21.2.09
19.2.09
Romance communautaire
Comme vous le savez, non en fait vous le savez pas je viens de vérifier mes archives…Ben finalement, on habite, P'tite Face, Amoureux et moi, dans une coopérative d'habitation, you know la coop qu’on avait passé une entrevue en février, ben y nous ont rappelé en juillet, deux mois après qu’on soit déménagés ailleurs…ça fait que on a redéménagé en septembre ! Bref, tout ça pour dire que coop = implication, faut que tu fasse de quoi. Je me suis donc intégrée au petit comité du journal coopien, pour finalement me ramasser seule à la tête de ce comité (coudonc, j’devrais tu le prendre personnel ?) avec pour mandat de publier un journal par mois. Sauf que pour publier un journal par mois, faut avoir du contenu, ce que comme vous pouvez le constater avec ce blog, je n’ai pas toujours.
De toute façon, j’avais envie de partager avec vous une petite idée que j’ai eue, soit celle d’un « roman interactif » oui, c’est pompeux comme titre, mais ça impressionne, ajouté à la fin de chaque journal. Du type roman-feuilleton, format ô combien populaire il y a de cela 1 ou 2 siècle, mais remanié à l’ère de la démocratisation-de-tout-et-de-rien afin de permettre au peuple de s’exprimer (et de sauver ma prose si peu créative) à l’aide d’un coupon-réponse à déposer dans ma boîte aux lettres. Je vous présente donc, en avant première, le premier extrait de ce « roman interactif » (dommage qu’on ne puisse pas mettre d’écho sur un blogue, ça aurait fait son effet) qui paraîtra dans le journal du mois de mars. Le titre (temporaire (j’attends avant le 27 février l’éclair de génie (avec un deadline on réussit toujours plus))) :
Bifurcations sur fond de suspense (déjà, ça en jette, mais redite-le avec de l'écho)
O’brien rentrait chez lui d’un pas lourd. Les rues étaient désertes et l’odeur des égouts lui emplissait les narines d’un air visqueux et humide.
-Saleté d’histoire de merde, marmonna-t-il en jetant son mégot d’une chiquenaude dégoutée.
Ses pas résonnaient sur les pavés mouillés alors qu’il frottait ses joues et ses lèvres rêches dans un signe de profonde réflexion. Ce n’était pas la première fois qu’il avait affaire à une histoire de ce genre, mais cette fois-ci, décidément, cette histoire le mettait en rogne. Après des mois de disette où les affaires étaient inexistantes et où, paradoxalement, la paperasse administrative le submergeait, Mc Carthy lui avait refilé ce dossier sous prétexte que lui, il était débordé. Si cette occasion le sortait enfin de sa torpeur, il n’était pas dupe, Mc Carthy n’avait jamais eu d’accès de bonté à son égard.
-Débordé mon cul, grimaça encore O’brien.
Il n’avait qu’une envie et c’était d’arriver chez lui afin de se servir un petit remontant. Il savait déjà que cette histoire ne le quitterait pas de la soirée et qu’il relirait chaque ligne du rapport préliminaire mentalement jusqu’à ce que le sommeil l’emporte.
Cinq jeunes filles. Toutes âgées entre 18 et 21 ans. Sans liens apparents, elles ne se ressemblaient pas, ne se connaissaient pas, n’étudiaient pas au même endroit…
-Il faut qu’il y ait quelque chose…
Sa clé glissa sans difficulté dans la serrure et il soupira d’être enfin chez lui…
À vous de jouer!
Que voulez-vous que trouve O’Brien en arrivant chez lui?
A) Une lettre sur la table lui annonçant que sa femme l’a quitté
B) Il a été cambriolé, la fenêtre de sa cuisine est brisée
C) Un homme l’attend dans sa cuisine
Qu’en pensez-vous?
23.1.09
Relectures
Un deuxième coming out sur ce blog rocambolesque à souhait.
Malheureusement, en attaquant ces études, ambitionnant à tout le moins la digne position de chômeuse bachelière au foyer, j’ai néanmoins perdu quelque chose. Quelque chose de gros. Quelque chose qui jusqu’à maintenant avait probablement été une des seules constante de ma vie, you know. THE THING.
Je lis, je lis, je lis…Sans réel plaisir de lecture. Sans vraiment avoir envie de connaître la suite. Il m’arrive même à l’occasion, d’abandonner des romans en plein cours de lecture. Je sais pas si vous pouvez vraiment sentir tout le poids de cet italique tragique. On devrait me marquer de la lettre écarlate du péché mortel.
Je ne sais plus choisir un livre. Me voici à la librairie, zieutant, ayant envie de tout. Et de rien. Les romans ne suscitent plus mon intérêt, enfin, pas tant que ça. Bien sûr, je lis encore, j’ai toujours fait ça, je ne vais pas arrêter, hein. Par obligation, bien sûr, j’ai nombre de livres à lire pour mes cours, mais loisirement parlant, on dirait, une habitude.
Avant, ma sacoche ne quittait jamais la maison sans un livre bien au chaud dans ses entrailles bordéliques. Maintenant, j’me dis bof! J’f’rai les mots croisés du journal. Dans l’temps, je pestais contre le chauffeur d’autobus qui conduisait trop vite me forçant à interrompre ma lecture au moment le plus palpitant, ou non. Maintenant, je ne lis pratiquement plus dans le bus, je préfère regarder dehors. D’ailleurs, ces moments palpitants, je les ais perdus, ils sont indissociables du plaisir de la lecture, le lecteur doit avoir envie de tourner la page pour que le texte prenne sens. Maintenant, bien souvent, les romans que je lis ne sont qu’une suite de mots que je me hâte de parcourir, mécaniquement
Dans le cadre d’un cours, nous sommes entrain de lire le roman Si par une nuit d’hiver un voyageur d’Italo Calvino. C’est le deuxième roman de Calvino que je lis et comme le premier, j’adore. Croyez-moi, ça fait longtemps que je n’avais pas eu cette envie de terminer le livre au plus vite, pas pour passer à autre chose, mais bien pour en connaître le dénouement. Lorsque j’ai lu Le chevalier inexistant, je n’étais pas encore désabusée de la lecture. Maintenant, j’adore parce que ce livre amène des pistes de réflexions sur la lecture qui répondent à peu près aux tergiversations que je viens de vous servir et qui me tourmentent depuis plusieurs semaines, c’est comme s’il ne réglait pas mon problème, mais qu’au moins, il pouvait l’expliquer.
Le narrateur de ce roman s’adresse directement au Lecteur que nous sommes et tente de mettre en lumière la relation particulière qui existe entre lui et le livre. « Tu vas commencer le nouveau roman d’Italo Calvino, Si par une nuit d’hiver un voyageur. Détends-toi. Concentre-toi. Écarte-toi de toute autre pensée. Laisse le monde qui t’entoure s’estomper dans le vague. » C’est vraiment chouette de voir que l’auteur nous parle comme s’il nous observait vraiment, alors qu’en fait, en tant que lecteur, nous ne faisons que reproduire des gestes et des habitudes communs à tous les lecteurs.
Par ailleurs, il fait rencontrer au Lecteur une Lectrice avec qui ce dernier voudra partager son expérience de lecture, mais il (le Lecteur) s’apercevra bien vite que la lecture est un bien dont chacun use à sa façon. La Lectrice refuse de voir dans la lecture autre chose qu’un divertissement, elle veut ignorer tout ce qui concerne la génération du livre : « Il y a une ligne de partage : d’un côté, ceux qui font les livres; de l’autre, ceux qui les lisent, et pour cela je fais attention de me tenir toujours en deçà de la ligne. Sinon, le plaisir désintéressé de lire n’existe plus, ou du moins il se transforme en quelque chose d’autre, qui n’est pas ce que je veux moi. »
Confirmant ce point de vue, le roman met plus loin en scène un auteur, fasciné par une lectrice (une autre ou la même, c’est sans importance) et envieux de sa position. « Dans une chaise longue, […] une jeune femme est là, qui lit. Tous les jours avant de me mettre au travail, je reste un peu de temps à la regarder à la longue-vue […] il me semble cueillir sur sa forme immobile les signes de ce mouvement invisible qu’est la lecture, le parcours du regard, le rythme de la respiration, et plus encore le glissement des mots à travers sa personne, leurs flux et leurs blocages, les élans, les retards, les pauses, l’attention qui se concentre ou se disperse, les retours en arrière, ce parcours qui semble uniforme et qui est en réalité toujours changeant, toujours accidenté. […] Tout ce que je fais a pour fin, quoi? L’état d’âme de cette femme étendue sur une chaise longue que j’encadre dans les lentilles de ma longue-vue, et cet état d’âme là m’est refusé.»
Ainsi, la lecture cesserait d’être ce qu’elle est à partir du moment où on passe de « l’autre côté », une fois qu’on en explore les rouages, comme un tour de magie ne devient qu’une procédure bien réglée une fois qu’on connaît le truc. J’ai bel et bien la piqûre du spectacle, mais depuis quelques temps, mon interprétation sonne faux et j’ai l’impression que mon rôle me file entre les doigts. J’ai perdu le feu sacré, la raison pour laquelle j’ai inscrit études littéraires lors de ma demande d’admission plutôt qu’enseignement ou psycho.
Je n’ai pas terminé le roman de Calvino (pour l’instant!), je ne sais donc pas s’il est possible que ce plaisir revienne et je doute même que le roman tente de répondre à cette question. Il me reste toujours l’espoir qu’un jour, je saurai transmettre ce don que j’avais à d’autres naïfs que la vie n’aura pas encore corrompus!
Well, the show must go on!
19.1.09
Paroles de P'tite Face
Style "modestie 101, c'est par là?": "Moi là, toutes les filles me trouvent beau à l'école...pis sont toutes en amour avec moi, ben oui les filles me courent toutes après pour me donner des bisous pis des calins, j'chus trop beau!"
Style illuminé précoce: "Aujourd'hui, là on jouait dehors avec mon ami Copie-Conforme, on faisait des anges dans la neige pis là j'lui ai demandé : "Copie, trouves-tu ça beau la vie?" Y'a dit oui, pis j'ai dit "moi aussi".
Style j'trippe trop sur le grandiose:
Après avoir battu un méchant dans un jeu vidéo: "Vive la liberté!"
Concernant le fait qu'il aurait le temps de jouer après sopn bain si il se lavait assez vite: " Vive la liberté!"
Concernant le fait qu'on mange du macaroni au fromage pour souper: "Vive la liberté!"
Ajout:
Moi: "P'tite Face!
Lui: "Oui maman, j'te connais bien (ramasse ses jouets), j'm'en vais me coucher!"
***Entendu au centre sportif de l'UQAM par deux filles qui alternaient petites courses et longues marches sur la piste de course: "Moi j'aime mieux faire des demi-tours, de toute façon, mon coeur continue de battre quand même quand je marche"
14.12.08
Déboires administratifs
Ça lui prend un an mettre ses souliers d’autant plus qu’il parle tout le temps et qu’il ne peut le faire en même temps qu’une quelconque autre action.
Depuis qu’il va à la maternelle, et passée les deux premières semaines d’excitation, ça prend un tracteur et des chaînes pour le tirer du lit.
Son radio-réveil fait entendre son BIP de l’enfer à 6h30 assez fort pour réveillez tout le quartier et lui ne bronche pas avant un bon 5 minutes, parfois plus. Des fois il l’éteint puis il se re-blottit sous la couette. Des fois je vais l’éteindre et je m’échine à le réveiller.
Toutes les excuses y passent. Du : j’suis trop bien, ma couverte est trop douce aux grommellements indistincts. Des fois, il perd même patience du genre : ben là j’suis réveillé pourquoi tu m’écoeures encore (en langage préscolaire you know)!?!?! Pauv’tit (entendez le sarcasme).
L’heure qui suit est un combat de tous les instants, go! go! go! Je le harcèle pour savoir ce qu’il souhaite manger, car une fois que c’est déterminé, je me rue dans la cuisine, pose son déjeuner sur la table et là il n’a pas le choix de bouger ses miches… quoique… Chaque bouchée de céréales alterne avec un long voyage au pays des merveilles et de la graisse de bine, c’est long, lent et engourdi…
Une heure après que son cadran ait sonné, je me démène pour qu’il s’habille en hurlant qu’il sera en retard à l’école et là je vous épargne la motivation que je dois déchaîner pour l’habillage et le brossage de dents pendant que je mange mes bas…
Amoureux qui ne vit jour et nuit que pour mon bonheur suprême et qui est prêt à tous les sacrifices pour que ma vie se passe sur un petit nuage rose m’a fait une fleur la semaine dernière : mercredi, jeudi et vendredi, il s’est levé à 6h30 pour s’occuper du départ de P’tite Face alors que j’ai pu rester couchée jusqu’à 7h30, car, fin de session aidant, je commence à être sur les dents.
Qu’est-ce qu’on m’annonce, perplexe? Ben P’tite Face était prêt ces trois matins là à 7h tapante, n’ayant d’autre choix en attendant de partir à l’école que de jouer à son jeu vidéo tellement il avait été efficace et plein d'entrain en gambadant hors de son lit tel un jeune bambi devant l'univers qui s'offre à lui…
Houston on a un problème…Ce problème, c’est vous.
9.12.08
Quand opinion rime avec castration
Nous avions abordé ce sujet dans un resto de type « sportif », alors que son copain avait les yeux rivé sur le match de hockey et que nous papotions gentiment actualités. Mon amie, appelons la Miss J, me disait à quel point elle avait été impressionnée par le passage de Benoîte Groulx à « Tout le monde en jase *» (je sais, cette discussion date un peu).
S’entame donc un enflammé débat sur la « fidélité » dans le couple, car Miss J trouve que ce que Benoîte propose (quelque chose comme, avant c’était plus facile d’être fidèle, maintenant on se marie pour longtemps, c’est dur et plate (loin de moi l’idée de diminuer son propos, je le jure)), soit une sorte de contrat « à la Sartre et Beauvoir », est très intéressant pour le couple moderne, une union libre en somme.
Arrive donc Miss Lurette, avec sa ceinture de chasteté, qui croit, personnellement et en toute humilité (en tout romantisme aussi, hein), que elle, elle le ferait pô. Car Miss Lurette croit, que toute cette idée, selon elle, redéfinit le concept de couple comme elle l’entend. Un couple, c’est deux personnes qui s’aiment. Un couple, ça arrive que ça s’aime toute la vie, oui, oui, et c’est ce qui fait la beauté de l’amour et du romantisme et du miel et des roses et des oiseaux qui s’envolent dans un chant divin, c’est qu’ils ont passé toute leur vie ensemble pour le meilleur et pour le pire genre, mais sans Jesus and friend. Lurette, elle croit que ça s’peut et qu’un couple c’est ça. C’est l’aaaaaaaaaamour!
Et que bon, baiser où bon nous semble peut être très plaisant, bien sûr, qu’elle n’a rien contre ça du tout et qu’elle dit : « expérimentez les amis! » et que même, si les gens qu’elle côtoie qui sont en couple et qu’ils en ont envie de se prendre pour Sartre et Beauvoir, qu’ils y aillent! Mais que vraiment, elle, elle trouve que la vie de couple, c’est pas ça.
Et là, en désespoir de cause, Miss J., visiblement désarmée devant ma théorie ô combien réactionnaire demande l’avis de M. J conjoint qui répond, sans quitter l’écran des yeux :
-On devrait les pendre et les flageller.
Frette. Je me butte. Douyescequessé que Lurette a condamné les dévergondés du droit chemin? Hein, douyescequessé qu’elle a dit que c’était maaaaaaaaaal ces idées? Never, jamais, nenni, cépôarivé.
Évidemment, mon point de vue peut sembler réac, mais est-ce que c’était un postulat incontournable? Non, c’était une opinion, énoncé sous toute réserve de mon propre point de vue qui reflète mes propres actions. Je ne suis pas partie en croisade contre ces agissements et leurs adeptes et je suis fatiguée que l’on prenne ce type d’énoncé comme étant une prise de position catégorique.
On peut discuter de certains sujets d’une façon objective, mettons l’avortement, et dire que l’on trouve ça merveilleux que les femmes puisse choisir de mettre un terme ou non à une grossesse non-désirée. Mais est-ce que l’on peut dire subjectivement que l’on ne croit pas que l’on aurait la force de le faire nous-mêmes si cela l’on était confronté à cette situation sans que l’on soit étiquetée pro-vie?
J’ai le droit de vivre dans un monde en progression, en évolution sans être obligée d’en appliquer toute les merveilles de ses avancements. Moi avoir une télé dans mon réfrigérateur, je ne crois pas que ce soit nécessaire, je refuse même qu’on écoute la télé en mangeant (je sais, chez moi c’est pire que le couvent), mais je ne crache pas à la gueule de toutes le personnes qui jugent indispensable de s’acheter un frigidaire-télévision, si y’en font ça doit être bon.
Ben voilà, j’pense mon inconscient essayait de me mettre sur la piste d’un spm imminent. Quel stéréotype de merde. Et je l’utilise. La grande inquisitrice s’en va dormir. Bonne nuit. Pas de wet dream, hein? J’suis contre ça, moi.
5.12.08
Combat singulier
19.7.08
And we have a big, big, big winner
Lap/suce
Hier soir, alors que nous soupions chez Keg avec un couple d'amis, Amoureux encense le restaurant tout en mentionnant à plusieurs reprises à quel point le pain est savoureux (et c'est vrai, une belle petite miche de pain chaud à partager goulument), il mentionne même à la serveuse avant de commander que c'est juste pour le pain qu'on mange là (elle n'avait aucune idée à quel point c'était proche de la vérité).
À la fin de notre copieux repas, la gentille (et patiente) serveuse débarrasse la table et reprend, bien sûr, le panier de pain où restait un quart de miche abandonné. Notre ami de s'exclamer, pour taquiner Amoureux : « Hé! T'as pas tout mangé? » Et d'ajouter en regardant la demoiselle : « on va prendre un doggystyle s.v.p.! »
29.5.08
À ma juste valeur
9.5.08
De retour après la pause
6.5.08
Sky is the limit
30.4.08
Fais-moi mal, Johnny ou de l'autre côté de l'amour
-AAahh! Un avion! Je vois pu l’avion! Y’est où l’avion? Aaaaaah! Un aquarium de poissons! T’as vu les poissons?!? Regarde les poissons! Moi j’aime ça les poissons! C'est beau les poissons! J’aime ça les poissons, j’les flatte, pis j’les mange, j’aime ça!
27.4.08
Telle mère, tel fils et vice versa
Tout ça pour dire que P’tite Face, on voit tout de suite qu’il tient pas du laitier :
Je discute avec lui sur les conséquences de ne pas m’attendre devant la porte de la cour alors que je discute avec sa gardienne…heu…son éducatrice (ça, s’t’une gardienne, mais à la mode de 2008, c’est comme pour les cupcakes), j’me sens pas sincère quand j’fais des discours comme ça, en fait, c’est pas naturel, je sais jamais si j'ai les bons mots, au bons moments, si j'exagère, si j'suis claire, etc, bref, j’haïs ça!
Moi : …blablabla…y’a des gens qui pourrait te prendre pis t’emmener, des gens méchants, on sait pas, les gens que tu ne connais pas sont méchants, tu ne leur parles pas, ben sont pas tous méchants, mais y’en a (merde j’me contredis, c’est pas bon pour la crédibilité), en tout cas, je veux toujours que tu me vois…pis que je te vois…pis que je sache t’es où (j’pas sûre que c’est limpide, mais bon.)
PF : Parce que si je vas trop loin y’a des gens qui me connaissent pas qui vont me prend’?
Moi : C’est ça.
PF : Pis si on dit on est qui, est-ce qui nous remet à terre?
Moi : Non, y t’emmène.
PF : Pis c’est des méchants?
Moi : Oui.
PF : Y’a pas de jouets chez eux?
Moi : … Non, mais c’est pas ça le problème, y vont t’emmener pis te faire du mal (j’explore la possibilité de donner des détails, pour vraiment marquer son esprit, mais j’ai changé d’idée)
PF : Mais si on leur dit que c’est méchant, y vont peut-être arrêter?
Moi : …
cinq ans, c'est pas normal.
22.4.08
Cuisinons avec la belle Lurette
Au menu : Risotto (parce que j’aaaaaiiime le risotto) à la saucisse italienne (parce que P’tite Face aadooooore les saucisses (va savoir).
1- Avant de commencer, ou pour commencer, préparer tous les ingrédients, parce qu’un risotto, quand c’est parti, ça s’arrête pas.
2- Répondre par un autoritaire : « Va te laver les mains! » à P’tite Face lorsqu’il vous demande s’il peut vous aider, pour bien montrer que le chef, c’est vous et qu’il n’est que l’aide-cuisinier.
3- Renvoyer P’tite Face se laver les mains parce qu’alors que vous le réprimandiez sur le fait qu’on ne saute pas gaiement sur sa chaise lorsqu’un couteau du chef est posé sur la table devant vous, il s’est mis le pouce dans la bouche (tiens, une nouveauté) pour faire pitié (genre je suis un bébé aux grands yeux implorants, aime-moi).
4- Finir toute seule de hacher les légumes malgré l’insistance de P’tite Face (insistance est un euphémisme) qui veut vous aider, parce qu’un couteau du chef, on ne laisse pas ça dans les mains d’un garçon, même s’il a prexque 5 ans. De toute façon, au risque de me répéter, c’est un couteau du chef, et le chef, c’est vous (au besoin, répéter mentalement ce mantra en prenant de longues inspirations (aussi souvent que nécessaire (s’applique à toute autre situation de tentative de putsch par votre descendance)).
5- Installer P’tite Face devant la cuisinière, vis-à-vis le rond qui n’est pas allumé, et chauffer l’huile d’olive et le beurre dans un poêlon. Répéter périodiquement (dans un délai oscillant entre 5 et secondes) : « Attention! C’est chaud! Bouge pas! C’est très chaud! Approche pas tes mains! C’est chaud! ».
6- Demander à P’tite Face de verser « DOU-ce-meeeeeent » les céleris, oignons et saucisses dans la poêle. Le laisser mesurer l’ail (acheté en pot parce que franchement, hacher des gousses d’ail, on a autre chose à faire). Le laisser être content de lui d’une façon que vous juger exagérée vu l’effort fourni. Dans un souci d’efficacité, ajouter les diverses épices vous-même. Laisser dorer les saucisses.
7- Retirer vous-même les saucisses du poêlon, y verser rapidement le riz (parce que vraiment vous n’avez pas envie que P’tite Face le renverse par terre). Bien enrober de gras. Ajouter ensuite le vin rouge, laissez évaporer, ajouter une louche de bouillon de poulet, laissez évaporer, toujours remuer. Qui? P’tite Face? Ah! « Euh…non, pour l’instant tu ne peux rien faire…En fait, j’peux plus vraiment te laisser faire autre chose…À moins que…Es-tu capable de brasser le riz tout le temps? Non? Bon, tant pis… »
8- Continuer à verser le bouillon louche par louche, en remuant. Quand P’tite Face s’en va cogner lui-même à la porte d’entrée et qu’il accourt en disant qu’il y a quelqu’un à la porte, répondre « ah oui? Ben va répondre! » d’un ton amusé. Lorsqu’il revient une minute plus tard en disant que quelqu’un d’autre cogne, rire et répéter ce que vous avez dit un instant auparavant. Il revient encore, même chose. Il revient, rire (moins sincèrement) et dire d’aller répondre. Continuer toujours d’ajouter le bouillon au riz en remuant. P’tite Face revient en riant et en disant que ça cogne à la porte, répéter machinalement. Il revient, rires forcés de votre part dans un vif désir de participer à ses jeux et de lui montrer que vous le soutenez dans la construction de son identité et de son capital social futur. Il redit la même chose, ouf beaucoup de visiteurs aujourd’hui, hahaha, mon Dieu, je dois trouver quelque chose. Il revient, ne pas répondre. Laissez vous bercer par le rythme réconfortant du mouvement circulaire de votre bras gauche et des allers-retours incessants de votre bras droit entre le chaudron de bouillon et le poêlon. Cette opération doit vous prendre environ 25 minutes, gosh.
9- Une fois le bouillon épuisé, remettre les saucisses dans le mélange pour les réchauffer, réaliser qu’Amoureux, qui vient d’arriver (sans cogner, lui) tout guilleret essaie de glisser ses mains sous votre chandail d’une façon très peu convenable (et très éloigné de l’état d’esprit (irrité) où vous vous trouvez, car en fait, vous étiez justement entrain de vous dire qu’un risotto, ça vaut-tu s’te trouble là?) , vous le repoussez d’un « tsssss! » bien senti et exaspéré.
10- Vous vous mettez frénétiquement à couper des légumes, alors que les assiettes sont déjà servies, dans le but de faire une assiette de crudités, car vous réaliser que malgré les oignons et le céleri, c’est pas super équilibré comme repas.
11- Vous passez outre la remarque d’Amoureux qui découvre que finalement « il n’est pas très humus ».
12- Vous annoncez (comme ça, par pur altruisme) que P’tite Face vous a aidé à faire le repas (alors qu’on sait ce que ça veut dire, hein).
13- Rêver du moment trop lointain (et peut-être impossible) ou P’tite Face sera en charge des repas du soir.
Bon appétit, moi, j’ai plus faim!
21.4.08
[Insérer un titre]
20.4.08
Scène dominicale
râlé par
La belle Lurette
à
18:12
rangé avec
dans les dents
17.4.08
Brièvetés
Scusez les gars.Suis-je la seule fille dont les cils semblent produire du mascara et ce même après deux jours sans application de cosmétique d’aucune sorte sauf du démaquillant? Ce qui me donne le look ravageur raton-laveur pas très tendance-printemps-2008 quand je sors de la douche ou de la piscine.
*** *** ***
J’ai remarqué que les longueurs de piscine semble moins longues quand je les fais en regardant l’eau à 15 centimètres de mon nez plutôt qu’en regardant le mur de la piscine constituant ma destination. Est-ce que cela veut dire que la vie est moins décourageante quand on ne se fixe pas de buts lointains et qu’on se concentre sur chaque journée de cette longue vie. Mais alors, cela contredit quelque peu l’idée du but final d’atteindre le paradis à la fin de sa vie. Ou pas du tout puisque chaque jour compte dans le bilan divin. Ou peut-être que j’applique un principe valable dans certains cas, mais vraiment inapproprié dans celui du plan de la vie? Ou peut-être que le chlore de la piscine produit des vapeurs toxiques et dommageable à long terme (ça fait plus sérieux) qui ont atteint mon cerveau?
Merci, bonsoir.
15.4.08
Épopée locative
Enfin! Amoureux et moi emménagerons finalement ensemble après des années d’amour fou et de péripéties dignes de la meilleure saison des Feux de l’amour.
En ce qui concerne la recherche du dit nid d’amour, je vous raconte pas…En fait, si…c’est le but de cette nouvelle épopée. J’aurais voulu en faire un vrai feuilleton digne de l’héroïne que je suis, mais vous devrez vous contenter d’un bref résumé des meilleurs moments, le manque de temps et le trop de temps passé depuis le début des événements m’en empêchant.
Tout d’abord, j’ai eu la chance d’avoir un ami qui vit une séparation de fraîche date (chance étant ici très relatif) et qui a manifesté un intérêt pour mon petit logement, souhaitant quitter le sien au plus vite. À part le fait qu'il ait osé critiquer les couleurs audacieusement choisies par moi-même et mon goût légendaire, cela faisait bien notre affaire. Nous avons donc commencé joyeusement la recherche sans contrainte de bail à respecter. Mon seul critère physique concerne la laveuse et la sécheuse (je ne les veux pas dans la cuisine) et notre dernier critère est bien sûr monétaire. Nous sommes tous deux étudiants, il faut être réalistes, cela dit, je m’arrangeais bien toute seule depuis trois ans, alors on devrait s'en sortir à deux.
Le premier logement que nous avons visité aura été particulièrement marquant. Le concierge chargé de nous faire visiter l’appartement nous avait avisé que c’était très mal entretenu, car l’homme qui y habitait se déplaçait en fauteuil roulant et que, sa femme étant décédée récemment, il ne pouvait pas vraiment faire du ménage. Pas de problème, nous nous concentrerons sur la disposition et la grandeur des pièces! Nous concentrer aura été pratiquement impossible finalement, car j’étais sans cesse entrain de m’excuser pour P’tite Face qui, littéralement fasciné par le fauteuil roulant électrique du vieil homme, ne cessait d’en réclamer un d’un ton on ne peut plus malheureux et envieux. ARRRGGGHH! Je voulais mourir.
Ensuite, nous avons eu la chance d’être appelé pour une entrevue devant le conseil d’une coop où nous avions appliqué. Vraiment sublimes les logements, dans une ancienne école primaire, des plafonds de 13 pieds de hauts qui vous jettent par terre et bien sûr coop oblige, des prix abordables. Nous avions apparemment mal retenu les principes de base d’une coop d’habitation, car en discutant avec un des responsables, nous avons appris que le conseil venait de passer en entrevue un couple dont les revenus totalisaient 300 000$ par année. Nonobstant le fait que ce fut la pire entrevue de toute ma vie (vraiment, j’étais complètement déstabilisée), nous n’avons pas été acceptés, nos revenus n’étaient pas assez élevés. Je me permet ici le rouge italique, témoin infaillible de ma consternation. Amère déception.
Une autre femme m’a entretenu environ trente minutes au téléphone pour me dire qu’elle souhaitait à tout prix faire une cession de bail pour garder le prix du loyer le plus bas possible et surtout, pour me mettre en garde contre la propriétaire qui est une folle, raciste, chialeuse, anti-enfant (alors qu’elle-même en a quatre), prête à tout pour éviter la cession, etc. Finalement, j’ai décidé de ne pas rappeler.
Mon préféré, le logement le plus délabré (j’appellerais cela du cachet) que nous avons visité (le plancher de bois francs était devenu gris et les fenêtres ne fermaient pas toutes entièrement), avec vue sur les conteneurs du port de Montréal, mais dont les pièces étaient somme toute assez grandes et bien disposée. La salle de bain était fraîchement rénovée et la laveuse/sécheuse allaient dans une pièce à part derrière la cuisine ce qui m'enchantait. Après des négociations serrées sur le changement des fenêtres, nous prenons rendez-vous pour la signature du bail. Horreur! Le loyer inscrit est de 200$ plus cher que ce que nous avions convenu à trois reprises : avant la visite, lors de la visite et lors de la prise de rendez-vous pour signer le bail. Quoi? Ah non! Vous avez mal compris! Ce ne sera pas possible! Merci désolée, au revoir! Pfffffffffffff!
Ce n’est qu’un échantillon de ce que nous avons pu visiter et rencontrer en deux petits mois (sans compter les gens qui pensent que deux universitaires sont dans l’impossibilité de payer un loyer, à la fin, on le disait plus, on mentionnait seulement notre lieux de travail, pfff), mais maintenant le bail est signé! Ce qui m’a fait craquer? Je dirais que l’emplacement du logement, à 5 minutes à pieds des Galeries d’Anjou, mon temple de recueillement sacré, y a été pour beaucoup dans notre (ma) décision…Ah oui! Et les laveuse/sécheuse bien cachées derrière une porte…
















