21.3.09

Des fois ça vous frappe en pleine face, au moment où vous vous y attendez le moins


"Mais lors de mes réveils matinaux cauchemardesques, ma vie était là, comme une vieille paire de pantoufles, prête à ce que je mette les pieds dedans, mais moi, tel un fou sur l’échiquier de la vie, je marchais en diagonale sur les tuiles de mon plancher en faisant tout pour l’éviter "

Cylvie Gingras, journaliste de rue pour L’Itinéraire.
Volume XVI, numéro 5, Montréal, 1er mars 2009.

17.3.09

Dilemme

Le montant de mon retour d'impôt devrait être, à quelques dollars, près égal au solde de ma carte de crédit...

Par contre, la moitié de ce montant environ me permettrait aussi de subir LA GRANDE OPÉRATION, c'est-à-dire, la correction permanente de la vue au laser ou je ne sais quel proécédé miraculeux.

Serai-je responsable ou égoïste...?

15.3.09

Le nouveau visage du mal


Une autre discussion avec P'tite Face sur les dangers de parler aux inconnus que nous avions quelques temps après la rentrée scolaire m'est revenue aujourd'hui alors que je m'empiffrais de biscuits au beurre de pin':


Moi: ...trèèèèèèèèèèèèèès dangeureux et blablabaratinhabituel...

Lui: Y pourrait me faire manger des arachides?
À noter que P'tite Face n'est pas du tout allergique aux peanutsssssss, il se laisse simplement influencer par ses nouveaux amis.

7.3.09

Leçon(s) d'humilité


Quand vous négligez les étirements après une première scéance de spinning et que 4 jours plus tard, cette négligence vous fait réellement douter de votre capacité à aller skiier le lendemain.

Quand finalement après avoir décidé d'aller quand même tenter votre chance au ski, vous vous rendez compte que 25 ans, c'est trop tard pour commencer, même si vous en avez déjà tâté par deux fois dans votre folle enfance (où, de toute évidence, on vous avait laissé entre les mains de parents totalement irresponsables), car vous préférez vous jeter par terre à tous les deux mètres plutôt que de poursuivre cette descente effrénée vers les enfers (y paraît que de l'extérieur, j'avais plutôt l'air de skiier au ralenti, mais bon, va savoir) et qu'après une heure de pénibles tentatives (qui ont alternées entre essais plutôt nuls de chasse-neige et "d'la marde, j'vais finir à pied") pour surmonter ce "blocage" (ça parait mieux que "terreur absolue"), vous renoncez, refléxion faite, à faire une deuxième descente.

Superficielle?


Vous vous demandez réellement quelle image vous pouvez projeter lorsque la fille qui vous parle de sa passion pour la nage synchronisée, dans le but de vous faire comprendre à quel point il est important pour elle de participer à un championnat en Suède, vous dit: "T'sais, c'est comme si t'avais la chance de participer à un cours de français en France!"


Ce qui en plus vous confirme encore une fois la confusion dans laquelle beaucoup de gens sont plongés en ce qui concerne le cours de français qu'ils ont eu au secondaire et le fait de lire des livres pour autre chose que d'y trouver des fautes, genre, t'sais la littérature.

Timing révélateur



Avez-vous remarqué que c'était la semaine de prévention de la santé mentale à l'UQÀM? Non? Ah! C'est peut-être parce que c'était la semaine de relâche...

21.2.09

Blogue postal


Une joyeuse idée qui vient de par là!


J'y participe, je passe le mot!

19.2.09

Romance communautaire



Comme vous le savez, non en fait vous le savez pas je viens de vérifier mes archives…Ben finalement, on habite, P'tite Face, Amoureux et moi, dans une coopérative d'habitation, you know la coop qu’on avait passé une entrevue en février, ben y nous ont rappelé en juillet, deux mois après qu’on soit déménagés ailleurs…ça fait que on a redéménagé en septembre ! Bref, tout ça pour dire que coop = implication, faut que tu fasse de quoi. Je me suis donc intégrée au petit comité du journal coopien, pour finalement me ramasser seule à la tête de ce comité (coudonc, j’devrais tu le prendre personnel ?) avec pour mandat de publier un journal par mois. Sauf que pour publier un journal par mois, faut avoir du contenu, ce que comme vous pouvez le constater avec ce blog, je n’ai pas toujours.

De toute façon, j’avais envie de partager avec vous une petite idée que j’ai eue, soit celle d’un « roman interactif » oui, c’est pompeux comme titre, mais ça impressionne, ajouté à la fin de chaque journal. Du type roman-feuilleton, format ô combien populaire il y a de cela 1 ou 2 siècle, mais remanié à l’ère de la démocratisation-de-tout-et-de-rien afin de permettre au peuple de s’exprimer (et de sauver ma prose si peu créative) à l’aide d’un coupon-réponse à déposer dans ma boîte aux lettres. Je vous présente donc, en avant première, le premier extrait de ce « roman interactif » (dommage qu’on ne puisse pas mettre d’écho sur un blogue, ça aurait fait son effet) qui paraîtra dans le journal du mois de mars. Le titre (temporaire (j’attends avant le 27 février l’éclair de génie (avec un deadline on réussit toujours plus))) :

Bifurcations sur fond de suspense (déjà, ça en jette, mais redite-le avec de l'écho)

O’brien rentrait chez lui d’un pas lourd. Les rues étaient désertes et l’odeur des égouts lui emplissait les narines d’un air visqueux et humide.


-Saleté d’histoire de merde, marmonna-t-il en jetant son mégot d’une chiquenaude dégoutée.


Ses pas résonnaient sur les pavés mouillés alors qu’il frottait ses joues et ses lèvres rêches dans un signe de profonde réflexion. Ce n’était pas la première fois qu’il avait affaire à une histoire de ce genre, mais cette fois-ci, décidément, cette histoire le mettait en rogne. Après des mois de disette où les affaires étaient inexistantes et où, paradoxalement, la paperasse administrative le submergeait, Mc Carthy lui avait refilé ce dossier sous prétexte que lui, il était débordé. Si cette occasion le sortait enfin de sa torpeur, il n’était pas dupe, Mc Carthy n’avait jamais eu d’accès de bonté à son égard.


-Débordé mon cul, grimaça encore O’brien.


Il n’avait qu’une envie et c’était d’arriver chez lui afin de se servir un petit remontant. Il savait déjà que cette histoire ne le quitterait pas de la soirée et qu’il relirait chaque ligne du rapport préliminaire mentalement jusqu’à ce que le sommeil l’emporte.


Cinq jeunes filles. Toutes âgées entre 18 et 21 ans. Sans liens apparents, elles ne se ressemblaient pas, ne se connaissaient pas, n’étudiaient pas au même endroit…


-Il faut qu’il y ait quelque chose…


Sa clé glissa sans difficulté dans la serrure et il soupira d’être enfin chez lui…


À vous de jouer!
Que voulez-vous que trouve O’Brien en arrivant chez lui?
A) Une lettre sur la table lui annonçant que sa femme l’a quitté
B) Il a été cambriolé, la fenêtre de sa cuisine est brisée
C) Un homme l’attend dans sa cuisine


Qu’en pensez-vous?

23.1.09

Relectures



Alors voilà, la quatrième session de mon bacc est bel et bien entamée. Lorsque je rétrospective (oui?), je m’aperçois que j’aime vraiment mes études, la plupart des aspects de celles-ci m’intéressent énormément, d’ailleurs, cela me pose problèmes quant à l’après-bacc, à savoir, la maîtrise et le sujet de cette dernière. Mais peu importe pour l’instant, même si je disjoncte de temps en temps, J’AIME LES ÉTUDES LITTÉRAIRES À L’UQÀM!

Un deuxième coming out sur ce blog rocambolesque à souhait.

Malheureusement, en attaquant ces études, ambitionnant à tout le moins la digne position de chômeuse bachelière au foyer, j’ai néanmoins perdu quelque chose. Quelque chose de gros. Quelque chose qui jusqu’à maintenant avait probablement été une des seules constante de ma vie, you know. THE THING.

Je lis, je lis, je lis…Sans réel plaisir de lecture. Sans vraiment avoir envie de connaître la suite. Il m’arrive même à l’occasion, d’abandonner des romans en plein cours de lecture. Je sais pas si vous pouvez vraiment sentir tout le poids de cet italique tragique. On devrait me marquer de la lettre écarlate du péché mortel.

Je ne sais plus choisir un livre. Me voici à la librairie, zieutant, ayant envie de tout. Et de rien. Les romans ne suscitent plus mon intérêt, enfin, pas tant que ça. Bien sûr, je lis encore, j’ai toujours fait ça, je ne vais pas arrêter, hein. Par obligation, bien sûr, j’ai nombre de livres à lire pour mes cours, mais loisirement parlant, on dirait, une habitude.

Avant, ma sacoche ne quittait jamais la maison sans un livre bien au chaud dans ses entrailles bordéliques. Maintenant, j’me dis bof! J’f’rai les mots croisés du journal. Dans l’temps, je pestais contre le chauffeur d’autobus qui conduisait trop vite me forçant à interrompre ma lecture au moment le plus palpitant, ou non. Maintenant, je ne lis pratiquement plus dans le bus, je préfère regarder dehors. D’ailleurs, ces moments palpitants, je les ais perdus, ils sont indissociables du plaisir de la lecture, le lecteur doit avoir envie de tourner la page pour que le texte prenne sens. Maintenant, bien souvent, les romans que je lis ne sont qu’une suite de mots que je me hâte de parcourir, mécaniquement

Dans le cadre d’un cours, nous sommes entrain de lire le roman Si par une nuit d’hiver un voyageur d’Italo Calvino. C’est le deuxième roman de Calvino que je lis et comme le premier, j’adore. Croyez-moi, ça fait longtemps que je n’avais pas eu cette envie de terminer le livre au plus vite, pas pour passer à autre chose, mais bien pour en connaître le dénouement. Lorsque j’ai lu Le chevalier inexistant, je n’étais pas encore désabusée de la lecture. Maintenant, j’adore parce que ce livre amène des pistes de réflexions sur la lecture qui répondent à peu près aux tergiversations que je viens de vous servir et qui me tourmentent depuis plusieurs semaines, c’est comme s’il ne réglait pas mon problème, mais qu’au moins, il pouvait l’expliquer.

Le narrateur de ce roman s’adresse directement au Lecteur que nous sommes et tente de mettre en lumière la relation particulière qui existe entre lui et le livre. « Tu vas commencer le nouveau roman d’Italo Calvino, Si par une nuit d’hiver un voyageur. Détends-toi. Concentre-toi. Écarte-toi de toute autre pensée. Laisse le monde qui t’entoure s’estomper dans le vague. » C’est vraiment chouette de voir que l’auteur nous parle comme s’il nous observait vraiment, alors qu’en fait, en tant que lecteur, nous ne faisons que reproduire des gestes et des habitudes communs à tous les lecteurs.

Par ailleurs, il fait rencontrer au Lecteur une Lectrice avec qui ce dernier voudra partager son expérience de lecture, mais il (le Lecteur) s’apercevra bien vite que la lecture est un bien dont chacun use à sa façon. La Lectrice refuse de voir dans la lecture autre chose qu’un divertissement, elle veut ignorer tout ce qui concerne la génération du livre : « Il y a une ligne de partage : d’un côté, ceux qui font les livres; de l’autre, ceux qui les lisent, et pour cela je fais attention de me tenir toujours en deçà de la ligne. Sinon, le plaisir désintéressé de lire n’existe plus, ou du moins il se transforme en quelque chose d’autre, qui n’est pas ce que je veux moi. »

Confirmant ce point de vue, le roman met plus loin en scène un auteur, fasciné par une lectrice (une autre ou la même, c’est sans importance) et envieux de sa position. « Dans une chaise longue, […] une jeune femme est là, qui lit. Tous les jours avant de me mettre au travail, je reste un peu de temps à la regarder à la longue-vue […] il me semble cueillir sur sa forme immobile les signes de ce mouvement invisible qu’est la lecture, le parcours du regard, le rythme de la respiration, et plus encore le glissement des mots à travers sa personne, leurs flux et leurs blocages, les élans, les retards, les pauses, l’attention qui se concentre ou se disperse, les retours en arrière, ce parcours qui semble uniforme et qui est en réalité toujours changeant, toujours accidenté. […] Tout ce que je fais a pour fin, quoi? L’état d’âme de cette femme étendue sur une chaise longue que j’encadre dans les lentilles de ma longue-vue, et cet état d’âme là m’est refusé.»

Ainsi, la lecture cesserait d’être ce qu’elle est à partir du moment où on passe de « l’autre côté », une fois qu’on en explore les rouages, comme un tour de magie ne devient qu’une procédure bien réglée une fois qu’on connaît le truc. J’ai bel et bien la piqûre du spectacle, mais depuis quelques temps, mon interprétation sonne faux et j’ai l’impression que mon rôle me file entre les doigts. J’ai perdu le feu sacré, la raison pour laquelle j’ai inscrit études littéraires lors de ma demande d’admission plutôt qu’enseignement ou psycho.

Je n’ai pas terminé le roman de Calvino (pour l’instant!), je ne sais donc pas s’il est possible que ce plaisir revienne et je doute même que le roman tente de répondre à cette question. Il me reste toujours l’espoir qu’un jour, je saurai transmettre ce don que j’avais à d’autres naïfs que la vie n’aura pas encore corrompus!

Well, the show must go on!

19.1.09

Paroles de P'tite Face

Style "modestie 101, c'est par là?": "Moi là, toutes les filles me trouvent beau à l'école...pis sont toutes en amour avec moi, ben oui les filles me courent toutes après pour me donner des bisous pis des calins, j'chus trop beau!"

Style illuminé précoce: "Aujourd'hui, là on jouait dehors avec mon ami Copie-Conforme, on faisait des anges dans la neige pis là j'lui ai demandé : "Copie, trouves-tu ça beau la vie?" Y'a dit oui, pis j'ai dit "moi aussi".

Style j'trippe trop sur le grandiose:

Après avoir battu un méchant dans un jeu vidéo: "Vive la liberté!"

Concernant le fait qu'il aurait le temps de jouer après sopn bain si il se lavait assez vite: " Vive la liberté!"

Concernant le fait qu'on mange du macaroni au fromage pour souper: "Vive la liberté!"

Ajout:

Moi: "P'tite Face!

Lui: "Oui maman, j'te connais bien (ramasse ses jouets), j'm'en vais me coucher!"

***

Entendu au centre sportif de l'UQAM par deux filles qui alternaient petites courses et longues marches sur la piste de course: "Moi j'aime mieux faire des demi-tours, de toute façon, mon coeur continue de battre quand même quand je marche"

14.12.08

Déboires administratifs


Je vous entretiens souvent de la suprématie que j’exerce sur P’tite Face, cependant, il est une facette de sa personnalité que je ne sais pas atteindre. Celle de la lenteur. P’tite Face est lent. Physiquement je veux dire.

Ça lui prend un an mettre ses souliers d’autant plus qu’il parle tout le temps et qu’il ne peut le faire en même temps qu’une quelconque autre action.

Depuis qu’il va à la maternelle, et passée les deux premières semaines d’excitation, ça prend un tracteur et des chaînes pour le tirer du lit.

Son radio-réveil fait entendre son BIP de l’enfer à 6h30 assez fort pour réveillez tout le quartier et lui ne bronche pas avant un bon 5 minutes, parfois plus. Des fois il l’éteint puis il se re-blottit sous la couette. Des fois je vais l’éteindre et je m’échine à le réveiller.

Toutes les excuses y passent. Du : j’suis trop bien, ma couverte est trop douce aux grommellements indistincts. Des fois, il perd même patience du genre : ben là j’suis réveillé pourquoi tu m’écoeures encore (en langage préscolaire you know)!?!?! Pauv’tit (entendez le sarcasme).

L’heure qui suit est un combat de tous les instants, go! go! go! Je le harcèle pour savoir ce qu’il souhaite manger, car une fois que c’est déterminé, je me rue dans la cuisine, pose son déjeuner sur la table et là il n’a pas le choix de bouger ses miches… quoique… Chaque bouchée de céréales alterne avec un long voyage au pays des merveilles et de la graisse de bine, c’est long, lent et engourdi…

Une heure après que son cadran ait sonné, je me démène pour qu’il s’habille en hurlant qu’il sera en retard à l’école et là je vous épargne la motivation que je dois déchaîner pour l’habillage et le brossage de dents pendant que je mange mes bas…

Amoureux qui ne vit jour et nuit que pour mon bonheur suprême et qui est prêt à tous les sacrifices pour que ma vie se passe sur un petit nuage rose m’a fait une fleur la semaine dernière : mercredi, jeudi et vendredi, il s’est levé à 6h30 pour s’occuper du départ de P’tite Face alors que j’ai pu rester couchée jusqu’à 7h30, car, fin de session aidant, je commence à être sur les dents.

Qu’est-ce qu’on m’annonce, perplexe? Ben P’tite Face était prêt ces trois matins là à 7h tapante, n’ayant d’autre choix en attendant de partir à l’école que de jouer à son jeu vidéo tellement il avait été efficace et plein d'entrain en gambadant hors de son lit tel un jeune bambi devant l'univers qui s'offre à lui…

Houston on a un problème…Ce problème, c’est vous.

9.12.08

Quand opinion rime avec castration


M’est venu à l’esprit, alors que je me coupais les ongles de pieds (l’inconscient fait de ces associations, allez savoir), un dialogue que j’avais eu avec ma meilleure amie (qui ne vient pas par ici, je peux donc dire ce que je veux) sur le très commun et très usé thème des relations hommes vs femmes.

Nous avions abordé ce sujet dans un resto de type « sportif », alors que son copain avait les yeux rivé sur le match de hockey et que nous papotions gentiment actualités. Mon amie, appelons la Miss J, me disait à quel point elle avait été impressionnée par le passage de Benoîte Groulx à « Tout le monde en jase *» (je sais, cette discussion date un peu).

S’entame donc un enflammé débat sur la « fidélité » dans le couple, car Miss J trouve que ce que Benoîte propose (quelque chose comme, avant c’était plus facile d’être fidèle, maintenant on se marie pour longtemps, c’est dur et plate (loin de moi l’idée de diminuer son propos, je le jure)), soit une sorte de contrat « à la Sartre et Beauvoir », est très intéressant pour le couple moderne, une union libre en somme.

Arrive donc Miss Lurette, avec sa ceinture de chasteté, qui croit, personnellement et en toute humilité (en tout romantisme aussi, hein), que elle, elle le ferait pô. Car Miss Lurette croit, que toute cette idée, selon elle, redéfinit le concept de couple comme elle l’entend. Un couple, c’est deux personnes qui s’aiment. Un couple, ça arrive que ça s’aime toute la vie, oui, oui, et c’est ce qui fait la beauté de l’amour et du romantisme et du miel et des roses et des oiseaux qui s’envolent dans un chant divin, c’est qu’ils ont passé toute leur vie ensemble pour le meilleur et pour le pire genre, mais sans Jesus and friend. Lurette, elle croit que ça s’peut et qu’un couple c’est ça. C’est l’aaaaaaaaaamour!

Et que bon, baiser où bon nous semble peut être très plaisant, bien sûr, qu’elle n’a rien contre ça du tout et qu’elle dit : « expérimentez les amis! » et que même, si les gens qu’elle côtoie qui sont en couple et qu’ils en ont envie de se prendre pour Sartre et Beauvoir, qu’ils y aillent! Mais que vraiment, elle, elle trouve que la vie de couple, c’est pas ça.

Et là, en désespoir de cause, Miss J., visiblement désarmée devant ma théorie ô combien réactionnaire demande l’avis de M. J conjoint qui répond, sans quitter l’écran des yeux :

-On devrait les pendre et les flageller.

Frette. Je me butte. Douyescequessé que Lurette a condamné les dévergondés du droit chemin? Hein, douyescequessé qu’elle a dit que c’était maaaaaaaaaal ces idées? Never, jamais, nenni, cépôarivé.

Évidemment, mon point de vue peut sembler réac, mais est-ce que c’était un postulat incontournable? Non, c’était une opinion, énoncé sous toute réserve de mon propre point de vue qui reflète mes propres actions. Je ne suis pas partie en croisade contre ces agissements et leurs adeptes et je suis fatiguée que l’on prenne ce type d’énoncé comme étant une prise de position catégorique.

On peut discuter de certains sujets d’une façon objective, mettons l’avortement, et dire que l’on trouve ça merveilleux que les femmes puisse choisir de mettre un terme ou non à une grossesse non-désirée. Mais est-ce que l’on peut dire subjectivement que l’on ne croit pas que l’on aurait la force de le faire nous-mêmes si cela l’on était confronté à cette situation sans que l’on soit étiquetée pro-vie?

J’ai le droit de vivre dans un monde en progression, en évolution sans être obligée d’en appliquer toute les merveilles de ses avancements. Moi avoir une télé dans mon réfrigérateur, je ne crois pas que ce soit nécessaire, je refuse même qu’on écoute la télé en mangeant (je sais, chez moi c’est pire que le couvent), mais je ne crache pas à la gueule de toutes le personnes qui jugent indispensable de s’acheter un frigidaire-télévision, si y’en font ça doit être bon.

Ben voilà, j’pense mon inconscient essayait de me mettre sur la piste d’un spm imminent. Quel stéréotype de merde. Et je l’utilise. La grande inquisitrice s’en va dormir. Bonne nuit. Pas de wet dream, hein? J’suis contre ça, moi.
*"Tout le monde en jase" est une émission fictive, toute ressemblance avec une énmission réelle est purement fortuite.

5.12.08

Toc, toc, toc...


J'me réessaye...doucement là...

Combat singulier



Chez Lurette, on apprend tout en s'amusant! (Ouais, tu parles)


Au souper, P'tite Face fait "une course de manger". Comprendre par là qu'il calcule qui fini son assiette le premier sans, bien sûr, tenir compte du nombre de portions ou autre détail.


Alors qu'Amoureux se ressert en ajoutant deux pilons de poulets dans son assiette, je termine les trois pilons que j'avais dans la mienne.



P'tite Face (à Amoureux): Ah! T'as perdu la course de manger, c'est maman qui gagne!


Amoureux: Mais j'avais fini ma première assiette avant Maman, j'en avais quatre avant dans mon assiette!


P'tite Face: Pas grave t'as perdu!


Moi (médiatrice exceptionnelle): Mais non p'tite Face! Amoureux en a mangé plus, il en avait quatre avant et maintenant deux de plus, ça fait combien ça en tout?


PF: Deux!


M (super zen): Ben non, réfléchis...Avant il y en avait quatre, maintenant il en rajoute deux...Ça fait combien?


PF: Heuuu...Quatre!


M(hum, bon allez, je mime avec mes doigts): Regarde, j'en ai quatre d'un côté, j'en rajoute deux ( sur l'autre main, je colle mes deux mains ensembles) Et maintenant, combien il y en a en tout?


PF (Comptant silencieusement chaque doigt): Six! Haha! Ça fait Six!


M: Est-ce que six c'est plus ou moins que trois?


PF: C'est...p-plus!


M: C'est ça! T'as tout compris!



Attention les amis, voici que ça se corse, c'est le moment de démontrer à P'tite Face pourquoi c'est moi sa mère et, lui, seulement le jeune maternellien.



P'tite Face ouvre sa main sur la table et me demande combien il y a de doigts:



M-plus-vite-que-son-ombre: Cinq!


PF (ouvre de grands yeux): Hen!



Il ouvre ses deux mains



Maman-oeil-de-lynx: Dix!


PF: Ben là!



Il baisse un doigt de chaque main, la tension est palpable:


Maman-super-math-girl: Huit!


PF: Ben Mon Dieu là!



Deux autres doigts de moins, mais Maman, la super intuitive-girl l'avait vu venir.



M: Six!



PF, déclarant forfait, rit beaucoup et s'inclina plein de respect devant cette force de la nature qu'était sa mère. D'ailleurs dans la suite de l'histoire nous verrons que c'en est fini de son épanouissement personnel, car PF sera rongé toute sa vie par un sentiment d'impuissance qui lui donne l'impression de ne pas être à la hauteur peu importe la situation. Il ne pourra jamais, malheureusement, prendre sa place au soleil et sortir de l'ombre de sa mère, ce monument s'il en est un, de force mentale et d'accomplissement.



I'M YOUR MASTER LITTLE BOY!



19.7.08

And we have a big, big, big winner


-les gagnantes doivent mettre le logo sur leur blog;
-mettre le lien de la personne qui vous a décerné le prix;
-désigner 7 autres blogs;-mettre les liens de ces blogs sur le vôtre;
-et laisser un commentaire sur les blogs récompensés!
C'est Valérie-Ann qui m'honore avec ce prix, merci encore!
Malheureusement, je me rend compte que je lis très peu de blogues féminins, enfin, disons que les récipiendaires de ma liste en sont d'autant plus exceptionnelles!
Bravo ;)

Lap/suce


Tout comme ma grand-mère jugeait de la qualité d'un restaurant de par la propreté des cabinets, Amoureux en juge de par la qualité du pain servi durant l'attente des plats commandés.

Hier soir, alors que nous soupions chez Keg avec un couple d'amis, Amoureux encense le restaurant tout en mentionnant à plusieurs reprises à quel point le pain est savoureux (et c'est vrai, une belle petite miche de pain chaud à partager goulument), il mentionne même à la serveuse avant de commander que c'est juste pour le pain qu'on mange là (elle n'avait aucune idée à quel point c'était proche de la vérité).

À la fin de notre copieux repas, la gentille (et patiente) serveuse débarrasse la table et reprend, bien sûr, le panier de pain où restait un quart de miche abandonné. Notre ami de s'exclamer, pour taquiner Amoureux : « Hé! T'as pas tout mangé? » Et d'ajouter en regardant la demoiselle : « on va prendre un doggystyle s.v.p.! »


Malheureusement, j'avais beaucoup trop mangé ce qui m'a empêché de me glisser lentement sous la table.

29.5.08

À ma juste valeur


Lisabuzz.com parle de Il fut un temps : Alors là, franchement, c est du caviar, du web-caviar pour être exact ! Il fut un temps regorge de traits d esprits et de perles linguistiques... D ailleurs, peut-on parler de Blog, alors qu il s agit, à n en pas douter, de grande litterature ? Le Bassin Parisien a enfin trouvé son nouveau Victor Hugo en la personne de La Belle Lurette. Ca va être dur de faire mieux. pourvu que ca dure ! signé http://blog.lisabuzz.com%3c/a
Piqué chez Safwan! Merci, j'en avais bien besoin!

9.5.08

De retour après la pause


Je disparaîtrai de la surface du worl wide web pendant quelques jours, le temps de désempaqueter toute ma fortune, de tout caser ça dans mon nouveau chez moi d'une façcon pratique et ergonomique et de lire les innombrables billets que vous aurez composé en mon absence. Je croise mes doigts pour que quelqu'un s'échappe untruc bien lourd sur les orteils, question d'avoir un billet bien rigolo pour mon retour. Mais non, je blague. Humhum.

6.5.08

Sky is the limit


Houlala! J'émerge tranquillement de sous ma montagne de travaux et qu'est-ce que je vois? Une bonne âme a soumis ma candidature pour le Blogu'or de la Fêlée dans la catégorie "meilleure bedaine" (Quoi? bedaine? Mais il y a erreur sur la personne! Quoi? Bedaine de maman? Ah, bon, ok, je comprends, bon ça va pour cette fois, hein!). Très honorée de figurer au palmarès aux côtés de ces monuments du blogue maternel. Merci!

30.4.08

Fais-moi mal, Johnny ou de l'autre côté de l'amour


P’tite Face, alors que l’on écoutait un vidéo chez Safwan :

-AAahh! Un avion! Je vois pu l’avion! Y’est où l’avion? Aaaaaah! Un aquarium de poissons! T’as vu les poissons?!? Regarde les poissons! Moi j’aime ça les poissons! C'est beau les poissons! J’aime ça les poissons, j’les flatte, pis j’les mange, j’aime ça!
À la vie, à la mort!