Aucun message portant le libellé dérape. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé dérape. Afficher tous les messages

7.3.09

Timing révélateur



Avez-vous remarqué que c'était la semaine de prévention de la santé mentale à l'UQÀM? Non? Ah! C'est peut-être parce que c'était la semaine de relâche...

9.12.08

Quand opinion rime avec castration


M’est venu à l’esprit, alors que je me coupais les ongles de pieds (l’inconscient fait de ces associations, allez savoir), un dialogue que j’avais eu avec ma meilleure amie (qui ne vient pas par ici, je peux donc dire ce que je veux) sur le très commun et très usé thème des relations hommes vs femmes.

Nous avions abordé ce sujet dans un resto de type « sportif », alors que son copain avait les yeux rivé sur le match de hockey et que nous papotions gentiment actualités. Mon amie, appelons la Miss J, me disait à quel point elle avait été impressionnée par le passage de Benoîte Groulx à « Tout le monde en jase *» (je sais, cette discussion date un peu).

S’entame donc un enflammé débat sur la « fidélité » dans le couple, car Miss J trouve que ce que Benoîte propose (quelque chose comme, avant c’était plus facile d’être fidèle, maintenant on se marie pour longtemps, c’est dur et plate (loin de moi l’idée de diminuer son propos, je le jure)), soit une sorte de contrat « à la Sartre et Beauvoir », est très intéressant pour le couple moderne, une union libre en somme.

Arrive donc Miss Lurette, avec sa ceinture de chasteté, qui croit, personnellement et en toute humilité (en tout romantisme aussi, hein), que elle, elle le ferait pô. Car Miss Lurette croit, que toute cette idée, selon elle, redéfinit le concept de couple comme elle l’entend. Un couple, c’est deux personnes qui s’aiment. Un couple, ça arrive que ça s’aime toute la vie, oui, oui, et c’est ce qui fait la beauté de l’amour et du romantisme et du miel et des roses et des oiseaux qui s’envolent dans un chant divin, c’est qu’ils ont passé toute leur vie ensemble pour le meilleur et pour le pire genre, mais sans Jesus and friend. Lurette, elle croit que ça s’peut et qu’un couple c’est ça. C’est l’aaaaaaaaaamour!

Et que bon, baiser où bon nous semble peut être très plaisant, bien sûr, qu’elle n’a rien contre ça du tout et qu’elle dit : « expérimentez les amis! » et que même, si les gens qu’elle côtoie qui sont en couple et qu’ils en ont envie de se prendre pour Sartre et Beauvoir, qu’ils y aillent! Mais que vraiment, elle, elle trouve que la vie de couple, c’est pas ça.

Et là, en désespoir de cause, Miss J., visiblement désarmée devant ma théorie ô combien réactionnaire demande l’avis de M. J conjoint qui répond, sans quitter l’écran des yeux :

-On devrait les pendre et les flageller.

Frette. Je me butte. Douyescequessé que Lurette a condamné les dévergondés du droit chemin? Hein, douyescequessé qu’elle a dit que c’était maaaaaaaaaal ces idées? Never, jamais, nenni, cépôarivé.

Évidemment, mon point de vue peut sembler réac, mais est-ce que c’était un postulat incontournable? Non, c’était une opinion, énoncé sous toute réserve de mon propre point de vue qui reflète mes propres actions. Je ne suis pas partie en croisade contre ces agissements et leurs adeptes et je suis fatiguée que l’on prenne ce type d’énoncé comme étant une prise de position catégorique.

On peut discuter de certains sujets d’une façon objective, mettons l’avortement, et dire que l’on trouve ça merveilleux que les femmes puisse choisir de mettre un terme ou non à une grossesse non-désirée. Mais est-ce que l’on peut dire subjectivement que l’on ne croit pas que l’on aurait la force de le faire nous-mêmes si cela l’on était confronté à cette situation sans que l’on soit étiquetée pro-vie?

J’ai le droit de vivre dans un monde en progression, en évolution sans être obligée d’en appliquer toute les merveilles de ses avancements. Moi avoir une télé dans mon réfrigérateur, je ne crois pas que ce soit nécessaire, je refuse même qu’on écoute la télé en mangeant (je sais, chez moi c’est pire que le couvent), mais je ne crache pas à la gueule de toutes le personnes qui jugent indispensable de s’acheter un frigidaire-télévision, si y’en font ça doit être bon.

Ben voilà, j’pense mon inconscient essayait de me mettre sur la piste d’un spm imminent. Quel stéréotype de merde. Et je l’utilise. La grande inquisitrice s’en va dormir. Bonne nuit. Pas de wet dream, hein? J’suis contre ça, moi.
*"Tout le monde en jase" est une émission fictive, toute ressemblance avec une énmission réelle est purement fortuite.

17.3.08

Encouragements, pressions, et dépressions


J’écris ce billet en réponse au commentaire de mazsellan sur mon billet Longue prétention doctrinale, bla bla bla. Tout d’abord, merci pour tes encouragements, ça fait toujours plaisir à entendre (heu, à lire). Ça, c’était le bout personnel, maintenant je m’adresse à vous tous, lecteurs de ce blogue merveilleux, héhé.

Sans fausse modestie, je dois dire que je n’ai pas l’impression de mériter toutes ces félicitations, non pas que je faille à ma tâche, mais justement parce que je ne fais que ce que j’ai à faire. Je n’ai pas particulièrement de mérite à m’occuper de P’tite Face, premièrement parce qu’il est vraiment fantastique, mais simplement aussi parce que je suis une maman comme une autre qui a décidé d’avoir un bébé.

Mazsellan a d’ailleurs mis le doigt sur le bobo lorsqu’il dit que : « ça en prend de la colonne pour soi-même, mais surtout pour supporter le regard des intolérants ».

Moi, mon problème, ce n’est pas d’être toute seule, ce n’est pas d’avoir 24 ans, ce n’est pas d’être monoparentale ou aux études, c’est les autres. Peut-être que j’ai une tête de cochon pis que je suis bornée pis que je veux pas les conseils de personne, peut-être que c’est moi qui exagère. Mais vraiment, d’avoir constamment à me battre pour prouver aux autres que ce n’était pas une mauvaise décision, car décision c’en était une justement, personne ne m’a forcée à garder ce petit bébé-là, je l’ai choisi, d’avoir à leur montrer que je suis aussi compétente qu’une femme de trente ans dans l’éducation de mon garçon, qu’il ne manquera de rien, surtout pas de câlins autant que de remise à l’ordre (grâce à mon regard mortel paralysant), c’est vraiment éreintant moralement.

Je connais le refrain, quand quelqu’un apprend que j’ai un garçon, les questions s’enchaînent, toujours les mêmes, plus ou moins dans le même ordre, « T’as quel âge? Y’ a quel âge? Hein! T’as pas l’air d’une mère (ça, vraiment, ça me fait rire, une mère c’est pas nécessairement une larve humaine, des fois, même à trente ans, ça l’air d’une personne ordinaire, ça peut même être jolie une maman, c’est juste moins attendu)! Et la fameuse : « C’était-tu voulu? » Plus aucune inhibition, les gens me mitraillent sans considération pour mon intimité. Évidemment, je réponds invariablement la même chose, que je suis tombée enceinte par « accident », mais que j’ai bel et bien choisi de le garder et, bien sûr, je comprends la curiosité naturelle des gens, je pose parfois les mêmes questions après tout, par contre, je fais aussi remarquer à mon interlocuteur (tout dépendant de qui il est) que personne ne demande à une femme de trente ans si sa grossesse était voulue…(Qu’est-ce que j’ai contre les femmes de trente ans aujourd’hui?).

Encore samedi, après l’épisode traumatisant au Sears, alors que P’tite Face se faisait couper les cheveux, la coiffeuse, d’environ 50 ans habillée comme une fille de 15 (moi aussi j’ai le droit de penser des choses pas fines), a réussi à lui faire dire quel âge j’avais d’une façon très peu subtile. C’était pas méchant, mais bazouelle que 5 ans plus tard ça me tombe encore sur les nerfs. Et moi, comme une belle greluche, je souris comme une annonce de Colgate et je dis en riant : « Ah! Il se souvient de mon âge! J’étais pas certaine qu’il le saurait! » Et bla-bla-bla.

Vraiment, avec le mini recul que j’ai, je me suis aperçue que les deux premières années de vie de mon fils, alors que je débordais d’enthousiasme vis-à-vis la maternité et que je disais à tout le monde de faire des enfants (moi, qui pensais finir en vieille matante cool et sans attaches), je n’en ai pas profité autant que je l’aurais voulu parce que j’étais sans cesse confrontée aux regards des autres, proches et moins proches, et que j’avais sans arrêt mes preuves à faire.

Dernièrement, je discutais avec Amoureux et nous en sommes venus à la conclusion que pour l’instant, avoir d’autres enfants n’entre pas dans nos projets ni à court, ni à long terme. Dans le fond, je trouve ça désolant, mais je me dis justement que je n’ai aucune envie de retourner au front et de recommencer toutes ces batailles qui sont derrière moi maintenant. Le plus épuisant, ce n’est pas de s’occuper de mon bébé, merde ça dort tout le temps, d’ailleurs le mien était particulièrement angélique (hihi, je sais), c’est les constantes confrontations avec le reste du monde. De toute façon, la guerre n’est pas terminée encore, P’tite Face entre en maternelle en septembre, je me refais des forces durant l’été et je retourne affronter la confrérie des parents standards.

7.2.08

Parce qu'il faut bien appeler un chat un kittycutecatsocool


Je contreviens à mon habitude dans ce billet pour exposer mon point de vue sur un phénomène social qui me dépasse un peu, mais qui se confond tout de même dans une masse de cas de diverses composition. THE FAMEUX CUPCAKE.

C’est bon, c’est beau, c’est l’fun, c’est ce que vous voulez, mais je n’arrive tout simplement pas à comprendre l’engouement monstre pour ces petits gâteaux, voire ces muffins stylisés. Car, soyons francs, ce sont des muffins, vulgairement, paf. Tels que les gentilles mamans et les gentilles grands-mamans en préparaient l’amour dans le cœur et la sérénité sur le visage. Certains insisteront sur le fait que la recette suivie est en fait une recette de gâteau divisée en petites portions, c’est l’fun, c’est génial, comment résister. C’EST DES MUFFINS!

Ce qui est pour moi incompréhensible ce n’est pas que l’on aime ces petits gâteaux, c’est, bien entendu, délicieux. Ce que je ne comprends pas, c’est que les gens, particulièrement les gens tendances-dans l’vent-hypes, agissent comme si c’était THE thing to eat en 2008. Comme si on n’avait jamais vu ça un petit gâteau de fantaisie mignon comme tout, comme si c’était révolutionnaire, inédit, IN-CROI-YI-AAA-BLE!

J’en ai mangé, avec plaisir, ça goûtait, hummm, c’est difficile à cerner, mais je dirais que ça goûtait le gâteau. Troublant.

6.9.07

Cafard et autres cogitations


Depuis au moins deux semaine, je me fais discrète, Je m'interroge (déjà) sur la possibilité de fermer ce carnet qui se prétend blogue.


Je cours après le temps, je cours après l'inspiration. Dès qu'il me semblait avoir une bonne idée, elle m'échappait, perdue dans les méandres de mes pensées ou utilisée par d'autre, comme l'envie d'un billet sur les prêts et bourses que Poussière d'étoile a rédigée avant que je le fasse. Je n'ai pu que parader dans la section commentaire, ce qui, en soit, est bien suffisant pour la portée de ce que j'avais à dire, n'est-ce pas.


Ces deux dernières semaines, j'ai couru après les dernières minutes de mon été qui n'a pas contenu assez de fin de semaines à mon goût. Pendant 2 mois, j'ai eu toute mes fins de semaines de congé et j'ai travaillé du lundi au vendredi de 7H30 à 16H. Quelle bénédiction, je n'aurais pas pu avoir un horaire plus idéal! Mais c'est bel et bien terminé, je recommence à mon poste attitré ce week-end, oui, en traînant des pieds.


Après mes trois premiers cours à l'Université, je réalise que mes journées devraient compter au moins 48 heures pour venir à bout des 50 (oui oui) romans demandé par mes professeurs (3 cours sur 5, hein, la suite demain) lors de la présentation des cours, liste de romans n'incluant pas, bien sûr, les ouvrages de références, si je puis dire, essais, annexe, etc. auxquels je devrai me référer et donc lire cette session. Cette constatation m'a complètement enlevée l'envie de participer à mon initiation ce soir, je n'y suis donc pas allé, courant ainsi le risque d'être une paria le reste de mes études.


Je suis comme une âme en peine entre les cours, je n'ai aucune idée où aller, je déambule dans cette Université où tous les corridors bruns se ressemblent, couverts de papier et d'annonces de toutes sortes et dans lesquels je me suis égarée deux fois en un seul après-midi.


Mon optimisme s'étouffe dans le pot de crème glacée pâte à biscuits que je suis entrain d'engouffrer alors que ma résolution "d'alimentation saine et équilibré" est reléguée aux oubliettes. Que voulez-voius, avant c'était moins compliqué, j'allumais une cigarette et je n'avais pas ces arrières pensées. Maintenant, je bouffe et je me sens coupable...


Zut, suis-je entrain de rédiger une lettre de suicide? Je ne suis pas si déprimée, tout de même! Ouf! j'arrive à la fin de ma crème glacée, l'espoir me revient, je saurai passer au travers, tout comme je l'ai fait avec ce quart de litre de pâte à biscuits!

6.8.07

bêtises et folies francophones


Dimanche soir, je fais une folie (je travaille le lendemain après tout) et je me rends courageusement au spectacle de mon ami (on se connaît pas, mais si ça t’intéresse, envoie moi un mail) Pierre Lapointe.

Je l’aime, je l’aime, je l’aime.

Je suis une fan des tout premiers jours (enfin, j’aime le croire).

Malheureusement, il m’arrive d’être un peu trop vulnérable et je n’aime pas me faire parler fort, ça me fait peur bon. Il semblerait que Safwan m'ait porté la poisse sur celle-là, ou bien mon commentaire était un brin trop sûr de lui dans son impertinance. Je vous éclaire.

Nous attendions impatiemment le début du spectacle, en babillant entre filles. Une gentille dame à côté de nous m’a alors glacé les sangs en me lançant dès les deux deux premières mesures de la première chanson :

« J’AIMERAIS ÇA SI TU POUVAIS ÉCOUTER! (s’exclama-t-elle avec l’intonation délicate d’une ogresse affamée)

« Oui, pardon, lui lançais-je avec, en prime, une superbe foudre dans le regard, non, mais on peut quand même le demander poliment…Paye-toi des billets si tu veux que les gens parlent pas… (Non, mais c’est vrai quoi, on est en plein air quand même, tout le monde parle, 100 000 personnes quand même).

Au même moment, des travailleurs des franco (je sais, mais je ne trouve pas le terme), nous refoulent sur le trottoir parce que nous avions, sans le savoir, débordé sur le passage piétonnier. Je me retourne allègrement pour monter sur le trottoir, en extase avec la voix de Tit-Pierre qui me berce, et je me retrouve face à deux cerbères me bloquant complètement le chemin (la sœur de l’autre, de toute évidence), persuadés que je tente une esquive vers un monde meilleur :

« OH! NON! TU MONTERAS PAS ICI! ÇA FAIT DES HEURES QUE J’ATTENDS, TU TE METTRAS PAS DEVANT MOI! AH! C’EST PAS VRAI QUE TU VAS TE METTRE DEVANT NOUS! EN ARRIÈRE! ENVOYE! TU TE METS PAS DEVANT MOI!

Le tout en stéréo.

« Heu, oui c’est bon, mais non madame, mais là…Faut qu’on passe… HEY! CALMEZ-VOUS LÀ! On s’en va derrière, faites-vous-en pas!

Mais merde! Quelle cinglée! Je déteste les gens qui présument que je serai impolie sans même en voir un signe avant-coureur et je déteste les gens qui n’ont pas de manière. Non mais! On peut me parler poliment tout de même! Je n’ai pu résister, une fois rendu DERRIÈRE cette chère dame de commenter son manque de savoir-vivre, ce qui, bien entendu, témoignait du mien, mais bon. On peut pas être parfait.

De toute façon, elle a gâché le peu de temps où nous sommes restés dans cette mer humaine, je ne pouvais m’empêcher de penser à elle. Alors, si jamais elle me lit un jour, je lui fais la grimace, mais attention, hein, une grimace bien sentie.

8.7.07

Plus jamais, j'vous jure, plus jamais comme hier!



Alors, voilà.

Je suis une vieille matante finie. J'en ai eu la preuve cette fin de semaine.
P'tite face faisait dodo chez Papi et Mamie vendredi soir et je ne travaillais pas le lendemain, faisont donc un party chez Amoureux avec nos bons vieux zamis. C'est donc agréable. Ce fut une superbe soirée, on a rigolé du début à la fin.

J'ai fait une Barmaid de moi-même en confectionnant avec amour et attention les classiques sex-on-the-beach nécessaires à une bande de guidounes en folie, mais je crois que le dosage que j'ai déniché sur internet était en fait n'importe quoi, car ma nouvellement fameuse spécialité était au premières tentatives plutôt jaune claaaaaiiiiir, comme très dilué. J'ai ajouté du jus d'orange, mais apparemment, ils étaient quand même trop fort. En fait, ma soeur était pompette après la moitié d'un et la belle Nathalie a renvoyé les siens (2). Mais quand je dis que c'était une superbe soirée, elle riait même en vomissant.

L'envers de la médaille...le bout qu'on néglige de se rapeller quand notre cerveau nous dit qu'il s'en va se coucher bien vite là et le même bout qui nous fait dire: "Mais mon Dieu! Comment pourrais-je un jour avoir envie de recommencer encore?"

Quelle journée de merde fut ma journée de samedi! J'ai renvoyé moi aussi, pour la deuxième fois de toute ma vie d'alcoolique, la première fois étant suite à ma première brosse il y a 8 ans (j'avais 15 ans pour ceux que ça intéresse). Disons que j'avais oublié le "feeling" merveilleux d'un hang-over bien mérité. J'ai également eu le mal de mer jusqu'à ce que je me recouche samedi soir vers 10 hre.

Je confirme que ça m'a coupé l'envie de faire une croisière pour un p'tit bout, j'ai réalisé que j'avais pas le pied marin.