21.2.08

M'accrocher? The word.

Je ne suis pas une fan de hip-hop, que je trouve trop souvent violent et vide de sens. On dirait que certains croient qu'il suffit que ça rime pour que ça ait une quelconque valeur artistique.

Je suis une amoureuse des mots, j'adore la recherche dans l'écriture, j'adore que le résultat final laisse percevoir un certain travail intellectuel. C'est pourquoi j'aime Brassens, Fersen, Desjardins et cie. Les mots à eux-mêmes peuvent avoir l'air d'une chanson et ça me plaît.

Il y a environ deux ans, alors que je ne connaissais que "Libérez-nous des libéraux" que j'avais entendu à la radio une fois ou deux, j'ai vu l'entrevue que le groupe Loco Locass a accordée à Tout le monde en parle et j'ai été plus qu'agréablement surprise. Trois gars intéressant, intelligents, qui savent de quoi ils parlent, engagés et qui jouent au "dictionnaire" dans leurs temps libres. Wow! Qui l'eut cru?

J'ai par la suite porté une attention plus particulière à leurs paroles et j'ai été charmée de la façon dont ils jouent avec les mots et qui, à mon sens, est au départ une base de ce style musical, base qui s'est perdue peu à peu dans la facilité décevante. Loco Locass joue avec les mots, les fait rebondir, les façonne, les transforme et les fait résonner avec agilité.

Je ne suit toutefois pas leur carrière comme une vraie fan, mais ce matin je suis tombée sur ce vidéoclip de leur dernière chanson et qui figure, si je ne m'abuse, au générique du film "Tout est parfait" de Yves Christian Fournier. Évidemment, le sujet très touchant du film et donc de la chanson ne sont pas étranger aux frissons qui m'ont parcourus le corps, mais il faut avouer tout de même qu'une fois de plus, Loco Locass frappe dans le mille et prouve, une fois de plus, son talent hors-pair.

14.2.08

Join the club

Règlements :* Mettre le lien de la personne qui vous tag;* Mettre les règlements sur votre blog;* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même;* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens;* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées

Alors, voilà : BB m’a taguée comme ça, brusquement, sans avertissement. Le temps de me remettre de mes émotions et je vous livre ces révélations fascinantes sur moi-même qui vous emballeront certainement et qui vous donneront envie de me rencontrer comme jamais cela ne vous est arrivé. Respirez quelques bons coups et lancez-vous!

1— Je déteste les pieds (sauf les mignons petits pieds de Cendrillon et ceux de P’tite face jusqu’à environ l’année dernière, maintenant il est trop grand). Je trouve ça laid, les miens surtout, et repoussant. Si quelqu’un me touche le pied par inadvertance (surtout avec ses mains) ou inversement, je frissonne (de dégoût) et frôler mes pieds contre les pieds secs de quelqu’un (même Amoureux), ça m’horripile. Ça me fait l’effet d’ongles sur une ardoise.

2— Bon, celle-là, j’ai hésité, mais une copine que j’ai fortement impressionnée par rapport à ça m’a recommandé de l’inclure dans mes révélations. J’aurai l’air un peu simplette encore, mais bon, j’y vais. J’ai un don du ciel en ce qui concerne ma digestion et mon évacuation. Estomac d’acier, mais surtout, ça me prend moins de temps faire un numéro deux (quelle expression, c’est presque pire que de le dire carrément) qu’un numéro un. Une vraie championne, c’est pratiquement sur commande et je m’en sors sans aucun effort. Je fais caca comme une princesse, voilà, c’est dit. Et je fais des tonnes de jaloux dans mon entourage (vrai).

3— Je ne résiste pas à un morceau de chocolat, on m’achète carrément et je me vends sans aucune honte à quiconque tente sa chance. Je suis un être faible.

4— Depuis une douzaine d’années, j’ai une espèce de maladie mentale (qui rend dingue Amoureux) qui consiste en la recherche acharnée, puis en la séparation de pointes fourchues dans mes cheveux. C’est weird, mais systématiquement, dès que j’ai les cheveux détachés et que je ne suis pas « occupée » je scrute le bout de mes cheveux et je « splite » ceux qui sont cassés. Je dois cette obsession à une publicité de Pantene Pro-V qui montrait un gros plan d’un cheveu cassé. Cela m’a intrigué, je me demandais si une pointe fourchue avait vraiment l’air de ça en vrai. La réponse est oui.

5— Deuxième maladie mentale, que je croyais plus subtile que la précédente : je ne peux m’empêcher de manger la croûte de mes toasts avant le milieu. Eh oui! Je fais le tour de ma toast, de même avec mes sandwichs. Je pensais que cela passait inaperçu jusqu’à ce qu’Amoureux (encore lui ce bourreau), en guise d’argument massue quant à un tout autre débat, me lance : « Pfff! Venant d’une fille qui fait le tour de ses toasts avant de manger le milieu, ça fait pas très sérieux! » Damn! Démasquée!

6— Et finalement, je cultive un fantasme très fort depuis une dizaine d’années qui m’a été inspiré par une pub de Tostitos. Vous savez celle où le type est dans l’autobus, et qu’il pense à la soirée qui l’attend chez des amis…Perdu dans sa rêverie il s’écrie soudain : « On se met tout nu TOUTE LA GANG! » Ben voilà, j’aimerais ça faire ça (pas me mettre tout nu là, mais juste arriver et crier cela en pleine effervescence de party). Quel feeling ce doit être, FREEDOM!

Bon, c’est tout (c’est ben en masse), j’espère que vous reviendrez quand même lire mon blogue.

Pour ce qui est de transmettre le virus, je n’ai trouvé que quatre blogueurs n’ayant pas encore été touchés parmi ma liste, je suis trop anonyme sur les autres blogues que je lis pour me permettre de las taguer. Alors, cela va comme suit : Dharmalde, Prof malgré tout, En saignant et Une peste. J'ai vérifié sommairement vos derniers billets, mais j'espère tout de même ne pas vous re-taguer d'une vieille tague qu'il m'aurait échappé d'avoir lue. Au plaisir!

13.2.08

Douceur immortelle




Quand j'ai vu la nouvelle ce matin, j'ai vu cette partie de mon enfance s'en aller avec un pincement au coeur.

7.2.08

Parce qu'il faut bien appeler un chat un kittycutecatsocool


Je contreviens à mon habitude dans ce billet pour exposer mon point de vue sur un phénomène social qui me dépasse un peu, mais qui se confond tout de même dans une masse de cas de diverses composition. THE FAMEUX CUPCAKE.

C’est bon, c’est beau, c’est l’fun, c’est ce que vous voulez, mais je n’arrive tout simplement pas à comprendre l’engouement monstre pour ces petits gâteaux, voire ces muffins stylisés. Car, soyons francs, ce sont des muffins, vulgairement, paf. Tels que les gentilles mamans et les gentilles grands-mamans en préparaient l’amour dans le cœur et la sérénité sur le visage. Certains insisteront sur le fait que la recette suivie est en fait une recette de gâteau divisée en petites portions, c’est l’fun, c’est génial, comment résister. C’EST DES MUFFINS!

Ce qui est pour moi incompréhensible ce n’est pas que l’on aime ces petits gâteaux, c’est, bien entendu, délicieux. Ce que je ne comprends pas, c’est que les gens, particulièrement les gens tendances-dans l’vent-hypes, agissent comme si c’était THE thing to eat en 2008. Comme si on n’avait jamais vu ça un petit gâteau de fantaisie mignon comme tout, comme si c’était révolutionnaire, inédit, IN-CROI-YI-AAA-BLE!

J’en ai mangé, avec plaisir, ça goûtait, hummm, c’est difficile à cerner, mais je dirais que ça goûtait le gâteau. Troublant.

24.1.08

Tendre déclaration


Depuis la naissance de P’tite face, je n’ai cessé de lui tapoter le popotin en débitant moult inepties telles que:” Sont à qui ces p’tites fesses là? Sont à moi ces foufounes là? Ah les belles foufounes à maman! » Etc, vous aurez compris le principe.

Or, depuis que P’tite face s’exprime, il ne se gêne pas pour me dire que « C’est les fesses à Mamie » (ou Papi ou Papa ou Tantine 1, 2, 3, etc.) selon son caprice affectif du moment. Et de s’ensuivre à chaque fois une discussion enflammée où je stipule finalement avec autorité que « c’est moi qui les a faites, sont à moi ».

Par ailleurs, comme je lave les toilettes dans un hôpital psychiatre où les tabous sont en quelque sorte atténués, les mots « caca moulu » et autres dérivés me viennent souvent au lèvres (au grand désespoir d’Amoureux) et je taquine souvent P’tite face en lui disant qu’il sent le caca moulu parce qu’il n’a pas lavé ses foufounes. Bon. Ça peut paraître bizarre comme ça, mais ça le fait bien rigoler et comme nous parlons beaucoup de caca ensemble, il ne ressent pas le besoin de s’en ouvrir en public à tout moment, me plaçant ainsi dans une situation pour le moins embarrassante (frêle justification).

Donc, cette fin de semaine, P’tite Face, en sa qualité de futur chevalier tueur de dragons, était entrain de s’instruire sur sa future condition en écoutant quelques épisodes de Kaamelott, une émission européenne fort divertissante que je vous conseille ardemment tant les comédiens sont tous plus fantastiques les uns que les autres. Je disais…? Ah, voilà, P’tite face réclame donc ma présence à ses côtés, et je décide d’interrompre mes activités le temps de deux ou trois épisodes (3 minutes chacunes), je m’assois donc à ses côtés. Il se blottit contre moi en me couvrant de la jetée dans laquelle il est enveloppé, il lève ses grands yeux vers moi et déclare : « Sont à toi mes p’tites fesses qui puent ». J’suis restée un peu plus longtemps.

18.1.08

Comment Noël a été bon pour moi et pourquoi je prolonge mon état de farniente au-delà de la période des fêtes.


Je sais, je sais (il me semble que je commence souvent mes billets par cette locution), je vous ai complètement oubliés depuis un mois. J’ai bien sûr continué de lire vos blogues, mais en ce qui concerne le mien, je ne savais même plus de quelle couleur en était le fond. Même pas été voir les statistiques, mots-clés, etc. Relégué dans une part de mon inconscient dont il vient péniblement et à contrecœur de s’extirper.

Alors, j’vous dis pas le super merveilleux temps des fêtes que j’ai passé. Habituellement, si on veut être dans le ton, on dit que Noël, ça nous énerve, qu’on trouve ça faux, que c’est chiant d’être obligé de voir la famille, mais que c’est encore pire de se dire qu’on attend ce moment de l’année pour se voir, etc. et en général, je suis assez bien la vibe, je suis la grincheuse qui voulait voler Noël ou tout simplement ne pas se sentir obligée d’être de bonne humeur parce que c’est la période de l’année où il le faut tout comme le soir de la Saint-Valentin est LE soir de l’année où je dois me sentir amoureuse et horny (en passant, ce mot me fait rigoler). De toute façon, le temps des fêtes, c’est un stress immense, d’un point de vue comme de l’autre, et j’aime pas qu’on me stresse.

Bref, un résumé rapide de ce qui m’a rendu le temps des fêtes doux comme tout :
Le temps, la neige qui est fabuleuse cette année (je n’ai pas de voiture et je ne pellette pas :P) et c’est un plaisir de marcher au petit matin dans la neige bleutée tombée la veille.

Le fils de la gardienne de P’tite Face, qui selon une idée de sa mère qui a réduit la valeur des cadeaux de Noël de ses deux fils de moitié cette année afin qu’ils redonnent l’autre moitié de la façon qui leur convenait (presque!) a choisi de nous en faire bénéficier et est débarqué le 23 décembre au matin avec deux gros sacs d’épicerie remplis de nourriture! Je n’en revenais pas (j’savais que je faisais pitié, mais quand même!).

Les reines Élisabeth que ma tante m’a amenés, et qui sont les seuls et uniques reines Élisabeth que je mangerai dans ma vie, alors que ça n’avait pas été possible l’an dernier (2 ans sans reines Élisabeth moelleux, arrrgh! Ouais, je sais, on n’en fait qu’à Noël dans ma famille, va savoir!). Mes amies ne sont plus capables de m’entendre le dire, alors je le dis ici : vous n’avez pas mangé de reines Élisabeth tant que vous n’avez pas mangé ceux de ma tante! Point à la ligne.

Mes beaux-parents qui m’ont acheté lors de leur voyage en Europe au mois de juin dernier une super montre bling-bling Swatch, j’imagine qu’ils savaient que je serais encore dans le coin en décembre! Elle est superbe.

Ma belle-sœur et son copain, qui sont venus passer 10 jours de vacances au Québec (ils résident en Suisse) et qui nous ont fourni chocolats, alcools de toutes sortes, foie gras, caviar et autres délices à volonté durant leur séjour. Grâce à eux, j’ai développé une dépendance à mon petit digestif de fin de soirée qui remplit ma vie de joie et rend les études ô combien plus supportable.

J’ai aussi bénéficié d’une vraie de vraie journée de congé un certain vendredi. Mes cinq jours de travail étaient faits (dimanche au jeudi), mon fils n’était pas là, donc pas d’aller-retour entre la garderie et chez moi, Amoureux travaillait (héhé), je n’avais pas de devoirs, aucuns projets, pas de ménage (bon, j’en ai fait quand même un peu, mais comme c’était volontaire et non contraint, c’était presque agréable), la grosse vie sale.

Avec trois copines de travail, je suis allé me la couler douce au Polar Bear’s club, une sorte de reconstitution d’un spa scandinave, vous savez, ce genre de thérapie corporelle qui consiste en une alternance chaleur extrême vs froid glacial de la rivière? La guide nous a dit que c’était parfait pour se purifier des excès du temps des fêtes…Excès? Je vous ai parlé de ma diète foie gras/porto?

J’ai lu ce que je voulais, quand je le voulais (du Sartre et du Flaubert quand même, déformation professionnelle), à mon rythme, qui était considérablement lent : trois livres en trois semaines… et un Reader’s Digest (ben quoi?).

Et voilà, c’est à peu près ça…Je me remettrai à répondre à vos commentaires qui malgré mon absence de billets, ont été passablement nombreux et je vous promets bientôt la suite et fin (du moins, j’espère) de mon épopée médicale qui semble avoir passionné plus de gens que je ne le croyais…
Déjà:
@Sophie: voilà, c'ets pour bientôt!
@Noisette sociale: effectivement, je reçois des spams dans mes commentaires, je ne dispose pas d'un anti-spam aussi puissant que le tiens faut croire! ;)
@M. Valmont: La fille lubrique et la fille pudique ne sont probablement pas réconciliées, mais disons que l'une s'efface plus souvent au profit de l'autre dernièrement, ah! On ne dira jamais assez l'effet bénéfique qu'ont les vacances (entres autres)!

Je souhaite terminer ce trop long billet en mentionnant que je lis présentement Du côté de chez Swann de Marcel Proust dans le cadre de mon cours de Littérature et psychanalyse et que chaque fois que je lis Swann, mon cerveau le substitut pour Safwan et que c’est très agaçant… Mais rigolo, je me demande ce que Freud en penserait…

19.12.07

Je suis une indésirable

Je ne me l'explique pas, depuis quelques jours, lorsque je tente de partager avec vous, amis bloggeurs, certaines remarques ou réflexions judicieuses, brillantes et toujours à propos que m'auront inspiré vos billets savoureux, mes commentaires refusent d'apparaître en bonne et dûe forme à la suite des autres!

Quelques-uns ont réussi à passer le mur de la censure, mais la majorité se perd dans le néant des mégabits et octets rendant ainsi impossible la communication de mon esprit à celui des auteurs des blogues que je consulte.

Que faire! mon Dieu, que faire! Ce n'est quand même pas la première fois que je fais des commentaires et depuis les difficultés récentes, je suis d'autant plus attentive au processus, surtout lorsque je clique sur "publier commentaire" (non, mais!) ET ÇA NE FONCTIONNE PAS! C'est weird, je comprends E-RIEN, je boude et je dialogue donc dans ma tête avec vous dans l'espoir de vous rejoindre par la force de mon mental télépathique.

13.12.07

Don't tell my heart...


Je suis nulle en danse, je veux dire, ça fait bien 10 ans que ma meilleure amie essaie, de temps en temps, de me faire suivre un cha-cha avec elle et je lui écrase constamment les orteils. Du temps où nous passions nos week-ends estivaux dans son camping, elle me traînait sur la piste lors des fameux « continentals » et je tournais toujours du mauvais côté. Je suis trop dans la lune pour suivre un cours d’aérobie, quand la Josée Lavigueur en devenir crie le mouvement suivant, je sors de ma rêverie, je répète le nom du mouvement dans ma tête, je capte en quoi ça consiste et alors je suis déjà deux temps en retard.

De toute façon, j’ai mis toutes ces considérations de côté le week-end dernier et je me suis lancée sur la piste de danse dans le royaume sacré des danses en ligne : un bar country, mais alors, là, typiquement country. Besoin d’essayer du nouveau, entre copines, surtout de s’éclater. Celles qui en avaient ont sorti leurs bottes de cowgirl, les chemises à carreaux et les ceintures à grosse boucle. Samedi soir, après un bon resto mexicain, down to Chez Réna, sur la rive sud.

Nous étions fascinées. Au début, c’était plus ou moins perceptible, puis en observant bien, le real country fait surface peu à peu. Quelques chapeaux, des franges ici et là…Beaucoup de bottes pointues, des tas de chemises avec un dix-huit roues brodé dans le dos et les petites poches piquantes devant, ouah c’était trop beau pour être vrai. Honnêtement, certaines danses semblaient si compliquées que je n’ai pas osé me lever, les danseurs avaient l’air d’entraîneurs de baseball entrain de communiquer avec leur receveur.

Je passerai outre le coup de foudre qu’a eu un Polonais d’environ 55 ans, qui ne parlait pas français et pas vraiment anglais non plus, pour moi et qui m’a entraîné dans une folle danse qui semblait ne jamais vouloir finir et qui a tenté de me séduire en me tirant fermement par le bras alors que je tentais de sortir de la piste de danse et que mon amie me tirait par le bras de l’autre sens en me disant de venir m’asseoir. On a dû faire intervenir un cow-boy habitué de la place pour qu’il nous laisse tranquille. Que voulez-vous, c’est un des aléas de posséder autant de sex-appeal, on s’habitue et ça donne une chance aux copines de rigoler un bon coup.

Je vous laisse avec ma danse préférée, enfin, celle que j’ai réussi à suivre sans presque me tromper et sans m’endormir (parce qu’on s’entend qu’un continental, c’est long)…

1, 2… 1, 2, 3, 4!

Deux pas à droite, deux pas à gauche, deux pas à droite, deux pas à gauche, oh attention, un tit pas par en avant en diagonale, je reviens vers l’arrière en diagonale à l’envers, je pose mon pied devant, you know, je twiste les jambes pour tourner vers la gauche, et là, mon bout préféré s’en vient, préparez-vous, tape des mains en l’air à gauche, à droite, à gauche, devant, à droite, tape le pied gauche par en arrière avec la main, tape le pied droit par en arrière avec la main, et on recommence! Ouf!!! N’oubliez pas de suivre le beat et déhanchez-vous que diable, déhanchez-vous!

3.12.07

Plaisirs coupables


Alors voilà : je n’ai pas de voiture, j’ai posé des plastiques dans mes fenêtres, je rajoute des couvertures dans les lits pour chauffer le moins possible, je réutilise les petites bouteilles d’eau achetées sur le pouce ou j’amène ma propre bouteille de plastique (non jetable) avec moi, j’ai éliminé à 99% le saran wrap et les ziplocs de ma boîte à lunchs (ça en fait des petits bols à laver les amis!), j’essaie maintenant de rester moins de 10 minutes sous la douche ce qui en l’occurrence devient certains matins une véritable prouesse compte tenu du nombre incroyable d’activités que je dois y accomplir (shampoing, revitalisant, traitement réparateur multi-éclat (pffffff) pour cheveux mous ( euh, sans volume), nettoyage du visage, exfoliation de mon corps de déesse, rasoir, lavage et même parfois pierre ponce, mais je trouve ça dégueu alors c’est pas souvent), je laisse sécher ma vaisselle à l’air libre plutôt que de salir un linge à vaisselle qu’il me faudra laver par la suite (bon, certain diront que ça n’a rien à voir et qu’il s’agit ici plutôt de paresse que de soucis écolos, mais moi je leur dit : pffffffffff!), je culpabilise mon fils en lui parlant des enfants pauvres quand il gaspille de la nourriture, je possède une multitude de super petits sacs en tissus pour transporter mes achats et aussi les gros sacs laites en plastique réutilisable de pharmacie et etc., j’imprime mes travaux recto-verso, je porte mes sous-vêtements deux jours de suite (même pas vrai), je suis membre green peace (hihi ça c’est vrai) et j’en passe et j’en passe…Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour sauver la planète, la planète? Que dis-je! Pour nous sauver nous, les zzzzuuuumains!

Mais alors là, je dois dire, il y a une chose... J’ai essayé, mais j’y reviens toujours, l’hiver c’est même pratiquement une fois par jour. J’en sors à l’instant et comme d’habitude, je suis aux anges. Le fameux bain moussant. Je vous jure, j’ai vraiment essayé de m’en passer, l’été ça va pas si mal, mais dès que reviennent les temps froids, je n’y peut rien, je succombe. Chaque pas dans l’air glacial du retour à la maison m’enveloppe de plus belle de cette obsession de chaleur extrême, délicieuse et parfumée qui m’attend à la maison. Quand le froid s’est insinué jusque dans ma cage thoracique et me crispe de l’intérieur, je n’ai rien d’autre en tête que de m’immerger jusqu’au menton avec un bon livre et de profiter de ces minutes égoïstes où je suis complètement seule (si on ne compte pas les vingt-deux fois où P’tite face entre me demander quelque chose, me raconter quelque chose, chercher quelque chose, m’amener quelque chose ou autre quelque chose au choix). Je suis une super fan de LUSH qui comble tous mes sens avec leur truc super géniaux pour le bain, j’ai du plaisir comme une gamine quand j’entre dans un de leur magasin (mais attention au portefeuille, ça peut faire mal) et j’ai une quantité innombrable de bain moussant de toute sorte. JE REFUSE DE DIRE ADIEU À MA BAIGNOIRE!

Ouf, je l’ai dit! Que celui qui ne prend pas son bain me jette une tonne de brique, j’irai panser mes plaies dans un bain d’aloès énergisant à la lavande anti-stress pour gens pressés qui hydrate la peau. J’assume (en cachette un peu quand même…), de plus, maintenant, P’tite face et moi nous baignons dans la même eau (à tour de rôle), sommes-nous si sale, je ne pense pas. C’est mon plusse mieux que je peut faire à ce sujet. Dossier clos, j’expie mes fautes devant vous et je ne m’en tourmente plus après. Enfin, jusqu’à ce qu’on nous rationne l’eau…Ceci est une autre histoire…

30.11.07

Confessions

Vendredi 2 novembre, 16 h 50, (je sais ça fait longtemps, mais j’suis du genre : laissez mariner longtemps avant de commencer la recette, mais une fois que c’est fait : dé-gu-ssss-tez les amis! (scusez-la)).

Donc je disais, 16 h 50, je marche rapidement dans l’air frais et vif de cette fin de journée un peu grise, juste comme je les aime. Je suis d’autant plus de bonne humeur que je trotte vers le quartier chinois pour acheter quelques petits derniers éléments qui viendront compléter mon costume d’Halloween (d’éleveuse de riz, comme certain l’ont stipulé), car j’ai un party costumé le lendemain.

Je le vois de loin. Il est au milieu d’un stationnement vide sur Saint-Laurent. En fait, je l’entends avant de le voir. Il crie, je ne comprends pas ce qu’il dit. Les passants lui jettent tous un coup d’œil excédé. Il crie toujours en gesticulant, les membres désordonnés. Je fais la moue et fronce les sourcils : il est saoul. Je pense à la meilleure façon de maquiller mes yeux pour faire en sorte qu’ils aient l’air bridés.

Je l’entends toujours crier, sa voix est rauque et épaisse, désagréable. Je l’observe du trottoir, il trébuche, les pans de son imper gris volent au vent, il se rattrape, ses doigts ont frôlé le ciment. Plus j’approche plus je crois discerner : « TAXI! » dans son appel. Je ne ralentis pas l’allure, mais peut-être que, en fait, je me dis que l’aide qu’il demande n’est pas excessive. Trouver un taxi, il y a un poste juste au coin de la rue. J’hésite, je tourne la tête pour continuer de le voir. Il me dégoûte, pourtant, il ne semble pas en si mauvais état physique, juste un peu mal en point.

Je crois voir quelqu’un se diriger vers lui, ouf! Quelqu’un s’en occupe! Je me demande si je me remonterai les cheveux en chignon ou si cela sera trop compliqué avec mon chapeau pointu. Ah! Mais non, personne ne va le voir, je continue d’avancer, je l’ai maintenant dépassé, je passe déjà devant quelques épiceries asiatiques et j’aperçois une première boutique où entrer, je m’y engouffre. Enfin, je ne sais ce que j’aurais pu faire.

Le nez dans les paniers de bambou, je me promets d’aller le voir quand je repasserai devant s’il y est toujours. Je n’en ai pas pour longtemps. De magasin en magasin, j’essaie des trucs, je fouine, je m’amuse, ce foutu maquillage m’obsède, je fais quelques allers-retours entre les boutiques, je continue de descendre vers le sud, puis, des paquets plein les mains, j’arrive face au métro Place D’armes. Je suis fatiguée, je me demande un instant si je préfère marcher à nouveau vers le métro Saint-Laurent ou si je préfère transférer à la ligne verte à la station Berri. Je grogne et j’opte pour la correspondance, il est déjà 17 heures 45 et j’ai faim.

À la station Frontenac, ça me frappe. J’ai oublié l’homme du stationnement. Je revois sans cesse son imper voler au vent. Je me blâme pour mon inaction, je revois les dizaines de personnes qui, comme moi, sont passées devant ce stationnement sans même la plus infime intention de répondre à cet appel. Je me dis que j’ai eu raison, que c’était seulement un itinérant de plus, je me dis que j’ai eu tort, que j’aurais pu au moins lui répondre, m’informer avant de poser mon verdict. J’entends maintenant sans cesse l’écho de son appel esseulé dans la multitude.

10.11.07

Divine belle Lurette

Quelqu'un est arrivé sur ce site en tapant les mots-clés: "épopée érotique"...Pfff! C'est l'histoire de ma vie!

6.11.07

Ma mère, cette menteuse...

Dimanche soir, nous étions en visite chez mes beaux-parents.

Pour dessert, ô joie suprême de P’tite face qui mange habituellement des fruits et des yoplaits à cette étape du repas, nous avons eu droit à un superbe gâteau au chocolat acheté-tout-fait-à-l’épicerie-faque-ça-tombe-sur-le-cœur, parsemé de ravissants et très minces copeaux de chocolat blanc.

P’tite face (pointant les copeaux) : C’est quoi ça?

Moi : C’est du chocolat.

PF : Du chocolat c’est noir.

Super maman : Oui, mais ça c’est du chocolat blanc, ça existe du chocolat blanc.

PF : C’est pas du chocolat.

Moi : Oui, c’est du chocolat blanc, goûtes-en un morceau.


PF (qui prends un copeau, l’air sceptique, et le dépose sur sa langue) : Ça goûte rien! C'est pas du chocolat!

Moi (c’est vrai, ils sont trop minces) : C’est parce que c’est un petit morceau, ça goûte moins, mais c’est vraiment du chocolat blanc.

PF : Non, c’est pas du chocolat, du chocolat c’est noir!

Moi (je commence à m’énerver, non, mais!) : Oui, c’est du chocolat! Du chocolat blanc! Demande à Amoureux, il va te le dire que c’est du chocolat (pour en être rendu là, c’est que vraiment…)

PF (se tournant vers Amoureux et pointant les copeaux) : C’est quoi ça?


Amoureux : C’est des vers de terre.

PF (genre triomphant crampé) : Haha! Tu vois maman! C’est pas du chocolat! C’est des vers de terre! Haha!

Moi : T’aimes mieux croire que c’est des vers de terre que tu vas manger que de croire que c’est du chocolat blanc?!?!

PF (la bouche pleine) : Haha! C’est pas du chocolat, c’est des vers de terre, j’te l’avais dit que c’était pas du chocolat, du chocolat c’est noir!

Et moi, jugeant que le silence était de mise, de m’enfourner une énorme bouchée de gâteau dans la bouche, en me demandant : « quand est-ce que j’ai échoué? »

21.10.07

Avis de recherche


Z'aller peut-être trouvé que j'ai mis du temps à comprendre, mais quelqu'un peut me dire ce qui est advenu de Prof maudit, un des premiers bloggueurs que je lisais religieusement et qui m'a fait rire à gorge déployée?
Au début je me suis dis qu'il était super occupé avec les évaluations et les bulletins de fin d'année, puis j'ai cru qu'il prenait quelques vacances... ensuite qu'il prenait son été de congé, puis, quand septembre est revenu, que la rentrée était super difficile et que comme plein de prof, pas le temps pour le blogue...Mais là, je crois que je dois me rendre à l'évidence, Prof maudit is dead et je ne savais pas :(

Cric, crac, croc


Vous croyez que je vais vous parler de céréales, maintenant, non? Et bien, ce n’est pas ça. Quoique, je trouve que les petites feuilles orange brûlé ressemblent à un beau bol de corn flakes lorsqu’elles sont en gang.

Tous les jours, P’tite face et moi cheminons environ quinze minutes pour nous rendre à l’arrêt d’autobus qui nous conduira chez la gardienne ou de l’arrêt d’autobus à chez nous.

Le matin, je suis pressée, il est tôt, P’tite face chiôôôôôle (on dit chiôle ou chiaule en québécois prononcé?) et se plaint que je marche trop vite (et qu’on ne devrait pas partir de chez nous quand le soleil fait encore dodo (noooooon, c’est pas cute, c’est chiôôôôlé!)), moi je chiôôôôôle en disant qu’il chiôôôôôôle tout le temps et qu’il devrait m’écouter quand je lui dis (pour la 18e fois) de dormir au lieu de parler tout seul le soir (je lui dis pas qu’il parle tout seul, il est pas prêt pour ça). C’est vraiment chouette nos matins ces jours-ci.

Par contre, le soir, c’est génial. P’tite face peut marcher plus lentement qu’une tortue déguisée en escargot, I don’ t care. Pendant qu’il essaie de battre le record du garçon le moins pressé du monde de rentrer à la maison, moi, je suis dans un autre monde. Un monde craquant.

Je ziguezagzigue sur le trottoir à la recherche de la plus croustillante feuille à me mettre sous la semelle. Oh Mon Dieu! Un gros tas qui a l’air sa-vou-reux. Je positionne mon petit pied, j’inspire et CRRRROUNCH! D’un geste assuré, avec une lenteur calculée juste ce qu’il faut, je l’éfouèrrrrrre! Le bruit me claque dans les oreilles et je sens les feuilles s’écraser sous mes minces semelles de guidoune. Quelle jouissance. Pfff! P’tite face manque tout le plaisir.

Et cette petite, là toute seule au milieu du trottoir? Serait-elle trompeuse avec son petit air recroquevillé? Des fois, les maudites, y’ ont l’air sèches, mais en fait, elles sont humides et s’aplatissent tout bêtement sous mon pied, provoquant ma lèvre inférieure qui ne peut s’empêcher de bouder. Je l’essaie…CRIC! Elle était bien sèche! Gé-ni-al.

Et je continue de trotter de tas en tas, crounchant de-ci, de-là, callant de temps en temps le garçon qui me suit (le mien, mais quand je crounche des feuilles, je suis plus jeune que lui). C’est mon grand plaisir de l’automne, ça et les marches en forêt où l’air picote les narines et rafraîchit les poumons quand on respire… (C’est pas vrai, je prends pas de marche en forêt).

Ah! La nature, y’ a que ça de vrai!

14.10.07

Tribute to you, you, and you...


J’suis en forme ces jours-ci, je produis des billets comme une enragée, je commente ici et là, je réponds par-ci par-là, alors je me suis dit, avant le dodo, un autre petit billet. Gâtez-vous.

Ce billet me trotte par la tête depuis longtemps, mais tonight is the night!
Alors voilà:

Je voulais donner une petite mention spéciale à Sophie, qui est la première lectrice à m’avoir laissé un commentaire sur ce bloguichou. Ce fut également son dernier commentaire, alors je ne crois pas l’avoir convertie, mais bon seriez gentil de passez le mot!

Ensuite, mention à Pascal, l’ex-new célibataire, qui, à ma connaissance, est le premier à m’avoir ajouté à son blog-roll et à m'avoir dit qu'il aimait me lire. Je sais, ça l’air de rien, mais c’était vraiment cool de voir ça.

Mention numéro 3 : Safwan, qui est la première à avoir récidivé dans les commentaires, ça aussi c’est chouette, comme dirait Pascal (me semble c’tait toi) : c’est les commentaires qui rendent le blogue concret, ou les lecteurs, tk, c’était p’t’être ben pas tout à fait ça, mais c’était ça qu’ça voulait dire, me suivez-vous?

Quatrième honneur à miss Poussière d’étoile, pour son nom si romantique. Mais non, c’est pas pour ça. Quatrième honneur dis-je, pour sa double exécution, la première à avoir démontré un intérêt quand à mon état de santé (héhé) bien vague intérêt en fait, je crois que le suspense que j’ai créé était tout simplement trop fort pour elle, et pour m’avoir prodigué des encouragements qui font ressortir la vicking en moi chaque fois que j’y pense : Respect et robustesse, aaaaaarrrrrrrrrggggghhh!

Et cinquième et dernier honneur : à Yano, pour m’avoir incorporée à sa crème et son café, sur le « blogger hall of fame » du foo la nuit. Le menton m’a décroché, j’étais bien contente, je voulais te remercier dans la section commentaires, mais je trouvais que j’aurais l’air de m’auto promotionner. Alors voilà!

Ce billet est over, j’espère que je n’ai oublié personne…

Ah oui! Eye wood like 2 tank Jésusse-crihste, maman, papa, Amoureux, qui me soutient en ne lisant mon blogue que lorsque je lui demande si il l’a lu (;)), mon fils, si brave quand il a effacé la moitié de mon dernier billet (s’t’un accident, s’exclama-t-il en cillant de l’œil) et qu’il a dû affronter le regard de la bête (le mien), ma meilleure amie, ma tante, ma grand-mère qui fait des si bonnes tartes…

Coming out


Vous lirez ma réponse au billet suivant à la suite de ce dernier :

Assumer ses
choix

Le 20.09.2007 @ 5:39 am par Monsieur
C’est
plutôt amusant ce billet d’une Lurette fouineuse qui, dans le cadre du
blogday
au début septembre, écrit à propos des Miroirs des âmes :

Alerte XXX!
Bon, moi, je ne peux pas lire ça, vous savez, je ne suis qu’une
toute jeune
fille, mais pour les gens qui aiment les trucs…hummm…vous savez…
érotiques… Ben, à c’qui paraît, c’est très bien, là…


À c’qui paraît, dit-elle.
Or donc,
non seulement, elle assume à moitié la lecture d’un blogue dit érotique, la
vilaine, mais en plus, elle se lance dans des “à c’qui paraît”.
Si au moins
elle pouvait nous faire part un tantinet plus précisément de ce qui peut
l’inciter à recommander la lecture d’un blogue aussi intime que les Miroirs,
nous pourrions peut-être la remercier de cette délicatesse.
Bon d’accord,
elle le dit elle-même, les délais sont dans sa nature. Voyons voir si deux
semaines après la publication de son billet, le fruit est mûr… :- )


J'ai répondu dans la section commentaires:

Ah zut! Je le jure sur mon âme (elle ne vaut plus tellement cher en fait ces derniers temps), J'ai lu ce billet 2 jours après sa publication! Je me suis dit que je réfléchirais avant de répondre, pour avoir l'air plusse bright! Et voilà, le temps file si vite et tout cela m'était sortit de la tête. Enfin, tentons une réponse acceptable tout de même...

En toute honnêteté, je ne suis qu'une lectrice à temps partiel, je lis quelques billets, ici et là, lorsque j'ai un peu de temps à accorder à la fille lubrique que je suis, celle de mes personnalités qui se tient bien souvent à la queue des autres.

Ce qui m'incite à la lecture de votre blogue...Le petit côté voyeur présent dans chacun de nous, je crois, le petit titillement de l'interdit (car ces trucs, c'est mal, voyez), ces deux aspects sont décuplés par le côté reality-blogue que vous projetez, au contraire de blogues qui publient par exemple des nouvelles érotiques fictives. Ça me plait bien de contempler ce qui se passe dans le lit du voisin.

Ensuite, cela me permet de vivre certains fantasmes par procuration je suppose, mais vous écrivez d'une façon douce, tendre, érotique plus que pornographique ce qui convient à la fille pudique en moi, qui elle passe probablement un tout petit peu devant la folle lubrique.

Finalement, pour ce qui est d'assumer ses choix, c'est que je suis une maman, et, selon mon étude très poussée des moeurs et croyances de notre société, une maman, ça a un surplus de poids, les yeux cernés, ça ne se coiffe pas et par-dessus tout, ça n'a pas une vie sexuelle épanouie parce qu'elle est trop fatigué, en plus d'avoir un air de beu (pour certains dû au manque de sexe (d'où l'expression : mal-baisée, mais vous comprenez)). Tout cela pour dire que je ne voulais pas effrayer mes lecteurs, ni les confronter dans leurs habitus, alors j'ai préféré faire la fille qui ne mange pas de ce pain là, mais merci, grâce à votre intervention, je leur révélerai qui je suis vraiment et je publierai ce message sur mon blogue. Ma réputation vertueuse sera compromise, mais tant pis! J'assume! ;P

Et désolée pour le délai
...

11.10.07

trivialités


Non, je ne suis pas morte au bout de mon sang, seule, abandonnée dans une douleur atroce.

En fait, à la veille de ce rendez-vous qui me terrorisait, j’ai vainement essayé de convaincre Amoureux-fou-de-moi de venir me soutenir dans cette terrible épreuve que tous ceux qui sont passés par là relatent le visage blême, figé dans une expression d’épouvante. Amoureux, qui venait de passer les cinq nuits précédentes à mes côtés pour des raisons autres que ma peur des dents de sagesse, ne jugeait pas sa présence requise (pour le meilleur et pour le pire fut mon argument massue, massue qui rata la cible de toute évidence). Je me résignai donc à vivre ma convalescence comme si personne y m’aime, bon!

Ces légendes urbaines quasi mythiques étaient une (que dis-je, la seule et unique) raison pour laquelle je frémissais à la seule pensée de mon rendez-vous, moi la guidoune super plate qui n’a pas peur d’aller chez le dentiste comme toutes les autres guidounes de sa connaissance. Mais cette fois-ci, ça y était, la réputation de cette opération avait eu raison de moi. J’angoissais.

Je vous épargne les détails, voici le déroulement de la chose :

9 h 59 min : Je m’assois sur la majestueuse chaise du dentiste, le regard un peu flou.

10 h 2 min : Le gentil Docteur S. fait son entrée, m’explique que ça va bien aller, me pique quatre fois et me laisse le temps que ma bouche se pétrifie complètement.

10 h 7 min : Toc, Toc, dent #1, check.

10 h 10 min : Toc, re-pique, toc, dent# 2, check.

10 h 11 min : recommandations et marche à suivre pour la guérison parfaite.

10 h 15 min : paiement, soulagement, étonnement et déguerpissement de cet endroit maudit.

Bilan : J’ai eu beau appeler Amoureux pour le re-supplier de venir m’épauler, après que je lui ai dit que je n’avais absolument rien senti, que j’allais aller faire un tour au centre commercial (pour me détendre après avoir vécu ce stress insoutenable) avant de rentrer à la maison faire des travaux, il n’a rien voulu savoir de ma détresse (inexistante dans les faits, mais bien présente dans mon cœur).

J’ai dû survivre SEULE à une autre journée ordinaire dans la vie de Belle Lurette, si ce n’est qu’elle était particulièrement sanglante, et je n’ai RIEN à raconter sur cette expérience, mais je le fais quand même. C'est plate à mort, je ne peux me plaindre de rien.

À ma connaissance, l’extraction des dents de sagesse et l’accouchement sont les deux seules situations que toute personne qui l’a vécu se doit de la relater du début à la fin persuadé que les gens à qui elle parle saisiront la particularité que cela possède pour elle, alors qu’en fait, ce n’est qu’une parmi tant d’autres, qui n’ont absolument rien d’exceptionnel en soi.

À chaque fois que j’ai mentionné cette semaine que je venais de me faire enlever mes dents de sagesse, la personne à qui je parlais après avoir compati (à rien du tout, je me portais comme un charme) a enchaîné avec un : « Moi, quand je me les suis fait enlever… ».

Cela constitue un moment unique de la vie, spécial (surtout quand je pense à l’accouchement (évidemment! On s’en fou de la sagesse qui s’en est allée)), mais qui communiqué ne représente rien d’autre que la répétition d’un scénario déjà vu.

Heille! C’pas drôle la vie, hein? J’pense que j’ai perdu trop de sang la semaine passée, ça me fait pop-philosopher… et inventer des nouveaux concepts.

3.10.07

Place à la bêtise


Aujourd'hui, ma sagesse s'en est allé, emportée par un ruisseau sanglant qui ne semble pas vouloir se tarir de sitôt.

20.9.07

Doux souvenirs


Amoureux le sait maintenant, il l’a appris à ses dépens, j’atteins le nirvana d’une simple caresse sur mon dos. Deux ou trois allers-retours entre les épaules et les reins et je me sens quitter ce monde vers la félicité la plus complète.

Ce geste est peu à peu devenu pratiquement un rituel au moment du coucher.

Il y a quelques jours, alors qu’Amoureux me « flattait le dos », nous nous sommes remémoré une de nos premières nuit, de celles que l’on tente d’étirer le plus longtemps possible et où le bien-être le plus complet côtoie la douceur langoureuse, cette nuit donc, (ouf! Calme toi la vieille!) où j’avais hardiment demandé, dans un élan de tendresse (envers moi-même), d’une toute petite voix :

« -Ah! Flatte moi le dos!

Frette.

« -………Euh…Okay….

Re-frette.

« Ben, t’es pas obligé, là…

« -Hum, c’est pas ça…

Sentez-vous le MALAISE? Et moi de me dire : « ??? Me semble que c’est pas SI pire que ça, oui?!!??? J’me réessaye… »

« -J’aime beaucoup ça me faire flatter le dos…

« -Pooooooouuuuuuuuuuaaaaaaaaaaahhhhahahah!

Soulagement des deux parties, mais je ne comprends toujours pas…

« J’avais compris : FUCK MOI DONC! Ahahahaha

Fiou! Ce petit détail éclairci, j’ai obtenu ce que je voulais, soulagée tout de même d’un poids…

13.9.07

My life is not a waste


Youhou! J'ai une AMIE!


Je n'en pouvais plus et alors que j'appréhendais une autre heure de dîner à alterner entre mon livre et les étudiants pressés qui galopent autour de moi, le destin l'a mise sur mon chemin. Elle est dans trois de mes cours et nous ferons un travail d'équipe ensemble.


Mais surtout, nous nous sommes mutuellement réconfortées contre cette professeur sur l'acide qui nous donne un corpus obligatoire de 28 bouquins (en précisant bien que la plupart sont des briques énooooooooormes et que le reste sont pratiquement introuvable en librairie, car pas ré-édités...(et qui se justifie en disant que nous sommes en littérature, il faut s'attendre à lire (ouais bon, je m'y attendais, mais c'est tellement démesuré comparé à mes autres cours...))) et dont nous subirons le cours ensemble dorénavant.


Together we stand, divided we fall! (Peut-être un peu trop inspiré pour le cas, mais bon, j'suis en forme).