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15.3.09

Le nouveau visage du mal


Une autre discussion avec P'tite Face sur les dangers de parler aux inconnus que nous avions quelques temps après la rentrée scolaire m'est revenue aujourd'hui alors que je m'empiffrais de biscuits au beurre de pin':


Moi: ...trèèèèèèèèèèèèèès dangeureux et blablabaratinhabituel...

Lui: Y pourrait me faire manger des arachides?
À noter que P'tite Face n'est pas du tout allergique aux peanutsssssss, il se laisse simplement influencer par ses nouveaux amis.

19.1.09

Paroles de P'tite Face

Style "modestie 101, c'est par là?": "Moi là, toutes les filles me trouvent beau à l'école...pis sont toutes en amour avec moi, ben oui les filles me courent toutes après pour me donner des bisous pis des calins, j'chus trop beau!"

Style illuminé précoce: "Aujourd'hui, là on jouait dehors avec mon ami Copie-Conforme, on faisait des anges dans la neige pis là j'lui ai demandé : "Copie, trouves-tu ça beau la vie?" Y'a dit oui, pis j'ai dit "moi aussi".

Style j'trippe trop sur le grandiose:

Après avoir battu un méchant dans un jeu vidéo: "Vive la liberté!"

Concernant le fait qu'il aurait le temps de jouer après sopn bain si il se lavait assez vite: " Vive la liberté!"

Concernant le fait qu'on mange du macaroni au fromage pour souper: "Vive la liberté!"

Ajout:

Moi: "P'tite Face!

Lui: "Oui maman, j'te connais bien (ramasse ses jouets), j'm'en vais me coucher!"

***

Entendu au centre sportif de l'UQAM par deux filles qui alternaient petites courses et longues marches sur la piste de course: "Moi j'aime mieux faire des demi-tours, de toute façon, mon coeur continue de battre quand même quand je marche"

14.12.08

Déboires administratifs


Je vous entretiens souvent de la suprématie que j’exerce sur P’tite Face, cependant, il est une facette de sa personnalité que je ne sais pas atteindre. Celle de la lenteur. P’tite Face est lent. Physiquement je veux dire.

Ça lui prend un an mettre ses souliers d’autant plus qu’il parle tout le temps et qu’il ne peut le faire en même temps qu’une quelconque autre action.

Depuis qu’il va à la maternelle, et passée les deux premières semaines d’excitation, ça prend un tracteur et des chaînes pour le tirer du lit.

Son radio-réveil fait entendre son BIP de l’enfer à 6h30 assez fort pour réveillez tout le quartier et lui ne bronche pas avant un bon 5 minutes, parfois plus. Des fois il l’éteint puis il se re-blottit sous la couette. Des fois je vais l’éteindre et je m’échine à le réveiller.

Toutes les excuses y passent. Du : j’suis trop bien, ma couverte est trop douce aux grommellements indistincts. Des fois, il perd même patience du genre : ben là j’suis réveillé pourquoi tu m’écoeures encore (en langage préscolaire you know)!?!?! Pauv’tit (entendez le sarcasme).

L’heure qui suit est un combat de tous les instants, go! go! go! Je le harcèle pour savoir ce qu’il souhaite manger, car une fois que c’est déterminé, je me rue dans la cuisine, pose son déjeuner sur la table et là il n’a pas le choix de bouger ses miches… quoique… Chaque bouchée de céréales alterne avec un long voyage au pays des merveilles et de la graisse de bine, c’est long, lent et engourdi…

Une heure après que son cadran ait sonné, je me démène pour qu’il s’habille en hurlant qu’il sera en retard à l’école et là je vous épargne la motivation que je dois déchaîner pour l’habillage et le brossage de dents pendant que je mange mes bas…

Amoureux qui ne vit jour et nuit que pour mon bonheur suprême et qui est prêt à tous les sacrifices pour que ma vie se passe sur un petit nuage rose m’a fait une fleur la semaine dernière : mercredi, jeudi et vendredi, il s’est levé à 6h30 pour s’occuper du départ de P’tite Face alors que j’ai pu rester couchée jusqu’à 7h30, car, fin de session aidant, je commence à être sur les dents.

Qu’est-ce qu’on m’annonce, perplexe? Ben P’tite Face était prêt ces trois matins là à 7h tapante, n’ayant d’autre choix en attendant de partir à l’école que de jouer à son jeu vidéo tellement il avait été efficace et plein d'entrain en gambadant hors de son lit tel un jeune bambi devant l'univers qui s'offre à lui…

Houston on a un problème…Ce problème, c’est vous.

5.12.08

Combat singulier



Chez Lurette, on apprend tout en s'amusant! (Ouais, tu parles)


Au souper, P'tite Face fait "une course de manger". Comprendre par là qu'il calcule qui fini son assiette le premier sans, bien sûr, tenir compte du nombre de portions ou autre détail.


Alors qu'Amoureux se ressert en ajoutant deux pilons de poulets dans son assiette, je termine les trois pilons que j'avais dans la mienne.



P'tite Face (à Amoureux): Ah! T'as perdu la course de manger, c'est maman qui gagne!


Amoureux: Mais j'avais fini ma première assiette avant Maman, j'en avais quatre avant dans mon assiette!


P'tite Face: Pas grave t'as perdu!


Moi (médiatrice exceptionnelle): Mais non p'tite Face! Amoureux en a mangé plus, il en avait quatre avant et maintenant deux de plus, ça fait combien ça en tout?


PF: Deux!


M (super zen): Ben non, réfléchis...Avant il y en avait quatre, maintenant il en rajoute deux...Ça fait combien?


PF: Heuuu...Quatre!


M(hum, bon allez, je mime avec mes doigts): Regarde, j'en ai quatre d'un côté, j'en rajoute deux ( sur l'autre main, je colle mes deux mains ensembles) Et maintenant, combien il y en a en tout?


PF (Comptant silencieusement chaque doigt): Six! Haha! Ça fait Six!


M: Est-ce que six c'est plus ou moins que trois?


PF: C'est...p-plus!


M: C'est ça! T'as tout compris!



Attention les amis, voici que ça se corse, c'est le moment de démontrer à P'tite Face pourquoi c'est moi sa mère et, lui, seulement le jeune maternellien.



P'tite Face ouvre sa main sur la table et me demande combien il y a de doigts:



M-plus-vite-que-son-ombre: Cinq!


PF (ouvre de grands yeux): Hen!



Il ouvre ses deux mains



Maman-oeil-de-lynx: Dix!


PF: Ben là!



Il baisse un doigt de chaque main, la tension est palpable:


Maman-super-math-girl: Huit!


PF: Ben Mon Dieu là!



Deux autres doigts de moins, mais Maman, la super intuitive-girl l'avait vu venir.



M: Six!



PF, déclarant forfait, rit beaucoup et s'inclina plein de respect devant cette force de la nature qu'était sa mère. D'ailleurs dans la suite de l'histoire nous verrons que c'en est fini de son épanouissement personnel, car PF sera rongé toute sa vie par un sentiment d'impuissance qui lui donne l'impression de ne pas être à la hauteur peu importe la situation. Il ne pourra jamais, malheureusement, prendre sa place au soleil et sortir de l'ombre de sa mère, ce monument s'il en est un, de force mentale et d'accomplissement.



I'M YOUR MASTER LITTLE BOY!



27.4.08

Telle mère, tel fils et vice versa

Je suis en plein le genre de fille qui dit « oui, merci » quand une voiture s’arrête près d’elle sur la rue Notre-Dame à 1 heure du matin pour lui offrir un lift « parce que c’est dangereux de se promener comme ça toute seule à cette heure là » et qui se dit, une fois assise (à côté d’un potentiel psychopathe, de sexe masculin, donc dangereux), que peut-être qu’il faudrait qu’elle se souvienne que c’est pas tout le monde qui est gentil. Vraiment l’innocence et la naïveté IN-CAR-NÉE! L’innocence surtout, si je l’ai pas dit. C’est pas parce qu’il y a autant de détail que c’est un fait vécu, hein! En fait, si, je l’ai fait.

Tout ça pour dire que P’tite Face, on voit tout de suite qu’il tient pas du laitier :

Je discute avec lui sur les conséquences de ne pas m’attendre devant la porte de la cour alors que je discute avec sa gardienne…heu…son éducatrice (ça, s’t’une gardienne, mais à la mode de 2008, c’est comme pour les cupcakes), j’me sens pas sincère quand j’fais des discours comme ça, en fait, c’est pas naturel, je sais jamais si j'ai les bons mots, au bons moments, si j'exagère, si j'suis claire, etc, bref, j’haïs ça!

Moi : …blablabla…y’a des gens qui pourrait te prendre pis t’emmener, des gens méchants, on sait pas, les gens que tu ne connais pas sont méchants, tu ne leur parles pas, ben sont pas tous méchants, mais y’en a (merde j’me contredis, c’est pas bon pour la crédibilité), en tout cas, je veux toujours que tu me vois…pis que je te vois…pis que je sache t’es où (j’pas sûre que c’est limpide, mais bon.)

PF : Parce que si je vas trop loin y’a des gens qui me connaissent pas qui vont me prend’?

Moi : C’est ça.

PF : Pis si on dit on est qui, est-ce qui nous remet à terre?

Moi : Non, y t’emmène.

PF : Pis c’est des méchants?

Moi : Oui.

PF : Y’a pas de jouets chez eux?

Moi : … Non, mais c’est pas ça le problème, y vont t’emmener pis te faire du mal (j’explore la possibilité de donner des détails, pour vraiment marquer son esprit, mais j’ai changé d’idée)

PF : Mais si on leur dit que c’est méchant, y vont peut-être arrêter?

Moi : …

J'me suis dit: mais ça se peut pas, tu penses, parfois, comme ton fils de

cinq ans, c'est pas normal.

22.4.08

Cuisinons avec la belle Lurette


Au menu : Risotto (parce que j’aaaaaiiime le risotto) à la saucisse italienne (parce que P’tite Face aadooooore les saucisses (va savoir).

1- Avant de commencer, ou pour commencer, préparer tous les ingrédients, parce qu’un risotto, quand c’est parti, ça s’arrête pas.

2- Répondre par un autoritaire : « Va te laver les mains! » à P’tite Face lorsqu’il vous demande s’il peut vous aider, pour bien montrer que le chef, c’est vous et qu’il n’est que l’aide-cuisinier.

3- Renvoyer P’tite Face se laver les mains parce qu’alors que vous le réprimandiez sur le fait qu’on ne saute pas gaiement sur sa chaise lorsqu’un couteau du chef est posé sur la table devant vous, il s’est mis le pouce dans la bouche (tiens, une nouveauté) pour faire pitié (genre je suis un bébé aux grands yeux implorants, aime-moi).

4- Finir toute seule de hacher les légumes malgré l’insistance de P’tite Face (insistance est un euphémisme) qui veut vous aider, parce qu’un couteau du chef, on ne laisse pas ça dans les mains d’un garçon, même s’il a prexque 5 ans. De toute façon, au risque de me répéter, c’est un couteau du chef, et le chef, c’est vous (au besoin, répéter mentalement ce mantra en prenant de longues inspirations (aussi souvent que nécessaire (s’applique à toute autre situation de tentative de putsch par votre descendance)).

5- Installer P’tite Face devant la cuisinière, vis-à-vis le rond qui n’est pas allumé, et chauffer l’huile d’olive et le beurre dans un poêlon. Répéter périodiquement (dans un délai oscillant entre 5 et secondes) : « Attention! C’est chaud! Bouge pas! C’est très chaud! Approche pas tes mains! C’est chaud! ».

6- Demander à P’tite Face de verser « DOU-ce-meeeeeent » les céleris, oignons et saucisses dans la poêle. Le laisser mesurer l’ail (acheté en pot parce que franchement, hacher des gousses d’ail, on a autre chose à faire). Le laisser être content de lui d’une façon que vous juger exagérée vu l’effort fourni. Dans un souci d’efficacité, ajouter les diverses épices vous-même. Laisser dorer les saucisses.

7- Retirer vous-même les saucisses du poêlon, y verser rapidement le riz (parce que vraiment vous n’avez pas envie que P’tite Face le renverse par terre). Bien enrober de gras. Ajouter ensuite le vin rouge, laissez évaporer, ajouter une louche de bouillon de poulet, laissez évaporer, toujours remuer. Qui? P’tite Face? Ah! « Euh…non, pour l’instant tu ne peux rien faire…En fait, j’peux plus vraiment te laisser faire autre chose…À moins que…Es-tu capable de brasser le riz tout le temps? Non? Bon, tant pis… »

8- Continuer à verser le bouillon louche par louche, en remuant. Quand P’tite Face s’en va cogner lui-même à la porte d’entrée et qu’il accourt en disant qu’il y a quelqu’un à la porte, répondre « ah oui? Ben va répondre! » d’un ton amusé. Lorsqu’il revient une minute plus tard en disant que quelqu’un d’autre cogne, rire et répéter ce que vous avez dit un instant auparavant. Il revient encore, même chose. Il revient, rire (moins sincèrement) et dire d’aller répondre. Continuer toujours d’ajouter le bouillon au riz en remuant. P’tite Face revient en riant et en disant que ça cogne à la porte, répéter machinalement. Il revient, rires forcés de votre part dans un vif désir de participer à ses jeux et de lui montrer que vous le soutenez dans la construction de son identité et de son capital social futur. Il redit la même chose, ouf beaucoup de visiteurs aujourd’hui, hahaha, mon Dieu, je dois trouver quelque chose. Il revient, ne pas répondre. Laissez vous bercer par le rythme réconfortant du mouvement circulaire de votre bras gauche et des allers-retours incessants de votre bras droit entre le chaudron de bouillon et le poêlon. Cette opération doit vous prendre environ 25 minutes, gosh.

9- Une fois le bouillon épuisé, remettre les saucisses dans le mélange pour les réchauffer, réaliser qu’Amoureux, qui vient d’arriver (sans cogner, lui) tout guilleret essaie de glisser ses mains sous votre chandail d’une façon très peu convenable (et très éloigné de l’état d’esprit (irrité) où vous vous trouvez, car en fait, vous étiez justement entrain de vous dire qu’un risotto, ça vaut-tu s’te trouble là?) , vous le repoussez d’un « tsssss! » bien senti et exaspéré.

10- Vous vous mettez frénétiquement à couper des légumes, alors que les assiettes sont déjà servies, dans le but de faire une assiette de crudités, car vous réaliser que malgré les oignons et le céleri, c’est pas super équilibré comme repas.

11- Vous passez outre la remarque d’Amoureux qui découvre que finalement « il n’est pas très humus ».

12- Vous annoncez (comme ça, par pur altruisme) que P’tite Face vous a aidé à faire le repas (alors qu’on sait ce que ça veut dire, hein).

13- Rêver du moment trop lointain (et peut-être impossible) ou P’tite Face sera en charge des repas du soir.

Bon appétit, moi, j’ai plus faim!

11.4.08

Hooon que c'est cute!


P'tite Face sort toujours avant moi dehors le matin parce que ça lui prend un temps fou à se rendre en bas de l'escalier alors que moi, j'y mets 1 quart de seconde. Alors, depuis qu'il veut tout faire tout seul, je l'envoie descendre l'escalier pendant que je finis de m'habiller, j'imagine que c'est une façon de faire des compromis, t'sais dans le but de faire durer notre relation...

Hier matin, pendant que je dévale l'escalier, j'entends P'tite Face rire sur le balcon.

"Wooooaaaw! Y vente vraaament fort!!"

Comme je sors dehors, il me dit en pointant un immense conifère planté sur le terrain d'en face:

"'Garde le sapin! Il est vraaaament gigaaaaatecse! Moi, je pensais que c'était un dragon!"

Hummm, c'est peut-être pour ça que la neige fond si vite ces jours-ci...Cf. Noisette sociale ;)

25.3.08

Maman 1, P'tite Face 0


À la suggestion de BB, j'ai acheté un mignon petit agneau de chocolat blanc à P'tite Face pour Pâques, question qu'il comprenne une fois pour toute que c'est moi la plus intelligente des deux (pour la maturité et la sagesse, on repassera).


Réaction quand il l'a vu? Stupeur, incrédulité, rires incertains, excitation interrogation (Pourquoi y'a pas de yeux?), stand-by jusqu'au lendemain (il l'a reçu vers 21 heures en revenant de chez son papa) alors qu'il l'a dévoré pour son dessert du midi (j'ai dû le supplier pour qu'il m'en cède un petit morceau, il m'a laissé l'oreille parce qu'il trouvait ça drôle quand je le lui ai suggéré en dernier recours (ça m'a quand même fait chaud au coeur, lui qui est si raisonnable et pas du tout gourmand (pour vrai là) de voir que le seul chocolat qu'il rechignait à partager avec moi était celui que je lui ai acheté)).


Verdict: c'est bien du chocolat, mais y'est pas blanc parce que avant y'était noir pis qu'on l'a laissé devenir pu bon (comme ceux de l'an dernier), y'était déjà blanc.


J'imagine qu'un jour il va se faire à l'idée que j'ai toujours raison et que je sais ce qui est bon pour lui mieux que tout(e) autre...Rire diabolique de future-belle-mère-folle-enragé-castratrice-et-dominatrice.

17.3.08

Qui a dit que les enfants sont durs à occuper?


Dimanche après-midi, nous avons un looooong tour de métro à faire P’tite Face et moi. P’tite Face est tranquille, comme à son habitude, il parle tout seul, des fois avec moi, chante un peu et se dandine sur son banc.

Tout à coup, il me regarde avec sa fameuse p’tite-face-que-t’as-le-goût-de-croquer et il se met à laisser pendre son bras comme un pendule. Puis, il le lève à l’horizontale et le fait aller de droite à gauche, de gauche à droite sans arrêt. Il me lance un coup d’œil exaspéré :

« Maman! Mon bras arrête pas! »

« Arrête pas de quoi? »

« De bouger! »

« Il bouge tout seul? »

« Oui! C’est fatigant là! C’est pas moi qui fais ça là! Ça bouge tout seul! »

Et de soupirer, et de s’esclaffer en laissant toujours le bras « bouger tout seul », de chicaner son bras et de tout tenter pour l’arrêter.

P’tite Face a une imagination folle et je me demande vraiment où ça le mènera et c’est sans compter les histoires qu’il invente au fur et à mesure du récit qu’il m’en fait, toutes plus abracadabrantes les unes que les autres. En fait, je lui ai, au plus, lu 4 ou 5 fois une histoire en entier depuis qu’il parle, car il ne cesse de m’interrompre et de me contredire, moi je perds patience et je le laisse finir l’histoire lui-même (vous ne voulez pas connaître sa version du petit chaperon rouge).

La pseudo possession de son bras m’a ramenée 1 an ou 2 en arrière, il devait avoir de 2 à 3 ans. Pendant plusieurs mois, P’tite Face conversait avec sa main droite. Il la faisait bouger, parler, je l’ai même surpris à lui donner un câlin et un bisou. SA MAIN DROITE! Voulez-vous bien me dire pourquoi je gaspille mon argent à lui acheter des jouets éducatifs, amusants et résistants? Il nous a même dit, Amoureux en avait mal au ventre, qu’elle était sa meilleure amie.

Mon seul regret : ne pas l’avoir filmé à ce moment-là pour pouvoir lui reposer la question à ses quinze ans.

24.1.08

Tendre déclaration


Depuis la naissance de P’tite face, je n’ai cessé de lui tapoter le popotin en débitant moult inepties telles que:” Sont à qui ces p’tites fesses là? Sont à moi ces foufounes là? Ah les belles foufounes à maman! » Etc, vous aurez compris le principe.

Or, depuis que P’tite face s’exprime, il ne se gêne pas pour me dire que « C’est les fesses à Mamie » (ou Papi ou Papa ou Tantine 1, 2, 3, etc.) selon son caprice affectif du moment. Et de s’ensuivre à chaque fois une discussion enflammée où je stipule finalement avec autorité que « c’est moi qui les a faites, sont à moi ».

Par ailleurs, comme je lave les toilettes dans un hôpital psychiatre où les tabous sont en quelque sorte atténués, les mots « caca moulu » et autres dérivés me viennent souvent au lèvres (au grand désespoir d’Amoureux) et je taquine souvent P’tite face en lui disant qu’il sent le caca moulu parce qu’il n’a pas lavé ses foufounes. Bon. Ça peut paraître bizarre comme ça, mais ça le fait bien rigoler et comme nous parlons beaucoup de caca ensemble, il ne ressent pas le besoin de s’en ouvrir en public à tout moment, me plaçant ainsi dans une situation pour le moins embarrassante (frêle justification).

Donc, cette fin de semaine, P’tite Face, en sa qualité de futur chevalier tueur de dragons, était entrain de s’instruire sur sa future condition en écoutant quelques épisodes de Kaamelott, une émission européenne fort divertissante que je vous conseille ardemment tant les comédiens sont tous plus fantastiques les uns que les autres. Je disais…? Ah, voilà, P’tite face réclame donc ma présence à ses côtés, et je décide d’interrompre mes activités le temps de deux ou trois épisodes (3 minutes chacunes), je m’assois donc à ses côtés. Il se blottit contre moi en me couvrant de la jetée dans laquelle il est enveloppé, il lève ses grands yeux vers moi et déclare : « Sont à toi mes p’tites fesses qui puent ». J’suis restée un peu plus longtemps.

6.11.07

Ma mère, cette menteuse...

Dimanche soir, nous étions en visite chez mes beaux-parents.

Pour dessert, ô joie suprême de P’tite face qui mange habituellement des fruits et des yoplaits à cette étape du repas, nous avons eu droit à un superbe gâteau au chocolat acheté-tout-fait-à-l’épicerie-faque-ça-tombe-sur-le-cœur, parsemé de ravissants et très minces copeaux de chocolat blanc.

P’tite face (pointant les copeaux) : C’est quoi ça?

Moi : C’est du chocolat.

PF : Du chocolat c’est noir.

Super maman : Oui, mais ça c’est du chocolat blanc, ça existe du chocolat blanc.

PF : C’est pas du chocolat.

Moi : Oui, c’est du chocolat blanc, goûtes-en un morceau.


PF (qui prends un copeau, l’air sceptique, et le dépose sur sa langue) : Ça goûte rien! C'est pas du chocolat!

Moi (c’est vrai, ils sont trop minces) : C’est parce que c’est un petit morceau, ça goûte moins, mais c’est vraiment du chocolat blanc.

PF : Non, c’est pas du chocolat, du chocolat c’est noir!

Moi (je commence à m’énerver, non, mais!) : Oui, c’est du chocolat! Du chocolat blanc! Demande à Amoureux, il va te le dire que c’est du chocolat (pour en être rendu là, c’est que vraiment…)

PF (se tournant vers Amoureux et pointant les copeaux) : C’est quoi ça?


Amoureux : C’est des vers de terre.

PF (genre triomphant crampé) : Haha! Tu vois maman! C’est pas du chocolat! C’est des vers de terre! Haha!

Moi : T’aimes mieux croire que c’est des vers de terre que tu vas manger que de croire que c’est du chocolat blanc?!?!

PF (la bouche pleine) : Haha! C’est pas du chocolat, c’est des vers de terre, j’te l’avais dit que c’était pas du chocolat, du chocolat c’est noir!

Et moi, jugeant que le silence était de mise, de m’enfourner une énorme bouchée de gâteau dans la bouche, en me demandant : « quand est-ce que j’ai échoué? »

16.7.07

Mes respects madame...


P'tite face jacasse dans l'air frais du petit matin. Il n'est que 6 h 10, mais nous sommes déjà en route vers l'autobus qui nous conduira à la garderie.

Lui (une pie en puissance) : Blablablalablablablablabla..........Heille dépêche! On va manquer la tobus! (Eh oui, il m'a bel et bien rappelé à l'ordre, parfois je crois qu'il n'a pas conscience de sa position réelle dans la hiérarchie familiale) .

Moi (léthargique) : Voyons, parle plus doucement, on dit pas ça comme ça aux gens...

Lui : Mais toi t'es pas une gens!

Moi: Ben oui, j'suis une personne, j'suis ta maman.

Lui : Ben c'est ça! (la condescendance incarnée) Des mamans c'est pas des gens!

Douce mélodie de l'enfance qui nous emplit de félicité...

25.6.07

Pingouin fever




Ne sont-ils pas entraînants ces films pour enfants avec leurs chansons qui nous collent au cerveau des semaines et des semaines? J'adore! Peu m'importe la qualité du film, si je peux chanter les chansons encore et encore, je ne peux résister.

Me voilà donc, il y a déjà quelque temps de cela, prise d'une nouvelle fièvre pous ce fameux film de pingouins (oui, oui, je sais) et pour sa trame sonore qui m'emporte encore régulièrement. Particulièrement cette chanson de ce cher Prince "Ze Artist" pop cool 80.

Alors, voilà

"dingdingdingdingding

le rythme s'empare de moi
un déhanchement saccadé me fait remuer le popotin

"You don't have to be biioutifulll
"To teuuurn me oooon

La musique est en moi, I'm a rockstar

"Iou can't be too flirtai mama

Yeah Babe! Here I am!

"Iou don't have to be richhhhh, to be my girl

Cette chanson a été écrite pour moi

"Don't have to be coullllle...humm mmm mm

I DON'T WANT A BITCH!!!

Et Paf! Retour sur terre aussi sec que le décollage.

Moi (regardant Petite Face d'un air éberlué et horrifié (mon fils ne peut s'exprimer ainsi)) : KOUWWWA !???!!(mon totem scout était canard grinçant). QU'EST-CE QUE T'AS DIT?!???!!

Lui (trop fier de son effet) : I DON'T WANT A BITCH!

Moi ( qui n'en revient pas, avec un regard digne de celui d'un esturgeon accroché à l'hameçon) : What the f?%%##@??!!??? (dans ma tête voyons, sinon pourquoi s'en faire pour un mot aussi doux que bitch?)

Amoureux (plutôt content que j'aie arrêté de chanter) : Je crois qu'il chantait avec toi...You don't have to be rich...ahah

Petite Face : I DON'T WANT A BITCH!

Cette chanson fut bannie de mon répertoire (sauf sous la douche) dès que j'ai pu fermer ma bouche jusqu'à ce que Petite Face réussisse à articuler quelque chose de plus approchant de la version originale que de son remix personnel...

22.6.07

Mon nom est Maid, Sun Maid




Je suis l'heureuse propriétaire d'un joyeux (lire grognon comme ça s'peut pas, mais on fait comme si) petit (déjà trop grand) garçon de quatre (snif) ans. Vous savez cet âge merveilleux où tout est à apprendre et à découvrir?

Et comme Petite Face ne fait pas exception à la règle, ses grands yeux curieux parcourent sans cesse le monde qui l'entoure et stockent dans son esprit parfois embrouillé toute sorte d'informations utiles ou non, dans le but (c'est une conspiration, je le sais maintenant) de créer les blindates les moins probables entre toute ces merveilles (ouais?) et de concocter les questions les plus infernales et pernicieuses auxquelles je ne saurai quoi répondre (la vérité je veux dire) qu'une fois sur 10, me gardant ainsi constamment sur le qui-vive et m'obligeant à tergiverser sans fin jusqu'à à peu près éclairer ce petit ogre fureteur.

Tout ça pour environ 10 secondes de plénitude et de satisfaction.

Car si mon explication n'est pas au point, la même question revient sans cesse me hanter, litanie sans fin que j'essaie de reléguer au deuxième plan de mes occupations par des "je sais pas" ou "je viens de te le dire" et de répéter mon explication, mais NON CE N'EST JAMAIS SUFFISANT!

Ce qui donne parfois lieu à de gentilles petites discussions (après que ma patience angélique se soit taillée, au désespoir, me laissant seule au combat) :

Petite Face (qui mange des raisins secs) : Maman, c'est qui la madame sur la boîte?

Moi (d'une voix chantante, douce et agréable) : Je sais pas mon ange.

Petite Face (c'est que j'insiste chère maman) : C'est qui?

Moi (voix chantante) : Je sais pas.

Petite Face (buté) : Pourquoi tu sais pas?

Moi (sur le pilote automatique) : Ben parce que je la connais pas, c'est personne.

Petite Face (genre franchement pathologique) : Mais c'est qui?

Moi (légèrement contrariée) : C'est personne! Elle existe pas!

Petite Face: C'est qui la madame? Elle est là (me pointant la boîte, comme si j'étais celle qui n'avait pas compris dans cette histoire)!

Moi (visualisant la discussion sans fin qui s'annonce) : C'est moi! C'est moi la madame sur la boîte, j'étais belle, hein, dans mon champ de raisins?

Petite Face (ravi et crampé) : C'est toi maman!

ALLÉLUIA!+Danse de la victoire mentale

Ce qui a donné lieu quelques semaines plus tard à cette merveilleuse demande:

Petite Face (attristé, voulant faire pitié, dégustant une autre merveilleuse boîte de raisin, témoin de mes années glorieuses) : Pourquoi tu m'as pas amené là-bas? J'étais où? tu m'as laissé tout seul? Moi aussi je voulais y aller...

Quand je vous disais que ça ne finissait jamais, nous sommes testés sans relâche, mais n'oubliez pas, cette belle jeune fille à l'opulente et ondoyante chevelure, c'est MOI!