demande si il l’a lu (;)), mon fils, si brave quand il a effacé la moitié de mon dernier billet (s’t’un accident, s’exclama-t-il en cillant de l’œil) et qu’il a dû affronter le regard de la bête (le mien), ma meilleure amie, ma tante, ma grand-mère qui fait des si bonnes tartes…

Coming out


Vous lirez ma réponse au billet suivant à la suite de ce dernier :

Assumer ses
choix

Le 20.09.2007 @ 5:39 am par Monsieur
C’est
plutôt amusant ce billet d’une Lurette fouineuse qui, dans le cadre du
blogday
au début septembre, écrit à propos des Miroirs des âmes :

Alerte XXX!
Bon, moi, je ne peux pas lire ça, vous savez, je ne suis qu’une
toute jeune
fille, mais pour les gens qui aiment les trucs…hummm…vous savez…
érotiques… Ben, à c’qui paraît, c’est très bien, là…


À c’qui paraît, dit-elle.
Or donc,
non seulement, elle assume à moitié la lecture d’un blogue dit érotique, la
vilaine, mais en plus, elle se lance dans des “à c’qui paraît”.
Si au moins
elle pouvait nous faire part un tantinet plus précisément de ce qui peut
l’inciter à recommander la lecture d’un blogue aussi intime que les Miroirs,
nous pourrions peut-être la remercier de cette délicatesse.
Bon d’accord,
elle le dit elle-même, les délais sont dans sa nature. Voyons voir si deux
semaines après la publication de son billet, le fruit est mûr… :- )


J'ai répondu dans la section commentaires:

Ah zut! Je le jure sur mon âme (elle ne vaut plus tellement cher en fait ces derniers temps), J'ai lu ce billet 2 jours après sa publication! Je me suis dit que je réfléchirais avant de répondre, pour avoir l'air plusse bright! Et voilà, le temps file si vite et tout cela m'était sortit de la tête. Enfin, tentons une réponse acceptable tout de même...

En toute honnêteté, je ne suis qu'une lectrice à temps partiel, je lis quelques billets, ici et là, lorsque j'ai un peu de temps à accorder à la fille lubrique que je suis, celle de mes personnalités qui se tient bien souvent à la queue des autres.

Ce qui m'incite à la lecture de votre blogue...Le petit côté voyeur présent dans chacun de nous, je crois, le petit titillement de l'interdit (car ces trucs, c'est mal, voyez), ces deux aspects sont décuplés par le côté reality-blogue que vous projetez, au contraire de blogues qui publient par exemple des nouvelles érotiques fictives. Ça me plait bien de contempler ce qui se passe dans le lit du voisin.

Ensuite, cela me permet de vivre certains fantasmes par procuration je suppose, mais vous écrivez d'une façon douce, tendre, érotique plus que pornographique ce qui convient à la fille pudique en moi, qui elle passe probablement un tout petit peu devant la folle lubrique.

Finalement, pour ce qui est d'assumer ses choix, c'est que je suis une maman, et, selon mon étude très poussée des moeurs et croyances de notre société, une maman, ça a un surplus de poids, les yeux cernés, ça ne se coiffe pas et par-dessus tout, ça n'a pas une vie sexuelle épanouie parce qu'elle est trop fatigué, en plus d'avoir un air de beu (pour certains dû au manque de sexe (d'où l'expression : mal-baisée, mais vous comprenez)). Tout cela pour dire que je ne voulais pas effrayer mes lecteurs, ni les confronter dans leurs habitus, alors j'ai préféré faire la fille qui ne mange pas de ce pain là, mais merci, grâce à votre intervention, je leur révélerai qui je suis vraiment et je publierai ce message sur mon blogue. Ma réputation vertueuse sera compromise, mais tant pis! J'assume! ;P

Et désolée pour le délai
...

11.10.07

trivialités


Non, je ne suis pas morte au bout de mon sang, seule, abandonnée dans une douleur atroce.

En fait, à la veille de ce rendez-vous qui me terrorisait, j’ai vainement essayé de convaincre Amoureux-fou-de-moi de venir me soutenir dans cette terrible épreuve que tous ceux qui sont passés par là relatent le visage blême, figé dans une expression d’épouvante. Amoureux, qui venait de passer les cinq nuits précédentes à mes côtés pour des raisons autres que ma peur des dents de sagesse, ne jugeait pas sa présence requise (pour le meilleur et pour le pire fut mon argument massue, massue qui rata la cible de toute évidence). Je me résignai donc à vivre ma convalescence comme si personne y m’aime, bon!

Ces légendes urbaines quasi mythiques étaient une (que dis-je, la seule et unique) raison pour laquelle je frémissais à la seule pensée de mon rendez-vous, moi la guidoune super plate qui n’a pas peur d’aller chez le dentiste comme toutes les autres guidounes de sa connaissance. Mais cette fois-ci, ça y était, la réputation de cette opération avait eu raison de moi. J’angoissais.

Je vous épargne les détails, voici le déroulement de la chose :

9 h 59 min : Je m’assois sur la majestueuse chaise du dentiste, le regard un peu flou.

10 h 2 min : Le gentil Docteur S. fait son entrée, m’explique que ça va bien aller, me pique quatre fois et me laisse le temps que ma bouche se pétrifie complètement.

10 h 7 min : Toc, Toc, dent #1, check.

10 h 10 min : Toc, re-pique, toc, dent# 2, check.

10 h 11 min : recommandations et marche à suivre pour la guérison parfaite.

10 h 15 min : paiement, soulagement, étonnement et déguerpissement de cet endroit maudit.

Bilan : J’ai eu beau appeler Amoureux pour le re-supplier de venir m’épauler, après que je lui ai dit que je n’avais absolument rien senti, que j’allais aller faire un tour au centre commercial (pour me détendre après avoir vécu ce stress insoutenable) avant de rentrer à la maison faire des travaux, il n’a rien voulu savoir de ma détresse (inexistante dans les faits, mais bien présente dans mon cœur).

J’ai dû survivre SEULE à une autre journée ordinaire dans la vie de Belle Lurette, si ce n’est qu’elle était particulièrement sanglante, et je n’ai RIEN à raconter sur cette expérience, mais je le fais quand même. C'est plate à mort, je ne peux me plaindre de rien.

À ma connaissance, l’extraction des dents de sagesse et l’accouchement sont les deux seules situations que toute personne qui l’a vécu se doit de la relater du début à la fin persuadé que les gens à qui elle parle saisiront la particularité que cela possède pour elle, alors qu’en fait, ce n’est qu’une parmi tant d’autres, qui n’ont absolument rien d’exceptionnel en soi.

À chaque fois que j’ai mentionné cette semaine que je venais de me faire enlever mes dents de sagesse, la personne à qui je parlais après avoir compati (à rien du tout, je me portais comme un charme) a enchaîné avec un : « Moi, quand je me les suis fait enlever… ».

Cela constitue un moment unique de la vie, spécial (surtout quand je pense à l’accouchement (évidemment! On s’en fou de la sagesse qui s’en est allée)), mais qui communiqué ne représente rien d’autre que la répétition d’un scénario déjà vu.

Heille! C’pas drôle la vie, hein? J’pense que j’ai perdu trop de sang la semaine passée, ça me fait pop-philosopher… et inventer des nouveaux concepts.

3.10.07

Place à la bêtise


Aujourd'hui, ma sagesse s'en est allé, emportée par un ruisseau sanglant qui ne semble pas vouloir se tarir de sitôt.

20.9.07

Doux souvenirs


Amoureux le sait maintenant, il l’a appris à ses dépens, j’atteins le nirvana d’une simple caresse sur mon dos. Deux ou trois allers-retours entre les épaules et les reins et je me sens quitter ce monde vers la félicité la plus complète.

Ce geste est peu à peu devenu pratiquement un rituel au moment du coucher.

Il y a quelques jours, alors qu’Amoureux me « flattait le dos », nous nous sommes remémoré une de nos premières nuit, de celles que l’on tente d’étirer le plus longtemps possible et où le bien-être le plus complet côtoie la douceur langoureuse, cette nuit donc, (ouf! Calme toi la vieille!) où j’avais hardiment demandé, dans un élan de tendresse (envers moi-même), d’une toute petite voix :

« -Ah! Flatte moi le dos!

Frette.

« -………Euh…Okay….

Re-frette.

« Ben, t’es pas obligé, là…

« -Hum, c’est pas ça…

Sentez-vous le MALAISE? Et moi de me dire : « ??? Me semble que c’est pas SI pire que ça, oui?!!??? J’me réessaye… »

« -J’aime beaucoup ça me faire flatter le dos…

« -Pooooooouuuuuuuuuuaaaaaaaaaaahhhhahahah!

Soulagement des deux parties, mais je ne comprends toujours pas…

« J’avais compris : FUCK MOI DONC! Ahahahaha

Fiou! Ce petit détail éclairci, j’ai obtenu ce que je voulais, soulagée tout de même d’un poids…

13.9.07

My life is not a waste


Youhou! J'ai une AMIE!


Je n'en pouvais plus et alors que j'appréhendais une autre heure de dîner à alterner entre mon livre et les étudiants pressés qui galopent autour de moi, le destin l'a mise sur mon chemin. Elle est dans trois de mes cours et nous ferons un travail d'équipe ensemble.


Mais surtout, nous nous sommes mutuellement réconfortées contre cette professeur sur l'acide qui nous donne un corpus obligatoire de 28 bouquins (en précisant bien que la plupart sont des briques énooooooooormes et que le reste sont pratiquement introuvable en librairie, car pas ré-édités...(et qui se justifie en disant que nous sommes en littérature, il faut s'attendre à lire (ouais bon, je m'y attendais, mais c'est tellement démesuré comparé à mes autres cours...))) et dont nous subirons le cours ensemble dorénavant.


Together we stand, divided we fall! (Peut-être un peu trop inspiré pour le cas, mais bon, j'suis en forme).

6.9.07

Cafard et autres cogitations


Depuis au moins deux semaine, je me fais discrète, Je m'interroge (déjà) sur la possibilité de fermer ce carnet qui se prétend blogue.


Je cours après le temps, je cours après l'inspiration. Dès qu'il me semblait avoir une bonne idée, elle m'échappait, perdue dans les méandres de mes pensées ou utilisée par d'autre, comme l'envie d'un billet sur les prêts et bourses que Poussière d'étoile a rédigée avant que je le fasse. Je n'ai pu que parader dans la section commentaire, ce qui, en soit, est bien suffisant pour la portée de ce que j'avais à dire, n'est-ce pas.


Ces deux dernières semaines, j'ai couru après les dernières minutes de mon été qui n'a pas contenu assez de fin de semaines à mon goût. Pendant 2 mois, j'ai eu toute mes fins de semaines de congé et j'ai travaillé du lundi au vendredi de 7H30 à 16H. Quelle bénédiction, je n'aurais pas pu avoir un horaire plus idéal! Mais c'est bel et bien terminé, je recommence à mon poste attitré ce week-end, oui, en traînant des pieds.


Après mes trois premiers cours à l'Université, je réalise que mes journées devraient compter au moins 48 heures pour venir à bout des 50 (oui oui) romans demandé par mes professeurs (3 cours sur 5, hein, la suite demain) lors de la présentation des cours, liste de romans n'incluant pas, bien sûr, les ouvrages de références, si je puis dire, essais, annexe, etc. auxquels je devrai me référer et donc lire cette session. Cette constatation m'a complètement enlevée l'envie de participer à mon initiation ce soir, je n'y suis donc pas allé, courant ainsi le risque d'être une paria le reste de mes études.


Je suis comme une âme en peine entre les cours, je n'ai aucune idée où aller, je déambule dans cette Université où tous les corridors bruns se ressemblent, couverts de papier et d'annonces de toutes sortes et dans lesquels je me suis égarée deux fois en un seul après-midi.


Mon optimisme s'étouffe dans le pot de crème glacée pâte à biscuits que je suis entrain d'engouffrer alors que ma résolution "d'alimentation saine et équilibré" est reléguée aux oubliettes. Que voulez-voius, avant c'était moins compliqué, j'allumais une cigarette et je n'avais pas ces arrières pensées. Maintenant, je bouffe et je me sens coupable...


Zut, suis-je entrain de rédiger une lettre de suicide? Je ne suis pas si déprimée, tout de même! Ouf! j'arrive à la fin de ma crème glacée, l'espoir me revient, je saurai passer au travers, tout comme je l'ai fait avec ce quart de litre de pâte à biscuits!

2.9.07

Blog day


Voici les cinq blogues que je souhaite annoncer pour le blog day!L'ordre est tout à fait aléatoire bien sûr...


Alex Tools

Blogue de trouvailles électroniques tout à fait rigolotes, amusantes, pratiques, mignonnes qui nous font dire :"Mais il me faut cette souris en forme de coeur et ce clavier arc-en-ciel sur-le-champ!"

Le blogue de Rigolix, une simili-geek

Dans le même ordre d'idées qu'Alex Tools, petit blogue de trouvailles sans prétention un peu plus diversifiée dans l'éventail de trucs, rigolix propose aussi des pubs, des photos, de la musique en parallèle de l'informatique.

Les histoires d'une marâtre

Je la laisse se présenter elle-même: "Voici de petites histoires testées sur les pauvres enfants qui auront traversé au fil des saisons ma classe. Un jour, je compte bien les publier si elles en valent la peine, alors votre opinion est la bienvenue, surtout si vous avez osé la lire à vos enfants!Toutes ces histoires sont issues de ma pauvre tête de fêlée et je vous interdis de les utiliser autrement que pour les raconter à vos enfants ou élèves. C'est sous copyright mesdames et messieurs!"

Le miroir des âmes

Alerte XXX! Bon, moi, je ne peux pas lire ça, vous savez, je ne suis qu'une toute jeune fille, mais pour les gens qui aiment les trucs...hummm...vous savez... érotiques... Ben, à c'qui paraît, c'est très bien, là...

Un moment dans la vie de...

On termine en images avec le blogue de M.Daigneault, photographe amateur qui se plaît à croquer sur le vif de petits moments savoureux...Enjoy!

Voilà, voilà, désolée pour le retard (cela devait être mis en ligne le 31 août!), mais c'est dans ma nature les délais!

21.8.07

épopée médicale (partie 5)

Je sais, vous n’en pouvez plus. Tous, vous vous demandez ce qui se passe…Pourquoi n’écrit-elle plus? Est-elle malade? Croule-t-elle sous une tonne de tests médicaux tous plus pénibles les uns que les autres? Agonise-t-elle, les yeux perdus dans le lointain, songeant à tous ces billets qu’elle n’écrirait pas? La jeune et jolie (on s’en fout) Docteure T. l’a-t-elle éliminée afin d’avoir le champ libre pour séduire le jeune, dynamique (et très mignon) Docteur L.?

Eh bien NON!

Je vous rassure tous.

Si je n’ai toujours pas clos cette fameuse saga me mettant en vedette (moi, ainsi que mes kystes, qui ont fait une apparition-surprise), c’est qu’elle finit mal et moi j’aime les fins qui ne me laissent pas sur ma faim (je suis en forme).

Elle finit mal et elle n’a pas un dénouement du genre que j’affectionne. Du genre : « AH! Je’l’savais! Depuis le début! »

Bref, je suis re-re-tournée à la pital pour une ultime échographie pour laquelle on m’avait demandé de boire 28 onces d’eau au préalable. Ce qui constitue à peu près le double du volume d’eau que j’ingurgite par jour. Que voulez-vous, je n’ai pas beaucoup soif, moi. Ce fut dur, mais je l’ai fait. Pas le choix, Amoureux exigeait que je prenne une gorgée environ toutes les quinze secondes.

Après quelque temps d’attente, back with the jaquette bleue, j’en peux plus, j’ai des sueurs froides, les yeux flous (si, si, ça s’peut), je craque je vais vider ma p’tite p’tite vessie en douce, sous le regard réprobateur d’Amoureux, en me promettant de boire au moins 40 onces d’eau en 5 minutes.

Pas de veine, la technicienne tant attendue se pointe environ 20 secondes après mon incartade. Constat : vessie pas assez pleine, retourne t’asseoir pis là, va pas à la salle de bain.

Tête baissée, je descends l’eau de ma gourde le plus vite possible, en tentant d’éviter le regard d’Amoureux.

Ah! Et puis zut! Je suis trop fatiguée…Je poursuivrai cette histoire bientôt…;)

14.8.07

Accent grave


On le sait tous, de nos jours, nous l’avons compris, ce ne sont pas seulement les autres qui ont un accent lorsqu’ils viennent d’ailleurs, mais nous zaussi en possédons un pour les autres, même lorsque nous sommes zici (voyez?).

Lorsque cela ne nuit pas à la communication, c’est même bien souvent adorable. (Soupirs).

J’adore, c’est génial, vive les étrangers (?!!?).

Par contre, là où il y a bémol, si je puis m’exprimer ainsi, c’est que moi, votre chère Belle Lurette, j’ai aussi un accent quand j’écris. Dans ma tête.
En ce moment même.
Chaque phrase que je compose, ou presque, si elle n’est pas imprégnée d’un ton légèrement aristocrate (pédant), est teintée d’un accent d’origine quelconque (parisien chiant, rital, british, zézayant, ironique, machiavélique, simple d’esprit, name it). Capich?

Je déteste ces éclairs de lucidité qui me rappellent que vous ne comprenez pas mon accent et que je m’échine pour rien à avoir de drôles de voix (en fait, ça se fait tout seul).

Peut-être qu’un jour, nous réussirons à nous rejoindre tous et à vraiment nous comprendre (hopefull snif)…

Manquerait plus rien que la Bête se manifeste...

N'est-ce pas meeeeeeeeerveilleux? (Valse romantique mentale). Grâce à un test personnalisé ultra-perfectionné, j'ai eu la confirmation que je suis une lointaine héritière de Belle the beauty. J'ai toujours su que j'étais exceptionelle...(roucoulements satisfaits).



Which Disney Princess Are You?

You are Belle. You are strong, deep, and you are not a slave to petty superficial things. You are independent and allow yourself to see inner beauty without sacrificing your values. You are almost too good of a person.
Find Your Character @ BrainFall.com

Contraste singulier...


Alors que je « moppais » allègrement mon plancher aujourd’hui (pour une des trop rares fois cet été), j’ai remarqué, non sans étonnement, deux traces mates qui contrastaient avec le luisant vernis de mon plancher juste entre ma chaise et mon bureau d’ordinateur.

Comme deux ovales usés.

Force m’est d’admettre qu’il s’agit bel et bien de mes traces de pieds ayant usé le plancher au fil de mes folles heures de « computing ».

Il faut savoir que je ne possède un ordinateur in my own appartments since ten months only et que nulle part ailleurs je n’ai relevé de traces de la sorte malgré mon troisième été in this place of mine…Ce déséquilibre de l’usure me semble inexplicable, tout comme l’empreinte qu’Homer a laissé sur son joyeux canapé…

6.8.07

bêtises et folies francophones


Dimanche soir, je fais une folie (je travaille le lendemain après tout) et je me rends courageusement au spectacle de mon ami (on se connaît pas, mais si ça t’intéresse, envoie moi un mail) Pierre Lapointe.

Je l’aime, je l’aime, je l’aime.

Je suis une fan des tout premiers jours (enfin, j’aime le croire).

Malheureusement, il m’arrive d’être un peu trop vulnérable et je n’aime pas me faire parler fort, ça me fait peur bon. Il semblerait que Safwan m'ait porté la poisse sur celle-là, ou bien mon commentaire était un brin trop sûr de lui dans son impertinance. Je vous éclaire.

Nous attendions impatiemment le début du spectacle, en babillant entre filles. Une gentille dame à côté de nous m’a alors glacé les sangs en me lançant dès les deux deux premières mesures de la première chanson :

« J’AIMERAIS ÇA SI TU POUVAIS ÉCOUTER! (s’exclama-t-elle avec l’intonation délicate d’une ogresse affamée)

« Oui, pardon, lui lançais-je avec, en prime, une superbe foudre dans le regard, non, mais on peut quand même le demander poliment…Paye-toi des billets si tu veux que les gens parlent pas… (Non, mais c’est vrai quoi, on est en plein air quand même, tout le monde parle, 100 000 personnes quand même).

Au même moment, des travailleurs des franco (je sais, mais je ne trouve pas le terme), nous refoulent sur le trottoir parce que nous avions, sans le savoir, débordé sur le passage piétonnier. Je me retourne allègrement pour monter sur le trottoir, en extase avec la voix de Tit-Pierre qui me berce, et je me retrouve face à deux cerbères me bloquant complètement le chemin (la sœur de l’autre, de toute évidence), persuadés que je tente une esquive vers un monde meilleur :

« OH! NON! TU MONTERAS PAS ICI! ÇA FAIT DES HEURES QUE J’ATTENDS, TU TE METTRAS PAS DEVANT MOI! AH! C’EST PAS VRAI QUE TU VAS TE METTRE DEVANT NOUS! EN ARRIÈRE! ENVOYE! TU TE METS PAS DEVANT MOI!

Le tout en stéréo.

« Heu, oui c’est bon, mais non madame, mais là…Faut qu’on passe… HEY! CALMEZ-VOUS LÀ! On s’en va derrière, faites-vous-en pas!

Mais merde! Quelle cinglée! Je déteste les gens qui présument que je serai impolie sans même en voir un signe avant-coureur et je déteste les gens qui n’ont pas de manière. Non mais! On peut me parler poliment tout de même! Je n’ai pu résister, une fois rendu DERRIÈRE cette chère dame de commenter son manque de savoir-vivre, ce qui, bien entendu, témoignait du mien, mais bon. On peut pas être parfait.

De toute façon, elle a gâché le peu de temps où nous sommes restés dans cette mer humaine, je ne pouvais m’empêcher de penser à elle. Alors, si jamais elle me lit un jour, je lui fais la grimace, mais attention, hein, une grimace bien sentie.

4.8.07

Revoir ses priorités = priorité #1


4 jours. 4 jours que j'ai reçu mon tant attendu catalogue Ikéa et je n'ai même pas eu une parcelle de fraction de seconde pour l'ouvrir et y jetter le moindre coup d'oeil. Voulez-vous me dire dans quel monde de fous on vit?

2.8.07

Frustrations



Au lendemain d'une chicane avec amoureux (chicane est un bien grand mot...disons obstination, gronnage, menaces, déception et boudage, pour résumer la chose...) quelle ne fut pas ma surprise de tomber nez à nez (!) avec une énoooorme bouquet de fleur précieusement déposé dans un vase sur la table de cuisine.

Peu après, je reçois un appel prudent du contrevenant (à n'en pas douter), tout miel...

"Héhéhéhééhéhééhé! As-tu vu ta surprise? hahaha!

Et moi de rugir: WWWOOUIINNRR!!

"OK...

"Heille! Ça te tenterait pas de m'acheter des fleurs quand j'suis de bonne humeur plutôt que d'essayer de te racheter quand j'suis fâchée après toi? Je trouve ça plus insultant que d'autre chose là! J'ai l'impression que tu me prends pour une conne dans ce temps là! Dis-toi que si tu m'achetais des fleurs quand j'suis de bonne humeur, j'me fâcherais peut-être moins vite la prochaine fois, j'me souviendrais de tes attentions!

"!!!??!?!

Bon, rendu là j'avoue que j'exagérais un peu là...Mais je suis certaine que je ne suis pas la seule folle...heu, fille... qui pense ça...oui?