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19.5.09

Des gagas et une minette


Pour son anniversaire, nous avons acheté à P’tite Face un petit chaton. Ça fait maintenant un mois qu’elle fait partie de la famille (ouais je sais, ça sonne gros) et il ne se passe pas une journée sans que nous l’admirions. En fait, les exploits de P'tite Face nous paraissent bien ordinaires à côtés d'elle...


Lurette à ses amies : mon p’tit bébé chat est tellement cute, elle se glisse en-dessous des couvertures et elle dort sur le dos, les deux bras en l’air comme un bébé humain!


Lurette à ses amies : Elle est tellement affectueuse! Aussitôt qu’on s’assoie elle saute sur nous et elle ronronne comme une folle! Elle veut tout le temps être sur nous! Elle ne veut d’ailleurs rien savoir du coussin que je lui ai acheté.


Lurette à ses amies : Elle est raiment adorable! Elle se couche sur nous, sur le dos et elle se laisse flatter la bédaine en extase comme ç’a pas de bon sens!


Lurette à ses amies : Elle est tellement gentille! P’tite Face peut lui faire n’importe quoi, elle ne bronche pas une seconde!


Lurette à Amoureux : Regarde sa p’tite face, elle est trop belle!


Amoureux à Lurette : R’garde ça si elle est mignonne!


Lurette à Amoureux : Elle est vraiment intelligente hein! Elle prend des objets avec une seule patte et se les fout dans la bouche ensuite! Elle fait ça tout le temps!


Amoureux à Lurette : Ouais, j’la trouve vraiment hot, on dirait qu’elle est plus intelligente que les autres chats…


Amoureux à Lurette : Wow! As-tu vu? Elle vient manger en même temps que nous, eh trop hot ce chat là!


J’arrête ici, j’ai déjà trop étalé notre débilitude vis-à-vis cette petit boule moelleuse d’affection qu’est notre petite minette. Par contre, grâce à elle nous avons vite fait d’établir un constat inébranlable : Il ne faut pas qu’Amoureux et moi procréons ensemble, ce serait catastrophique.

19.2.09

Romance communautaire



Comme vous le savez, non en fait vous le savez pas je viens de vérifier mes archives…Ben finalement, on habite, P'tite Face, Amoureux et moi, dans une coopérative d'habitation, you know la coop qu’on avait passé une entrevue en février, ben y nous ont rappelé en juillet, deux mois après qu’on soit déménagés ailleurs…ça fait que on a redéménagé en septembre ! Bref, tout ça pour dire que coop = implication, faut que tu fasse de quoi. Je me suis donc intégrée au petit comité du journal coopien, pour finalement me ramasser seule à la tête de ce comité (coudonc, j’devrais tu le prendre personnel ?) avec pour mandat de publier un journal par mois. Sauf que pour publier un journal par mois, faut avoir du contenu, ce que comme vous pouvez le constater avec ce blog, je n’ai pas toujours.

De toute façon, j’avais envie de partager avec vous une petite idée que j’ai eue, soit celle d’un « roman interactif » oui, c’est pompeux comme titre, mais ça impressionne, ajouté à la fin de chaque journal. Du type roman-feuilleton, format ô combien populaire il y a de cela 1 ou 2 siècle, mais remanié à l’ère de la démocratisation-de-tout-et-de-rien afin de permettre au peuple de s’exprimer (et de sauver ma prose si peu créative) à l’aide d’un coupon-réponse à déposer dans ma boîte aux lettres. Je vous présente donc, en avant première, le premier extrait de ce « roman interactif » (dommage qu’on ne puisse pas mettre d’écho sur un blogue, ça aurait fait son effet) qui paraîtra dans le journal du mois de mars. Le titre (temporaire (j’attends avant le 27 février l’éclair de génie (avec un deadline on réussit toujours plus))) :

Bifurcations sur fond de suspense (déjà, ça en jette, mais redite-le avec de l'écho)

O’brien rentrait chez lui d’un pas lourd. Les rues étaient désertes et l’odeur des égouts lui emplissait les narines d’un air visqueux et humide.


-Saleté d’histoire de merde, marmonna-t-il en jetant son mégot d’une chiquenaude dégoutée.


Ses pas résonnaient sur les pavés mouillés alors qu’il frottait ses joues et ses lèvres rêches dans un signe de profonde réflexion. Ce n’était pas la première fois qu’il avait affaire à une histoire de ce genre, mais cette fois-ci, décidément, cette histoire le mettait en rogne. Après des mois de disette où les affaires étaient inexistantes et où, paradoxalement, la paperasse administrative le submergeait, Mc Carthy lui avait refilé ce dossier sous prétexte que lui, il était débordé. Si cette occasion le sortait enfin de sa torpeur, il n’était pas dupe, Mc Carthy n’avait jamais eu d’accès de bonté à son égard.


-Débordé mon cul, grimaça encore O’brien.


Il n’avait qu’une envie et c’était d’arriver chez lui afin de se servir un petit remontant. Il savait déjà que cette histoire ne le quitterait pas de la soirée et qu’il relirait chaque ligne du rapport préliminaire mentalement jusqu’à ce que le sommeil l’emporte.


Cinq jeunes filles. Toutes âgées entre 18 et 21 ans. Sans liens apparents, elles ne se ressemblaient pas, ne se connaissaient pas, n’étudiaient pas au même endroit…


-Il faut qu’il y ait quelque chose…


Sa clé glissa sans difficulté dans la serrure et il soupira d’être enfin chez lui…


À vous de jouer!
Que voulez-vous que trouve O’Brien en arrivant chez lui?
A) Une lettre sur la table lui annonçant que sa femme l’a quitté
B) Il a été cambriolé, la fenêtre de sa cuisine est brisée
C) Un homme l’attend dans sa cuisine


Qu’en pensez-vous?

29.5.08

À ma juste valeur


Lisabuzz.com parle de Il fut un temps : Alors là, franchement, c est du caviar, du web-caviar pour être exact ! Il fut un temps regorge de traits d esprits et de perles linguistiques... D ailleurs, peut-on parler de Blog, alors qu il s agit, à n en pas douter, de grande litterature ? Le Bassin Parisien a enfin trouvé son nouveau Victor Hugo en la personne de La Belle Lurette. Ca va être dur de faire mieux. pourvu que ca dure ! signé http://blog.lisabuzz.com%3c/a
Piqué chez Safwan! Merci, j'en avais bien besoin!

13.12.07

Don't tell my heart...


Je suis nulle en danse, je veux dire, ça fait bien 10 ans que ma meilleure amie essaie, de temps en temps, de me faire suivre un cha-cha avec elle et je lui écrase constamment les orteils. Du temps où nous passions nos week-ends estivaux dans son camping, elle me traînait sur la piste lors des fameux « continentals » et je tournais toujours du mauvais côté. Je suis trop dans la lune pour suivre un cours d’aérobie, quand la Josée Lavigueur en devenir crie le mouvement suivant, je sors de ma rêverie, je répète le nom du mouvement dans ma tête, je capte en quoi ça consiste et alors je suis déjà deux temps en retard.

De toute façon, j’ai mis toutes ces considérations de côté le week-end dernier et je me suis lancée sur la piste de danse dans le royaume sacré des danses en ligne : un bar country, mais alors, là, typiquement country. Besoin d’essayer du nouveau, entre copines, surtout de s’éclater. Celles qui en avaient ont sorti leurs bottes de cowgirl, les chemises à carreaux et les ceintures à grosse boucle. Samedi soir, après un bon resto mexicain, down to Chez Réna, sur la rive sud.

Nous étions fascinées. Au début, c’était plus ou moins perceptible, puis en observant bien, le real country fait surface peu à peu. Quelques chapeaux, des franges ici et là…Beaucoup de bottes pointues, des tas de chemises avec un dix-huit roues brodé dans le dos et les petites poches piquantes devant, ouah c’était trop beau pour être vrai. Honnêtement, certaines danses semblaient si compliquées que je n’ai pas osé me lever, les danseurs avaient l’air d’entraîneurs de baseball entrain de communiquer avec leur receveur.

Je passerai outre le coup de foudre qu’a eu un Polonais d’environ 55 ans, qui ne parlait pas français et pas vraiment anglais non plus, pour moi et qui m’a entraîné dans une folle danse qui semblait ne jamais vouloir finir et qui a tenté de me séduire en me tirant fermement par le bras alors que je tentais de sortir de la piste de danse et que mon amie me tirait par le bras de l’autre sens en me disant de venir m’asseoir. On a dû faire intervenir un cow-boy habitué de la place pour qu’il nous laisse tranquille. Que voulez-vous, c’est un des aléas de posséder autant de sex-appeal, on s’habitue et ça donne une chance aux copines de rigoler un bon coup.

Je vous laisse avec ma danse préférée, enfin, celle que j’ai réussi à suivre sans presque me tromper et sans m’endormir (parce qu’on s’entend qu’un continental, c’est long)…

1, 2… 1, 2, 3, 4!

Deux pas à droite, deux pas à gauche, deux pas à droite, deux pas à gauche, oh attention, un tit pas par en avant en diagonale, je reviens vers l’arrière en diagonale à l’envers, je pose mon pied devant, you know, je twiste les jambes pour tourner vers la gauche, et là, mon bout préféré s’en vient, préparez-vous, tape des mains en l’air à gauche, à droite, à gauche, devant, à droite, tape le pied gauche par en arrière avec la main, tape le pied droit par en arrière avec la main, et on recommence! Ouf!!! N’oubliez pas de suivre le beat et déhanchez-vous que diable, déhanchez-vous!

21.10.07

Cric, crac, croc


Vous croyez que je vais vous parler de céréales, maintenant, non? Et bien, ce n’est pas ça. Quoique, je trouve que les petites feuilles orange brûlé ressemblent à un beau bol de corn flakes lorsqu’elles sont en gang.

Tous les jours, P’tite face et moi cheminons environ quinze minutes pour nous rendre à l’arrêt d’autobus qui nous conduira chez la gardienne ou de l’arrêt d’autobus à chez nous.

Le matin, je suis pressée, il est tôt, P’tite face chiôôôôôle (on dit chiôle ou chiaule en québécois prononcé?) et se plaint que je marche trop vite (et qu’on ne devrait pas partir de chez nous quand le soleil fait encore dodo (noooooon, c’est pas cute, c’est chiôôôôlé!)), moi je chiôôôôôle en disant qu’il chiôôôôôôle tout le temps et qu’il devrait m’écouter quand je lui dis (pour la 18e fois) de dormir au lieu de parler tout seul le soir (je lui dis pas qu’il parle tout seul, il est pas prêt pour ça). C’est vraiment chouette nos matins ces jours-ci.

Par contre, le soir, c’est génial. P’tite face peut marcher plus lentement qu’une tortue déguisée en escargot, I don’ t care. Pendant qu’il essaie de battre le record du garçon le moins pressé du monde de rentrer à la maison, moi, je suis dans un autre monde. Un monde craquant.

Je ziguezagzigue sur le trottoir à la recherche de la plus croustillante feuille à me mettre sous la semelle. Oh Mon Dieu! Un gros tas qui a l’air sa-vou-reux. Je positionne mon petit pied, j’inspire et CRRRROUNCH! D’un geste assuré, avec une lenteur calculée juste ce qu’il faut, je l’éfouèrrrrrre! Le bruit me claque dans les oreilles et je sens les feuilles s’écraser sous mes minces semelles de guidoune. Quelle jouissance. Pfff! P’tite face manque tout le plaisir.

Et cette petite, là toute seule au milieu du trottoir? Serait-elle trompeuse avec son petit air recroquevillé? Des fois, les maudites, y’ ont l’air sèches, mais en fait, elles sont humides et s’aplatissent tout bêtement sous mon pied, provoquant ma lèvre inférieure qui ne peut s’empêcher de bouder. Je l’essaie…CRIC! Elle était bien sèche! Gé-ni-al.

Et je continue de trotter de tas en tas, crounchant de-ci, de-là, callant de temps en temps le garçon qui me suit (le mien, mais quand je crounche des feuilles, je suis plus jeune que lui). C’est mon grand plaisir de l’automne, ça et les marches en forêt où l’air picote les narines et rafraîchit les poumons quand on respire… (C’est pas vrai, je prends pas de marche en forêt).

Ah! La nature, y’ a que ça de vrai!

14.10.07

Tribute to you, you, and you...


J’suis en forme ces jours-ci, je produis des billets comme une enragée, je commente ici et là, je réponds par-ci par-là, alors je me suis dit, avant le dodo, un autre petit billet. Gâtez-vous.

Ce billet me trotte par la tête depuis longtemps, mais tonight is the night!
Alors voilà:

Je voulais donner une petite mention spéciale à Sophie, qui est la première lectrice à m’avoir laissé un commentaire sur ce bloguichou. Ce fut également son dernier commentaire, alors je ne crois pas l’avoir convertie, mais bon seriez gentil de passez le mot!

Ensuite, mention à Pascal, l’ex-new célibataire, qui, à ma connaissance, est le premier à m’avoir ajouté à son blog-roll et à m'avoir dit qu'il aimait me lire. Je sais, ça l’air de rien, mais c’était vraiment cool de voir ça.

Mention numéro 3 : Safwan, qui est la première à avoir récidivé dans les commentaires, ça aussi c’est chouette, comme dirait Pascal (me semble c’tait toi) : c’est les commentaires qui rendent le blogue concret, ou les lecteurs, tk, c’était p’t’être ben pas tout à fait ça, mais c’était ça qu’ça voulait dire, me suivez-vous?

Quatrième honneur à miss Poussière d’étoile, pour son nom si romantique. Mais non, c’est pas pour ça. Quatrième honneur dis-je, pour sa double exécution, la première à avoir démontré un intérêt quand à mon état de santé (héhé) bien vague intérêt en fait, je crois que le suspense que j’ai créé était tout simplement trop fort pour elle, et pour m’avoir prodigué des encouragements qui font ressortir la vicking en moi chaque fois que j’y pense : Respect et robustesse, aaaaaarrrrrrrrrggggghhh!

Et cinquième et dernier honneur : à Yano, pour m’avoir incorporée à sa crème et son café, sur le « blogger hall of fame » du foo la nuit. Le menton m’a décroché, j’étais bien contente, je voulais te remercier dans la section commentaires, mais je trouvais que j’aurais l’air de m’auto promotionner. Alors voilà!

Ce billet est over, j’espère que je n’ai oublié personne…

Ah oui! Eye wood like 2 tank Jésusse-crihste, maman, papa, Amoureux, qui me soutient en ne lisant mon blogue que lorsque je lui demande si il l’a lu (;)), mon fils, si brave quand il a effacé la moitié de mon dernier billet (s’t’un accident, s’exclama-t-il en cillant de l’œil) et qu’il a dû affronter le regard de la bête (le mien), ma meilleure amie, ma tante, ma grand-mère qui fait des si bonnes tartes…

3.10.07

Place à la bêtise


Aujourd'hui, ma sagesse s'en est allé, emportée par un ruisseau sanglant qui ne semble pas vouloir se tarir de sitôt.

2.8.07

Mes amis les fous


***Avertissement aux défenseurs des plus démunis, des pauvres, de ceux qui pourraient faire pitié et aux minorités de toutes sortes et espèces : Ces billets ne se veulent en aucuns cas offensants ou discriminatoires envers qui que ce soit, ce ne sont que des anecdotes qui m’ont fait sourire et le tout se veut affectueux et n’a été fait que dans le but de relever des paroles ou des situations cocasses, comme on s’attendrit ou s’émerveille d’un mot d’enfant. C’est-y clair? Il va sans dire que tous les noms ont été changés.***

Alors, alors… Comme mentionné dans mon profil, je suis fonctionnaire (fallait bien y arriver un jour). En fait, je travaille dans un hôpital psychiatrique (non pas psy… ni infirmière (J’aime encore le terme de garde-malââââde que certains patients claironnent encore)… ni préposée… je suis aux services auxiliaires (mais oui quoi! C’est aussi écrit dans mon profil que je suis é-tu-dian-TE!), c’est-à-dire entretien, buanderie, services alimentaires, etc.).

J’aime bien, et comme je suis plus souvent à l’entretien sanitaire qu’ailleurs je suis en contact direct avec les patients, ce qui, parfois, peut s’avérer très amusant (comme on rirait du comportement d’un ENFANT, vous savez, c’est pas méchant, là).

Beaucoup de mes clients (on doit les appeler comme ça, voyez) ont d’ailleurs des comportements et des mimiques d’enfants, sauf qu’ils ont de la barbe, qu’ils sacrent et qu’ils fument.
J’avais envie de vous communiquer quelques moments amusants, mais pour l’instant, je n’en ai que deux en tête, car la majeure partie de mon cerveau est en communication avec P’tite Face et la partie qui reste est occupée à taper sur le clavier. Ce sera donc frugal, mais vous ouvrira peut-être l’appétit…
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Gérard, toujours de belle humeur, n’hésite jamais à me hurler plusieurs fois par semaine (même par jour) : Alllôôôôô! Ça va biiiieeeen??? Vous êtes belle vous!
Moi : Ah ben! Vous êtes gentil vous!
Gérard : C’est quoi vot’ nooooom?
Moi : Valérie (ben oui, ça, c’est mon vrai nom, mais vous aviez juste à aller voir mon mail)!
Gérard : Hooooooonnn!!! J’ai vu des annoooonces du fiiiilm! Ça fait longtemps pa’ semple, l’avez-vous vuuuuu? C’est un bôôôôôô film, heeeein? C’est un bôôô film!

Moi, ça m’a bien fait rigoler, d’autant plus que plus jeune, j’ai fait une espèce de psychose à propos de ce film, car j’étais persuadée que mon père, qui a choisi mon prénom, s’en était inspiré, mais non finalement, il n’était pas vraiment fan de Danielle Ouimet. Au moins ça change de l'habituel Valderi Valdera!
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Celle qui a fait ma journée :

Infirmière : Jacques! Viens ici, je vais te donner tes médicaments!

Jacques faisant volte-face réplique, bourru : Heille! Pourquoi tu m’appelles Jacques? J’m’appelle pas Jacques! Ah oui! C’est vrai! J’m’appelle Jacques!

Appelons ça être hors de soi…