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21.3.09

Des fois ça vous frappe en pleine face, au moment où vous vous y attendez le moins


"Mais lors de mes réveils matinaux cauchemardesques, ma vie était là, comme une vieille paire de pantoufles, prête à ce que je mette les pieds dedans, mais moi, tel un fou sur l’échiquier de la vie, je marchais en diagonale sur les tuiles de mon plancher en faisant tout pour l’éviter "

Cylvie Gingras, journaliste de rue pour L’Itinéraire.
Volume XVI, numéro 5, Montréal, 1er mars 2009.

7.3.09

Leçon(s) d'humilité


Quand vous négligez les étirements après une première scéance de spinning et que 4 jours plus tard, cette négligence vous fait réellement douter de votre capacité à aller skiier le lendemain.

Quand finalement après avoir décidé d'aller quand même tenter votre chance au ski, vous vous rendez compte que 25 ans, c'est trop tard pour commencer, même si vous en avez déjà tâté par deux fois dans votre folle enfance (où, de toute évidence, on vous avait laissé entre les mains de parents totalement irresponsables), car vous préférez vous jeter par terre à tous les deux mètres plutôt que de poursuivre cette descente effrénée vers les enfers (y paraît que de l'extérieur, j'avais plutôt l'air de skiier au ralenti, mais bon, va savoir) et qu'après une heure de pénibles tentatives (qui ont alternées entre essais plutôt nuls de chasse-neige et "d'la marde, j'vais finir à pied") pour surmonter ce "blocage" (ça parait mieux que "terreur absolue"), vous renoncez, refléxion faite, à faire une deuxième descente.

Superficielle?


Vous vous demandez réellement quelle image vous pouvez projeter lorsque la fille qui vous parle de sa passion pour la nage synchronisée, dans le but de vous faire comprendre à quel point il est important pour elle de participer à un championnat en Suède, vous dit: "T'sais, c'est comme si t'avais la chance de participer à un cours de français en France!"


Ce qui en plus vous confirme encore une fois la confusion dans laquelle beaucoup de gens sont plongés en ce qui concerne le cours de français qu'ils ont eu au secondaire et le fait de lire des livres pour autre chose que d'y trouver des fautes, genre, t'sais la littérature.

20.4.08

Scène dominicale

Amoureux travaille sur l'ordinateur pendant que je packte (paquete? pacte? pakte? remplis?) des boîtes de mes innombrables livres. Comme je lui sert de référence en tout (huumhuum), Amoureux m'interroge:


-À "orphelins de Duplessis" je mets-tu un "o"?


-Oui.


-J'veux dire...un "o" majuscule?


-J'pense pas


-O.K., mais à "Duplessis" je mets un "o" majuscule?


-Si tu veux


-...


-mais ça va être une faute


-...


-Y'a pas de "o" dans "Duplessis"


-...


-...


-Je l'haïs, je l'haïs...
Kniarkniarkniark...

15.3.08

Quoi? Ce petit garçon qui me regarde? Connaîs pas.


P’tite Face est tombé par hasard sur le DVD du Bye bye RBO 2007 et il l’écoute en boucle depuis trois jours. Bof, il ne comprend pas vraiment les blagues et vraiment j’ai de la difficulté à saisir ce qui l’accroche, mais bon, j’me dis que ce n’est pas si grave.

J’ai pourtant décidé de porter une plus grande attention à ce qu’il écoutait à la télévision lorsqu’aujourd’hui, au Sears des Galeries d’Anjou, royaume de la p’tite madame pas pressée, alors que passait près de nous un monsieur confiné à un fauteuil roulant électrique, P’tite face s’exclame avec enthousiasme : « J’marche pu, mais j’roule en Tabar****! ».

Comment décrire le sentiment qui m’a envahie à cet instant? Impossible, j’en ai peur.

27.6.07

Je suis la reine d'Angleterre...


Vous êtes tous comme moi, je sais. On aime tous avoir l'impression d'être si cultivés ou enfin, de connaître des choses. De faire partie, en quelque sorte, du cercle des initiés.

Vous savez, pouvoir dire, alors qu'un artiste enflamme finalement des foules en délire après son troisième album : "Moi, j'ai ses deux premiers albums, je suis un fan depuis longtemps...mais c'était meilleur avant". Genre : "t'as manqué l'bateau mon vieux".

Ou encore : "Quoi? Tu ne sais pas (encore!) ce que c'est de l'humus (ou tout autre truc "exotique")?"

Allez, on sait tous que c'est un peu vrai, non?

Je n'échappe pas à la tendance (tendance de masse, vous me suivez) de vouloir être marginale, différente, indépendante, libre.

Nous avons, moi et mon amoureux, récemment découvert un jeune artiste français, Thomas Fersen, par l'entremise d'une autre étudiante. Thomas Fersen? Pof. Un jeune débutant, il semble tout jeune regardez moi ce blanc-bec! Vraiment, j'adore ses textes, ses mélodies, son style.

Il n'en faut pas plus pour que je me mette à roucouler à tous les vents : "Ouiouiouioui, Untel n'est pas mal, mais depuis peu nous écoutons du Thomas Fersen." C'est mon côté chiant qui prend le dessus...on fait ce qu'on peut, hein.

Quelquefois, une vague reconnaissance s'allume dans le regard de la personne à laquelle je m'adresse : "Ah, ça me dit quelque chose, mais je ne connais pas vraiment."

Et là, je me rengorge, je papillote des cils, je hoche la tête de façon compatissante, vous savez : "Je sais, on ne peut pas tous être à l'avant-garde comme moi, mais je peux t'aider", dit mon regard.

J'ai appris depuis peu que ce cher Thomas était présent aux Francofolies l'an dernier. Probablement pour un spectacle extérieur gratuit dans le but de lancer sa carrière. Mon amoureux et moi nous désolons de l'avoir manqué.

Puis, coup de fil de ma tante : "Le chanteur dont tu me parlais, il est aux Francofolies cette année aussi..."

Génial! Je mandate Amoureux de faire une recherche sur internet pour la date où il se produira...

Surprise! Il sera en salle cette année. Ça a été bénéfique pour lui l'année dernière apparemment.
Hummmm, en fait au moment où je procède à l'achat des billets, je remarque la description du spectacle:


Thomas Fersen et le Québec, c’est 15 ans d’amitié, l’époque des balbutiements des Francos, à peine plus vieilles que la carrière de l’artiste. On le sait, l’excellent Fersen sur disque devient divin sur scène. Et sa formule « duo ukulélé » n’échappe heureusement pas à la règle ! Avec son guitariste Pierre Sangra, il s’est monté un concert où deux ukulélés — et parfois une mandoline — revisitent les succès récents ou incontournables de l’inimitable chanteur français. Une façon de doubler notre plaisir, pourtant déjà énorme, de revoir un de nos artistes préférés !

Hummm. Humhumhum. Et puis quoi encore!

Dans les dents la vieille...

P.-S. En fait, ce jeunot a tout de même 44 ans bien comptés!